Et voilà ... *soupir*

Bon et ben voilà.

Au final, j'suis à nouveau sur cet saleté d'hébergeur.
Mais bon, c'est comme ça ,c'est comme ça. Au moins, mes textes ne seront pas déformés, et les commentaires seront tous affichés. De toute manière, c'est votre confort avant le mien sur ce point là, ne ? Je vais certainement remettre toute ma fic ici, et supprimer l'autre blog, fancey-attitude, du moins mettre les articles Hors-Lignes, et supprimer mon blog sur Over-Blog.
J'refait un autre skyblog pour reprendre sur de nouvelles bases. J'aime bien pouvoir tout reprendre.
Ca fait du bien parfois. Je sens que je vais plus vous raconter ma vie. Je vais ( à nouveau ) penser à essayer d'éventuellement répondre à vos commentaires.
Mais moi j'suis vite débordée, et je manque cruellement de temps. Ouais, j'ai l'impression que le temps file, mais comme je ne sais pas quoi, 'truc de malade.
'Fin bref. Voilà, je ne promet rien, ça ne vaut pas la peine vu que j'arrive rarement à les tenir.

Bon sinon, topo habituel, Homophobe, au r'vouar, petites âmes sensibles aussi, groupies de TokioHotel PAREIL ! Et rageux, faite moi pas chier.
Pour les p'tits nouveaux, je précise que les textes qui vont suivre sont à caractère incestueux, et homosexuels.

Sur ce, je vais aller me hâter de faire la présentation de toute ma fic qui a été postée jusqu'ici. ( Oh putain, le boulot monstre que j'ai ... )

Amicalement, Rusc'Fancey.
# Posté le dimanche 24 juin 2007 16:00
Modifié le lundi 25 juin 2007 06:36

Ime Ikkatsu, entièreté.

Bon, alors voilà donc exactement 83 pages word, écrites en verdana taille 11, bah oui ça compte.
Je vais en profiter pour également mettre la suite. Je précise que dans ces 83 pages, il ya 16 chapitres. Et ouais v_v. Vous avez plus qu'à tout relireuh (8) Bewhaahaha, je déconne.
Hum, j'me lâche en humour, 'truc de malade --'.
Bref. On s'retrouve sur l'autre article.
( Je précise que je n'ai aps eu le courage de corriger les fautes de frappes et d'orthographes, ainsi que de grammaire, sur ces 83 pages, j'en suis confuse. )



_______________________

Mmmh...Mais quel est donc ce petit bruit désagréable ? Qui ose venir me déranger, moi Tom Kaulitz, alors que je dors ? Réfléchissons. Merde, c'est dur. Et puis à moitié endormi c'est encore plus dur que d'habitude. Bon...Après réflexion intense, je pense que c'est ma mère. Mais pourquoi ? On est quel jour ? Ah oui merde ça me reviens. On est lundi. La pouasse. Je dois être encore en retard. Bizarre, je bouge pas mon cul pour autant. Je devrais, parce que sinon ma mère va finir par me casser ma pauvre porte à force d'y frapper comme une bourrine. Ahlalala non mais je vous jure.

« Ouais m'maan c'est booon je. Me. Lèves. »
« Bouges-toi fils, tu es en retard ! »

Comme si je ne le savais pas. Tss. J'ai quand même pas l'intention de bouger mon cul. Aaaah on m'assassine ! La lumière m'aveugle ! Mamaaan referme cette porte tout de suite !

« Maintenant ! »

Je me vengerais.
Bon, au moins elle est redescendue. C'est déjà ça. Y'a juste ma porte ouverte.

« Mraoooooooooooooow »

( Note de Tom : Je ne savais pas comment écrire le miaulement de ce con de chat, soyez indulgents )

Con de chat ! Ta gueule ! Sinon j'vais t'eyeuler ! Ca veut rien dire ? Et alors ? J'écris et dis encore ce que je veux non ? Chui's dans un pays LIBRE ! Et toc, maintenant je vais dire eyeuler autant de fois que je veux rien que pour vous faire chier, et perdre mon temps par la même occasion...
Eyeuler...
Eyeuler...
Eyeuler...
Bon assez perdu de temps comme ça.
Quoi que...
Eyeuler...
Bon, la suite.
Donc, ce con de chat vient se planter devant mon lit, et comme un con, en toute logique, il miaule. Je prends mon coussin et le lui balance sur la gueule dans un gros « SCHPONK » ( Note de Tom : Vous auriez mit quoi vous pour le bruit d'un coussin hein ? )
Bien, Tom : 1 Chat : 0. Mais la guerre n'est pas finie. Cette saloperie pose son cul poilu plus loin, et miaule encore. Qu'il est suicidaire...
Je me lève, enfin comme je peux vu l'état comateux dans lequel je me trouve, et mon arme de guerre à la main, pour l'instant un simple coussin mais je songe vivement à me prendre une carabine, et fonce sur cette sale bête. Lui bien sur, me voit arriver comme un boulet, et il s'enfuie sur ses petites pattes boudinées. Et moi, ben je glisse et me ramasse royalement par terre. 1 partout. Rien à foutre, il aura pas à bouffer ce chat.

« Tom, arrêtes de faire le gamin et descends, tu es en retard »
« J'fais pas le gamin ! C'est à cause du chat il... »
« Mais oui mais oui Tom, bouges toi un peu... »

Dis tout de suite que je suis pas crédible et que je suis qu'un menteur invertébré, ça ira plus vite. Bon ben vu que je suis levé, ou plus exactement vautré par terre, continuons sur notre lancée et allons donc nous préparer joyeusement pour aller rejoindre le bahut. Et qu'on me laisse soupirer comme je veux.
Donc je me lève, toujours avec autant de grâce, pour aller rejoindre ma chambre. Oh, mon lit m'appelle. Vous l'entendez pas ? Il me crie « Viens Tom viens, viens ! ». C'est dur de résister. Mais bon, c'est ça ou ma mère reviens, et cette fois-ci beaucoup moins gentiment. ( Note de Tom : Quoi je ne vous ai pas parlé de la fois où elle m'a jeté un plat remplis d'eau pendant que je dormais tranquillement ? Dommage )
Avec tout mon courage, je m'habille, ben oui je ne me trimballe pas à poil dans les rues, désolé les filles. ( Note de Tom : J'vous entends hein dire que c'est bien dommage, mais j'suis pas exhibitionniste moi ).
Bon ben comme d'habitude, baggy, tee-shirt large, dreads rattachées, bandeau et casquette. Bon évidemment je vais prendre ma veste, je suis pas comme mon chat, je tiens à la vie, et vu le temps glacial qu'il fait dehors...
« TOOOM ! »
« Ouaaaaais j'aaaaaaaaaaaaaaaaaarrives ! »

Mais on ne me laisse donc jamais tranquille ? D'accord, dans 5 minutes mon bus passe, donc dans 5 minutes je suis censé avoir mangé et avoir préparer mon sac. Tiens d'ailleurs où est-ce que je l'ai fourré celui-là ? Merde j'ai complètement oublié où je l'ai foutu dans ma chambre. Damned !
Vite, Opération Recherche de Sac Noir Pour Bahut Dans Chambre en Bordel ! ( N.T : ce qui donne Opération RSNPBDCB, comme ça vous saurez la prochaine fois)

« TOM ! Je te préviens t'auras pas à bouffer si tu descends pas MAINTENANT ! »

Argh ! Pas ça ! Ah, voilà le sac ! Vite ! Maintenant courir dans les escaliers sans se vautrer ! Cours Tom cours !
Ouf, y'a encore à manger. Ma mère me lance un regard qui veut dire « Bouges ton cul et vite ». Ce que je fais. Maintenant je suis tout à fait réveillé, et j'engloutis mon p'tit dej'. Et mère elle, elle sirote son café. Ben oui, Madââââââme Suzan Kaulitz elle, ne bosses qu'à 10h00. J'appelle ça de l'injustice.
Donc, avant de m'égarer à nouveau, je disais donc...Après avoir finit de manger, et ben je sors dehors, manteau et sac sur le dos, avec ma mère qui me beugle que si je suis en retard, cette fois-ci elle ne me trouvera pas d'excuse et je ferais mes heures de colles. Aïe. Pas juste ça. Et voilà, maintenant je cours comme un con alors qu'il doit faire –45 degrés dehors. J'aime pas l'hiver. En plus il a gelé. Et doué comme je suis, je vais réussir à me planter comme un con. J'ai toujours été fidèle à moi-même. Ah ! Arrêt de bus à 10 heures ! À gaaauche mon commandaaant !( Note de Tom : Chacun ses trips hein )
Ouais ! J'ai pas raté mon bus ! Trop fort ! Applaudissez-moi ! Tom, The King ! Bon d'accord, je me calme. Parce que pour l'instant je suis là, planté comme un crétin, à me les geler, et à attendre se p***** de bus à la c**. Je me vengerais. Un jour. Quand je serais président...De France... Bah quoi, ça vous plairait pas, moi à la place de Chirac ? Non ? Bon bah d'accord, je serais pas président de France. AH ! Le bus. Enfin. Et hop, je grimpouillote dans cet horrible moyen de locomotion, et mets vingt minutes pour trouver mon abonnement. Fais chier ! Ah ça y'est, saloperie va. Et bien sûr, c'est au moment où je ne suis pas encore assis, moi avec mon gros sac du bahut, que le bus démarre et que je dégringole vers le fond, pour me ramasser contre une pauvre petite vieille qui n'avait rien demandé et qui me lance un regard d'acier.

« Hey Calamar ! »

Hum...Y'a qu'un seul connard pour m'appeler comme ça. Le Roux. Lui c'est un méga con, mais qu'est trop fort. Il est tout petit, et puis ben roux. Il est bien baraqué, donc en général je me la ramène pas avec mes 50 kilos. Je me retourne et reçoit une tape dans l'épaule, qui me fait à nouveau atterrir sur cette fameuse petite vieille au regard de serial-killeur ( N.T: À dire avec l'accent english ). Oui bon ben ça va, pas comme si je l'avais fait exprès.

« T'es pas en retard toi, comment ça se fait ? »
« Yo le Roux, c'est die Katze qui m'a empêché de pioncer tranquille »
« Die Katze ? »
« Ja, die Katze... «
« Katze ? »
« Mais oui j'te dis »
« Katzeeeee ??? »
« Mais oui merde t'es sourd ou quoi ? »

Mais quel relou celui-là alors. Oui parce que d'habitude je suis toujours en retard, et donc c'est rare que l'on se voit dans le bus le Roux et moi. On se voit en colle généralement. Il commence à se foutre de ma gueule. Son rire il m'éclate. Il a un rire trop spécial. Un peu comme une chèvre, en plus grave. Du coup je rigole avec lui. Personne ne sait pourquoi, même pas moi, mais bon. Le trajet se passe normalement. C'est-à-dire que je sens les pensées malsaines et meurtrières de cette vieille, et que je commence à m'inquiéter pour ma misérable vie. Pour une fois, je suis content de descendre de ce bus.

« Hey Tom, t'as des nouvelles d'Andreas ? »
« Nein, je l'ai vu y'a deux semaines mais ce batard il a pas donné de nouvelles depuis ses vacances à Magdeburg »
« Ah, c'est balot. T'es au courant qu'il va déménager ? »
« Ouais il m'a dit, le salaud »
« Ouais »

Andreas, c'est notre meilleur pote. Ce connard il se barre et nous laisse en plan dans ce bahut de merde. Je me vengerais. Ma liste noire est longue dit donc.
Mais bon, pour l'instant, faut arriver à se glisser entre tout les autres bourrins pour se trouver un coin tranquille dans la cour en attendant la sonnerie. Le Roux s'en sort bien mieux que moi, et pourtant je mesure 20 centimètres de plus que lui...Et si l'on sait que je mesure 1m77, ben faut se dire que le Roux est VRAIMENT très petit. 1m57 quand même. Pas plus haut que ma grand-mère. Mouahahaha. J'adore. Bref, passons, on arrive donc, enfin, sur les marches des escaliers et on pose nos culs dessus. Ben merde alors, c'est froid.

« Tu sais où il va se barrer ? »
« Ouais, à Loitsche »
« Loitsche ? Oh ça va c'est pas loin.»
« Ouais ça va , en train, même pas quoi »
« Ouais »

N'empêche que ce con nous abandonne quand même. Dès que je le chope, je lui passe un savon. Tiens, ben le voilà. Et tout sourire en plus. Non mais ça va pas ? Il se barre à Loitsche dans deux semaines, et il arrive en souriant.

« Yo les mecs »
« Yo Andreas »
« 'Lu lacheur »
« Moi aussi je t'aime Tom »

Et ça fait rire le Roux. Il a du bol, il arrive pile au moment où la sonnerie commences à nous tuer les tympans.

« Putain pas envie d'aller en cours »
« Finis les vac's And', aller magnes toi »
« Ouais ouais, Roux tu fous quoi ? »
« J'ai des colles »
« Merde alors »

Ben évidemment je me fous grave de sa gueule.

« T'as l'air vachement compatissant, calamar ! »
« Minus »
« Dreadausore ! »
« HOBBIT ! »
« Les mecs... Arrêtez vos conneries... »

Ah, il en a de bonnes celui-là. On se retourne, le Roux et moi, d'un bloc vers lui, et on gueule en riant comme des cons.

« Lâcheur ! »

Il en a légèrement marre notre petit Andreas. Il me prend par le bras pour me tirer loin du Roux, vu qu'on commence à se frapper comme des gamins.

« Roux va faire tes colles, Tom ramène ton cul »
« Mon MAGNIFIQUE cul ! Attention ! »
« Ouais, ouais, ouais »

Ah ! Mon cul est reconnu dans tout le lycée comme magnifique ! Même vous vous bavez j'en suis sûr ! Ah, tiens, une autre main qui me tire en arrière. Alors là, y'a un truc qui va pas. Andreas me tire comme un bourrin en avant, et quelqu'un d'autre que je n'ai pas encore identifié me tire en arrière. Je sais que je suis beau, mais bon hein, m'abîmez pas. Andreas se retourne, après avoir sentit que bah, y'avait résistance de l'autre côté. ENDE

« Ah, Cassandra, bon ben j'te laisse Tom, on s'revoit en cours »
« Ouaip »

Merde, Cassandra. Enfin merde, ça va encore. Mais bon qu'est-ce qu'elle me veut ? Elle a pas eut assez la dernière fois ? Bon d'accord, ça doit être une des seules filles à encore faire une p*** ( Note de Tom : Pas de mots vulgaires ). Nan mais c'est vrai, les filles se sont des barjos. Elles vous chopent mais d'une délicatesse pas possible, et quand elle vous bouffe pas votre précieuse partie anatomique, elles vous broient les couilles. Et en plus elles continuent, prenant votre gémissement de douleur intense pour un cri de jouissance. Faut se calmer hein. Tss. Donc, après ce débat très intéressant, je disais donc que Cassandra, très belle fille avec des longs cheveux châtains ondulés, un visage Barbie et des formes très, très intéressante, me tirait en arrière.

« Tom... »
« Ouais ? »

C'est quoi cette façon de venir me parler tout doucement à l'oreille ? Elle voit pas qu'on a cours là ?

« T'as pas envie de m'accompagner... »
« Nan »

Héhé, c'est pas gentil mais j'adore. La tronche qu'elle tire. Et j'en suis fier en plus. Elle me pousse sur le côté, avant de se barrer dans un déhanchement de cul assez impressionnant, vexée. Mouahahhaha, je suis sadique. Bon c'est pas tout ça mais, j'ai pas envie de me retrouver avec le Roux en colle. Merde, je vais vraiment me faire virer de la classe. Je commences à courir comme un dératé dans les couloirs, et me retrouve dans ma classe. Le prof était pas encore arrivé. And' est déjà tranquillement installé en train de causer avec la déléguée. C'est quoi son nom à elle déjà ? Ah ouais, Joanna c'est vrai. Mais...Mais il la drague ? Héhé, je vais venir tout casser, comme d'habitude. Mouahahahahahahahahaha. Trop sadique.

« Hey And' »

Oh, comme il à l'air HEUREUX de me voir. And', faut pas que j'oublie de te dire qu'il faut arrêter tes grimaces, ça te rends pas beau. La fille par contre elle, elle a l'air ravie de me voir. Aller, on va lui accorder un petit signe de la main et un petit sourire. Qu'elle me rend d'ailleurs.

« Qu'est-ce que tu veux Tom ? »

Oh, Andreas m'en veut.

« Bah rien And', je viens en cours, c'est une première »
« Mouais »
« Euh bon je vous laisse les garçons »

Ah, je l'avais déjà oubliée celle-là. And' fait un sourire mais...Mais c'est quoi cette fausse culosité ? ( N.T : Je créé mon propre vocabulaire )

« Okay Jo, à plus »

Jo ? Il l'appelle Jo ? Hyuuu il doit en être loin dans son plan drague alors. Il va vraiment me tuer. Surtout que lui il n'a aucune chance face à moi. Ne vous inquiétez pas pour mes chevilles. Donc, la fille s'en va pour aller rejoindre un groupe de fille et...

« Tom...Tu va mourir... »
« Ooooh Andreaaaaas mooon pote ! Tu sais comme je t'aime ? »
« Connard t'as tout cassé »
« Je sais »

Sinon je ne me serais pas ramené. Aucun intérêt. Oh, il boude le petit bichounet ! C'est triste. Mais bon c'est pas très important. Je me vautre sur le siège à côté d'And', et que vois-je ? Je ne peux m'empêcher de gueuler :

« Bonté divine ! Un nain ! »
« Ta gueule le crustacé »

Andreas semble en avoir vraiment marre de nos gamineries. Pas grave, c'est amusant.

« Moi aussi je t'aime mon hobbit poilu ! »
« Je suis pas poilu tentaculeux ! »
« Arrêtez les gars sinon Barbichu va se ramener ! »

Barbichu c'est notre prof. Il est bah...Barbu...On est très originaux hein ?

« Qui est Barbichu ? »

Merde, le prof nous a calé. Faut surtout pas que je rigole. Zut, trop tard.

« Tiens, Sam que faites vous là ? Vous ne deviez pas être en colle ? »

Une petite parenthèse, Sam c'est le Roux.

« Ouais Roux qu'est ce que tu fous là ? »
« Toi le calamar je t'ai pas sonné »
« Diling diling »

Je fais très bien le son de la clochette vous savez ?

« Bon, les deux marioles, assis et pas une remarque sinon, en colle »
« Ouais m'sieur ! »

On va vite se retrouver en colle alors. C'est ballot ça tient. Tout le monde s'installe, et je me retrouve à côté d'Andreas et le Roux est juste à ma diagonale, derrière moi. Bon, le prof commences son spitch sur la rentrée et tout le tralala, et puis deux minutes après, je me prends un truc dans la gueule. Pas besoin d'aller chercher bien loin. Le con qui vient de me balancer une boulette de papier comme ça c'est le Roux. J'ouvre le papier et... Damned...Y'a marqué : « On se voit ce midi ma puce ». Que quoi ? Je me retourne vers le Roux en faisant un grimace, genre « c'est quoi cette connerie ? ». Il me regarde étonné, et me fait signe que c'est pas lui. Ah ? Ben merde alors. C'est vrai que c'est pas la sale écriture du Roux. Mais nan ! C'est celle d'And...Andreas m'appelle ma puce ? Il a bu ou quoi ? Je retourne le papier, et y voit une écriture de...De fille.
« On se voit quand ? Jo » Aaaaah d'accooooooooooooooooooord. Pfouh, j'ai eu peur. Il a du mal viser ce con. Je me tourne vers lui et il me regarde mais méchamment ! Hanlala je vais mourir ! « Jo », elle, elle me regarde d'un air insistant. Non mais tu crois que je vais faire le pigeon voyageur ? Je prends mon crayon, et hop, j'écris rapidos pour le renvoyer à Andreas. Je lui ai écrit, avec une bêêêêlle écriture « Okay mon poussin ». Lorsqu'il le lit, il me fait un geste pas très, très gentil. Petit vulgaire. Et lorsque je mime la fille version poufiasse, je pense qu'à ce moment là il a eut certaines pulsions meurtrières envers moi. Et Roux derrière qui rit comme un con.

« Sam, Tom prochaine remarque vous sortez ! »

Ohlalala mais quel rabat joie je vous jure. Ah, re petit papier.
« Va te faire voir «
Oh, comme c'est gentil. Et ben, si c'est comme ça...Je gomme mon écriture, et renvoie le tout...à la fameuse Jo. Je vois la tête d'Andreas, et oh, je vais mourir.
Aaah j'aime les petits mots. Il suffit de s'en mêler, de faire gaffe à ce que le destinataire ne vous remarque pas avec, et hop, le tour est joué. Au moins ça passe le temps. Oui, on a 17 ans et on se passe des petits mots comme en primaire. Et alors ?
Ah, re, re petit papier. J'ouvre, et oh, l'écriture de la dite Jo.
« Okay sympas –' »
Mouahahahahaha. Argh ! On m'attaque, ce salaud d'Andreas a vu que le prof avait tourné le dos et en a profité pour me sauter dessus. Hey, il me pince ! Et m'arraches le papier...Même pas marrant. Et Roux qui se tripe tout seul derrière.
Le prof soupire. Je sais exactement tout ce qui va se passer après ce soupir. Prêt...Un...Deux...Trois...

« Sam, Tom, en colle, 2 heures. »

Et voilà, il s'est même pas retourné, et du coup Roux et moi on est collé, alors qu'Andreas il a lui aussi fait le con ! Pff, bon au moins on pourra faire autant de bordel qu'on veut. Roux a un don pour ne jamais s'arrêter de rire. J'ai déjà chercher le bouton, j'ai pas trouvé. Enfin je n'ai pas cherché très loin vous m'direz... Breeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeef...Le cours continu, on se ramasse une heure en plus. Joie ! Ah, enfin la sonnerie ! Roux vient et me tape l'épaule, pour ensuite me POUSSER HORS DE LA CLASSE ! Le salaud ! Je suis pas un objet ! ( N.T : J'vous entends penser à « objet sexuel », perverses )
Donc le Roux et moi on sort tout les deux de la classe, d'ailleurs la petite Jo elle me regarde bizarrement. Intéressée ? Mouahahahahahaha. Aller, en colle ! ENDE

« Hey ! »

Connard ! Roux, on tape pas ma tête !

« Chochotte »
« ...Hobbit poilu du cul... »
« T'es un salaud quand même »
« Ouais »

Et qu'il hausse les épaules et qu'il soupire. Gnagnagna ! Bon, après une demi-heure à se pousser, à se taper, on arrive enfin à la salle de colle. Le prochain cours c'est sport, je préfère m'emmerder en colle que m'emmerder en sport avec en prime le prof de deux tonnes de muscles qui me dit que je suis une crevette. M'en fou je suis pas rose d'abord.
Pour en revenir au sujet principal, le Roux et moi étions donc planté devant la porte de la salle de colle.

« Tu frappe ? »
« Pourquoi moi ? »
« Vas-y Tom toque ! »
« Mais pourquoi moi ?! »
« ... »
« Roux... »
« Oui ? »

C'est quoi cette voix chelou tout à coup ? Pourquoi ce oui sensuel ???????

« Roux...Toque »
« Non »
« Mais pourquoi ? »
« Parce que j'ai pas été ce matin »

Ah bah bien sûr. Évidemment. D'accord je veux bien rentrer le premier, mais alors que ce con arrête de me SUSSURER comme ça à l'oreille !!!

« Roux...C'est quoi ça ? »
« De quooi ? »
« Arrêtes de me parler comme ça je suis pas une meuf »
« Ah bon ? OH PARDOOON !! »
« Roux...T'es con c'est grave »
« Moi aussi je t'aime, bon frappe »
« T'es un chieur... »

Connard alors. Attendez, je vais vous la faire film d'horreur :

Alors que je m'apprêtais à frapper sur cette porte, cette porte qui allait m'emmener jusqu'aux enfers de Satan, je sentis la main de mon...Compagnon se resserrer sur la mienne, lui aussi sentait-il le danger ? Nous savions que derrière cette porte...

« Roux, lâche ma main... Je suis pas homo, merci »
« Rooh râleur »

Je reprend donc là où je me suis arrêté...

Donc derrière cette putain de porte...

« ROUX ARRÊTES !! »
« Quoooi ? »
« C'est propriété privée làààà ! »
« J'vois pas pourquoi ce gars aurait le droit d'y toucher et pas moi. »
« Roux...T'es hétéro ! »
« Ouais j'ai tendance à l'oublier, alalala »

Quel chieur celui-là alors. Non mais, y'a que moi qui puisse toucher mes propres fesses comme ça d'abord ( N.T : Aucun commentaires, merci ). Bon, certaines filles aussi mais soit, passons. Ah ne vous inquiétez pas Roux n'est pas gay, il s'amuse juste à se foutre de ma gueule depuis qu'un homo est venu me draguer et m'a embrassé pour ensuite me foutre la main au cul, depuis ça l'amuse. Bon bah c'est foutu pour mon effet d'horreur là, merci Roux.

« Entrez ! »

Bouh la voix du méchant monsieur tortionnaire ! Et Roux qui me pousse, non mais ho !

« Ah, monsieur Kaulitz...et tiens, Monsieur Stiks... »
« C'est Switz monsieur, Switz... » ( N.T : À prononcer Svits )
« Oui soit, soit »

Ah ah ah ! Ce mec a jamais réussit à piger le nom d'famille de Roux, il est légèrement retardé au niveau cervical.

« Allez, Allez Stiks, suis-moi »
« Tom, je t'emmerde »

Vengeance. On s'installe tranquillement au fond de la salle, pendant que le prof note nos présences.

« Vous avez vos convocations ? »
« ... »

Oups, boulette.

« Stiks, je vous en ai donné une hier... »
« Switz, monsieur, Switz, oui mais mon terrible bouledogue l'a dévoré pour son repas »
« Stiks, ça ne prend pas avec moi »
« Switz ! Ben alors ne vous faites pas prendre mais moi j'ai pas ma convoc', c'tout »

Ce mec raconte n'importe quoi en plus. D'où il sort qu'il a un Bouledogue ? Le seul chien que j'ai vu chez lui c'est un mini caniche touffu qui m'aboie dessus à longueur de temps. D'ailleurs on dirait pas mais ces p'tites bestioles sont très rapides et PUTAIN comment que ça fait mal quand ça vous mord les...Choses.

« Kaulitz ? »
« Vouii ? »
« Convoc' ? »
« Nein »
« Comment ça non ? Vous vous foutez de ma gueule tout les deux ou quoi ? »
« Oh juste un peu monsieur... »
« Switz, vous êtes viré pour la journée »
« Mercii ! »

Quoi ?? Il va avoir congé ?Han trop pas juste quoi ! Moi aussi je veux...

« Kaultiz, vous sortez reprendre vos cours et vous reviendrez avec une convoc' »
« Pourquoi ? »
« Kaulitz ? »
« Ouais ? »
« Dehors ! »
« Peux pas, j'ai le cul collé à la chaise. »
« Encore une remarque vous êtes viré »
« Ben dites ce que vous voulez j'ai quand même le cul collé à la chaise. »
« Vous êtes renvoyé »
« Au revoir Monsieur »

Comment faire chier un prof, leçon 1. Ouah je suis viré pour la journée, trop cool. Ma mère elle signera le papier de toute façon, elle lit jamais. Bah oui, au début elle lisait, elle a commencé à abandonner lorsqu'elle a vue que j'étais renvoyé pour avoir foutu du jus de calamar dans les papiers du dirlo et lui coller des bouts de papiers toilettes mouillés au plafond. C'était trop fort, quand il nous a convoqué, ben oui Roux était aussi responsable, vous pensez quoi ? Et ben y'a une des boulettes visqueuses qui lui est tombé sur son crâne chauve. Un trop bon trip. Enfin, voilà quoi. J'en suis à mon deuxième renvoie. J'en ai encore un, c'est bien. On va le garder pour la fin de l'année. Héhé, Roux lui c'est son troisième. Le premier, avec moi et le dirlo, deuxième, quand il a dut réaliser un pari débile, comme quoi il devait aller sauter sur la table de la cantine et balancer de la purée toute molle sur le surveillant, qui était à ce moment là le prof de sport. Et là ben, encore avec moi. And' il s'est jamais fait goler, c'est pas juste. Bon vu qu'on est renvoyé, on va s'en aller tout de suite hein.

« Ahaa ! À nouveau ensembles mon pote ! »
« Roux, t'avises pas de remettre ta main, merci »
« Oh c'est bon, hey on va au McDo ? »
« Ouais s'tu veux. »
« Cool, et si j'te dis on va sauter du pont ? »
« J'te répond que je suis d'accord pour admirer l'élégance avec laquelle tu vas le faire »
« Tu sauterais même pas avec moi ? »
« Non »
« Méchant »
« T'es con aussi de sauter d'un pont »
« Pas faux »


Déplorable, comme si j'allais sauter du pont avec ce crétin. Pourquoi il veux aller sauter du pont d'abord ? Bon, y'a encore personne dans la cour, du coup, devinez quoi ? On cours dans la cour ! Ahahaaa ! J'aime mes jeux de mots. J'aime bien courir contre le Roux, parce qu'il court moins vite que moi, du coup je suis toujours premier, et ça, ça fait plaisir.

« Salaud tu pourrais faire au moins exprès d'me laisser gagner »
« Ben non »
« Pff sale Calamar »
« ... »
« HEY ! Mais...Mais tu m'a donné une pichenette ? »
« Moi ? Non c'est pas moi c'est E.T »
« E.T ? »
« Ouais, tu sais le mec qu'est dans un déguisement de martien à la grosse tête et qui fait « E.T...Téléphone...Maison » »

J'aime imiter E.T. Suffit de pointer du doigt, de prendre une bonne voix de malade mental et c'est bon. Aïe, le Roux me rend ma pichenette. Méchant. Roux t'es premier sur ma liste noire, et toc. Bon, comme j'ai pas encore faim, et qu'il n'est que 9h55, on va aller se poser dans le parc, en face du McDo, comme ça on aura pas besoin de marcher pendant des plombes pour aller manger. Bien sûr, le parc c'est juste un pot de fleur, trois bancs, un tourniquet, des balançoires et un toboggan pour gosses. Quoi vous pensiez à mieux ? Ben nan, et toc.
J'aime bien le toboggan, quand il fait chaud tu te brûle le cul dessus, nan mais sérieux j'ai encore une marque à cause de cette saloperie, et puis en hiver comme il congelé tu glisses à toute vitesse pour aller te vautrer dans la litière pour chien et chats qu'il y a en bas. J'aime. En attendant, pour l'instant on a des heures à tuer...ENDE

« Tiens, il ont toujours pas réparé la balançoire. »
« Ouais, c'est con quand même »

Oui parce qu'en fait, avec And', on s'est foutu tout les trois comme des mongols sur une des balançoires, on s'est juste un peu balancé, et pof, l'une des chaînes a cassé, ça fait mal quand tu te plantes d'une balançoire et qu'après t'as deux doués de la vie qui se plantent sur toi, et du coup ben voilà. Ca fait juste 6 mois qu'elle est comme ça. Le service publique est d'une lenteur pas possible dit donc.


« Hey ! Tom ramènes-toi ! »
« Ouaais le tourniqueet ! »

Pauvres gosses, on leur vole leurs jeux, et après on les casse. Pas grave, on paye pas. Et merde, ça tourne vite ce truc. Aah je vais vomir. Et Roux a pas l'air dans un meilleur état, mais il continu. Beurk, je vais tourner de l'½il...

« Roux...Stop »

Ah je vois flou autour de moi, au secours ! Ah, ça s'arrêtes ! Alleluya. Ouah je marche plus droit et ah bonjour le buisson. Ben oui je crois avoir fait deux trois pas en titubant, avant de me vautrer en beauté contre un vieux buisson. Et. aïe !
Mais il est con ou quoi ce Roux ? Il vient de me tomber dessus.

« Roux, bouuuges ! »
« Peux pas, je vais gerber »
« JUSTEMENT ! »

Et j'ai beau le pousser, ça marche pas. Il est trop lourd. Et moi, avec mes 2 grammes de muscles je vais pas arriver à grand chose. Du coup on croirait presque à un viol. Un mec qui gigote comme un taré sous un autre qui ne semble PAS décidé à ce bouger.

« Roux ! Bouges ! Me dégueule pas dessus ! »
« Oh c'est bon »
« Non c'est pas bon t'es toujours sur moi ! »
« Quoi t'aimes pas ça ? »
« ROUX ! Je suis pas homo ! »
« Tssssss »
« Ouais, ouais, bouges. »

Ouf, je respire. Roux lui il titube encore un peu, avant d'aller se vautrer sur l'une des balançoires encore vivantes. Moi je préfère rester là, assis comme un con dans l'herbe gelée.

« On fait quoi maintenant ? »

C'est une question intelligente tiens Roux.

« Je sais pas, on s'emmerde ? »
« Ouais ok »

Et voilà, on va rester là, avec nos regards de hamsters complètement niais à regarder je ne sais quoi. 1...2...3...Alors là le but du jeu, c'est le premier qui dit qu'il s'emmerde qui a perdu. Ah ! Quel jeu débile hein ? On s'occupe comme on peut dans la vie. Et à ce jeu je suis le plus fort. Je pensais qu'après une demi-heure Roux dirait quelque chose, mais rien. Je vais pas tenir longtemps moi en fait...Mais si mais si. Tiens, un pigeon. Enfin je suis pas sur, mais on s'en branle, ça vole et quand ça vous regarde ça penche la tête, donc conclusion c'est un pigeon. Il picore. J'adore ce mot. Picorer. Une poule sur un mur qui picore du pain dur ♪ ( N.T : Comme je dessine bien les notes de musiques...) Ben quoi ? Je l'aime bien cette chanson, quand j'étais petit je la chantais tout le temps, y'a même une vidéo où j'imite la poule en chant-...Bref passons ce moment qui me semble un peu trop humiliant...( N.T : Maman si tu montres cette vidéo je te jure que ça va faire un massacre ). Ah, le pigeon approche. Attention ! Pigeon attack ! Vais-je survivre ? Que ce qui vienne d'en douter aille se faire voir. Héhé, vous croyez que ça fait quoi si je lui lance de l'herbe ? Vous savez pas...Merci vous m'aidez. M'en fiche, suffit de tester. Ah l'herbe est toute froide. Hop, un petit coup sur le pigeon...Hey mais le connard il réagit même pas. Il me regarde. Je suis en train de me faire regarder par un pigeon. Il me FIXE ! Je porte plainte contre viol par les yeux d'un pigeon ! Je vais sûrement avoir des problèmes pour m'en remettre...Bouhou je vais finir complètement taré et je saurais même plus comment je m'appelle...Attendez...Je test...Je m'appelle...Tom ? Ah oui ! Comment je suis trop balèze, même les pigeons ne viennent pas à bout de moi. Bon, vous le croirez ou non, mais là ça fait une heure que je suis assis, dans l'herbe comme un con, avec un Roux sur une balançoire, sans rien dire à faire des conclusions débiles sur des pigeons.

...

Uneuh pouleuh sur un mur qui picoreuh du pain dureuh ♪

Pfiouh, je commence à avoir la dalle. Hum, si je picorais du pain dur ? ( N.T : C'est pas très bon le pain dur, croyez-en mon expérience de gosse complètement à fond dans son trip de poulet...)
Tiens, y'a un gosse. Avec sa maman. Comme c'est mignon. Il va faire du tourniquet...Le pauvre il va vite gerber. La mère nous regarde bizarre. C'est quoi ce regard bizarre ?? HAN ! Le pigeon est partit...Je suis triste là vous moquez pas...C'était un bon pote...J'ai la larme à l'½il quoi...

« Tom...C'est quoi ces têtes que tu tires ? »
« Perdu »

Héhé, d'accord je tirais des têtes de cons, mais lui en attendant il s'est levé, pour posé son cul à côté de moi ( N.T : Et non pas sur moi comme pourrais le croire CERTAINES personnes...).

« Soit, soit, pourquoi tu regardais ce pigeon ? »
« C'tait un bon pote »
« Tu fais ami-ami avec les pigeons maintenant ? »
« Ouais, regarde j'ai toi comme babouin de compagnie, pourquoi pas avoir un pigeon aussi hein ? »
« Tom ? »
« Ouii ? »
« Va te faire mettre »
« Mais oui mais oui »
« J'ai la dalle »
« Moi aussi »
« Il est qu'elle heure ? »
« 'Sais pas »
« Ben regarde »
« Pas envie »
« T'es chiant »
« Je sais »

Pff, du coup c'est qui, qui doit sortir son portable, pour regarder l'heure et réussir à déchiffrer ces signes bizarres qui nous vienne d'Arabie ?? Ben moi ! Et je peux vous dire que là j'ai brûlé un max de calorie.

« Il est 11h45 »
« Ouah on est resté comme des cons autant de temps ? »
« Ouais »
« C'est grave »
« Généralement les babouins ça reste sage pendant longtemps »
« Généralement les babouins ça éclatent la tête aux calamars avant de leurs bouffer le cervelet »
« Ah, pas de chance, si tu veux on achètera du cervelet de calamar tout à l'heure »
« Je parlais de toi. »
« Pas possible »
« Pourquoi ça ? »
« J'ai pas de cerveau »
« Pas faux. »

Et je me casse tout seul en plus. Comme quoi la connerie ça va loin hein. Roux et moi on a tout les deux la dalle, et y'en a pas un qui va bouger son cul.

« Roux, tu vas chercher la bouffe ? »
« Non c'est trop loin »
« C'est juste en face »
« Pourquoi pas toi ? »
« Mon magnifique cul est très bien ainsi posé au sol . »
« Et bien ton magnifique cul tu vas le bouger si tu veux ta bouffe »

Et il se lève. Comme je le connais, il est capable de ramener sa bouffe à lui et de manger sous mon nez. Bon ben hein moi je vais pas resté planté là. Zouh, le McDo. ENDE
C'est bien, y'a pas beaucoup monde, on va vite pouvoir bouffer. Évidemment Roux me passe devant, mais soit passons.

« Oui vous désirez monsieur ? »

Pourquoi elle me regarde moi cette ( N.T : super bombasse ) caissière ? Ah ! Roux...Il...Il est trop petit....Il dépasse pas...la caisse. AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA BIEN FAIT POUR SA GUEULE !!


« Tom, arrêtes de rire immédiatement sinon je te jure que tu va t'en recevoir un... »

La meuf elle est complètement paumée, j'suis sur qu'elle se demande d'où viens cette voix. Et moi je ris et j'en peux plus. Mal au ventre ! Roux lève une main, genre « Hé ho je suis là »

« Oh excusez moi monsieur je ne vous avez pas vu... »
« Je sais merci, pas de commentaires ET TOM ARRÊTES DE RIRE ! »

Ohlala quel râleur. Bon allez, pas que je m'emmerde mais j'ai toujours la dalle. On passe notre commande, j'arrive d'ailleurs à retenir le nom de la caissière, Lisa, je pense éventuellement à lui demander son numéro de téléphone. Mais ça c'est pour après si y'a le temps. On s'installe près de la fenêtre, et on commences à manger comme des cagouilles, c'est-à-dire lentement. Une frite environs toutes les 15 minutes. C'est ça quand on s'épuise à rester sur place pour garder un regard de truite dans le vide sans rien faire, elle est dure la vie.

« Ah, les cours sont finit »
« Comment tu le sais ? »
« Andreas 'à-bas »
« Ah, Roux, à l'avenir évites de bouffer la bouche pleine, c'est dégueu »
« Mmh pfeuh »
« PUTAIN ! T'abuses ! Beuuuuh c'est dégueulasse ! Regardes ce TRUC que tu viens de me cracher ! C'est dégueulasse...Owh beuuurk... »

Je suis dégouté à vie. Nan mais il vient de me balancer un de ces trucs ! Une sorte de mélange de frite mâchouiller avec une touche de ketchup et une bonne dose de glaire. Sympas Roux, merci beaucoup.
Andreas entre dans le Macdo, il sait très bien que le seul endroit où nos petits culs peuvent être posés c'est ici. Il prend vite un truc à bouffer, avant de venir me pousser pour s'installer sur la table.

« C'tait bien les cours ? »
« Roux, arrêtes de parler en mangeant c'est horrible, vous êtes que des lâcheurs tout les deux, moi aussi je veux être viré, ah et Tom t'es qu'un gros connard, pendant 20 minutes j'ai dut expliquer à Jo que c'était pas que j'envoyais ce mot. »
« Faut pas jouer avec les p'tits mots And', surtout quand tu sais pas viser. »
« Ouais, et c'est toi le lâcheur c'est toi qui nous plante ici ! »
« Oh ça va je pars pas longtemps »

Comment ça pas longtemps ? Il déménage et redéménage ?

« Comment ça pas longtemps ? »
« Bah j'y vais que quelques jours c'est bon c'est pas la mort. »
« Roux... »
« Mais, il m'a dit qu'il déménageait, And' ! »
« Quoi ? Mais nein ! Jamais je vais déménager là-bas, t'es partit dans ton trip là. »
« Mais...Mais... »
« Mais Roux t'es con ! Hey mais And' tu m'as dis aussi que tu déménageais... »
« Mais...Vous êtes cons ou vous le faites exprès ? J'vous ai dit que j'allais voir un pote qui va mal ! Vous êtes lents du cerveau hein ! »

Putain. Comment qu'on s'est planté le Roux et moi. Lui il y croit pas, y'a une frite qui pendouille de sa bouche tellement il en revient pas. Qu'est ce qu'il est MOCHE. ( N.T : Humour humour ). Mais...Attendez, quel pote il va aider d'abord Andreas ? C'est MOI son meilleur pote ! Il...Il m'abandonne !

« Hey And' tu vas aider qui ? Ca y'est tu me remplace déjà ! »
« Tom, respire un grand coup, serre les fesses et ça va passer »
« MAIIIS ! Réponds ! »
« C'est un gars que j'connais depuis pas longtemps, il va pas très bien, il a des problèmes au bahut, il s'est drogué y'a pas longtemps, il a un peu d'mal à s'en sortir. »
« Mais c'est qui merde ? »
« Tom, respire d'accord ? »

Oui bon bah ça va j'ai compris. Bouh, ce mec là j'peux déjà pas le supporter. J'le connais pas et ça y'est j'le deteste déjà.

« Oui d'accord, mais c'est QUI ? »
« Un gars. »
« Ouah, merci du renseignement, et demain tu me diras que Roux est con c'est ça ? »
« Tom calmes toi. »

Non ! Je suis super énervé, il me répond pas, le Roux lui il fait que bouffer, et y'a un PUTAIN DE PIGEON dehors là comme un con qui m'énerve aussi ! FUCK ! Et cette conne de quiche de serveuse qui se ramène. Mais merde ils me font tous chier aujourd'hui ! Ca doit se voir que je suis super énervé, vu que Andreas se recule un peu et que Roux arrêtes de bouffer.

« Hey, qu'est c't'as Tom ? «
« RIEN ! Vous m'énervez c'est tout ! Andreas réponds moi, c'est qui ce mec ? »
« Tom, tu te calmes d'abord »
« Oh putain c'est bon vous m'avez saoulés là. »

Je sais que je suis énervé, que je peux être violent quand je suis à bout. Je sais même pas pourquoi je suis énervé. Mais ça ma ronge de l'intérieur et j'ai qu'une envie, cogner. Cogner, n'importe quoi, mais cogner, taper, frapper.
Ils m'ont grave saoulé, donc je préfère m'en aller. Je bouscule Andreas, voir je le fous presque par terre. Roux lui préfère ne rien dire. Je sors, bouscule les gens qui sont devant moi. M'en fou si ils sont pas contents, ils ont qu'à pas me faire chier. L'air frais me fait un peu de bien, mais j'ai toujours cette colère qui me ronge. J'en ai marre. Voilà que je suis énervé pour je ne sais quoi, et que ça, ça m'énerve encore plus.
Putain mais c'est qui le con qui va soi-disant mal ? Andreas il est prêt à se barrer juste pour aller voir un pauvre type complètement drogué qui, j'en suis sûr, ne connaît même plus son nom.
Je marche vite, et ça se voit de loin qu'on a pas intérêt à me faire chier. Je marche un peu à l'aveuglette, de toute façon tant que j'avance...
Après quelques minutes, je sens que ça va un peu mieux. Je m'arrête, et me rend compte que ben je sais même pas où j'ai atterrit.
Bon, opération scrutation de ce qui nous entoure. Des maisons, des voitures, des gens. Notez à quel point je suis observateur. Je sens que y'a qu'un truc qui va pouvoir me calmer, c'est jouer de la gratte. Oui, je joue de la guitare, c'est un truc que je peux faire pendant des heures entières. Et là, j'ai qu'une envie c'est d'en jouer. Mais je me retrouver paumé je ne sais où, sans ma gratte, sans savoir où aller pour rentrer. Ah bah c'est malin ça tiens...Bon, je vais aller poser mon royal postérieur sur le petit muret merdique et granuleux là bas. Voilà, c'est fait. Je dois avoir l'air d'un pauvre con qui s'est perdu avec un regard de hamster. Ah, mais c'est vrai, c'est ce que je suis. Déplorable.

« Hey ! Je savais pas que tu traînais dans le coin toi. »

Quel est ce crétin qui se rapproche dangereusement de moi ? Ah, mais ce mec je l'ai déjà vu...Il est en terminale je crois...Il est assez grand, mais plus petit que moi quand même ( N.T : Héhé ). Il a des cheveux mi-longs et tout lisse, et bizarrement, j'ai la pub Loréal qui me passe dans la tête tout à coup là...

« Euh...Ben disons que je ne traîne pas spécialement dans ce quartier... »

Loréal de Garnier, parce que vous le valez bien, han !

« Toi c'est...Tom nan ? »

Je suis tenté de dire non juste pour le mettre dans l'embarras...Mais bon, soyons sympas...Quoi que, c'est peut-être une mauvaise idée de sa part de venir s'installer à côté de moi...Oh ! Mais...Que vois-je ? ENDE

Il porte une...Une guitare !! Je pense qu'à ce moment là mon regard de hamster a dut se faire luisant et lumineux.

« Ouais c'est Tom, dis, tu me la passe deux secondes ? »

Je suis d'une politesse effrayante...Il me regarde d'abord perplexe, puis prend sa guitare.

« Ca ? »
« Ouaiiis »
« Euh bah euh ouais si... »

Pas le temps de discutailler, je lui prend sa guitare. C'est pas la même chose qu'avec la mienne, mais soit, c'est pas grave, une guitare reste une guitare. Je sais qu'il me regarde bizarre mais je m'en fou, tant que je peux jouer ne serait-ce qu'un tout petit peu...
Je commences à jouer doucement, ça sert à rien d'aller sur un son trop fort dès le début. Et là je sens que tout redescend. Ma rage, ma colère. Je ferme les yeux et me laisse emporter par ma propre musique, ça fait légèrement narcissique comme ça mais bon hein. Je suis à fond dans mon truc, et je crois qu'à la fin j'ai même chanter. Non, pas une poule sur un mur, ce temps là est révolu. C'est juste une musique que j'ai composée et dont j'ai écrit les paroles. C'est une chanson douce, enfin je trouve. ( N.T : De toute façon tout le monde pense le contraire de ce que je pense, c'est automatique alors cherchez pas. )

« Die Welt ist umgekippt, jeder Stein wurde verrückt.
Angst haben wir nicht... noch nicht.
Was kommt ist unbekannt,
wir sind die letzten Meter gerannt.
Es fehlt nur noch'n Stück, und noch'n Stück.»


Je pense avoir juste chanté ça, vu qu'après j'me suis rendu compte que ben y'avait un gigolo qui m'écoutait, et que surtout on était en RUE, et que maintenant je suis comme un con à le regarder...Timidement. Et ouais, Tom Kaulitz peut être embarrassé...Comme quoi hein.

« Merci. »

Je lui rend sa gratte, ne nous éternisons pas. Mais ! Pas besoin de me regarder comme un merlan fris, je suis quelqu'un de tout à fait NORMAL ! ( N.T : Genre )

« Wahou, c'est toi qui a écrit cette chanson ? »
« On dit : As-tu écrit cette chanson ?. »
« ... »

Oui, ben y'en a quand ils sont gênés ils deviennent tout rouge et ils ne savent même plus parler, moi j'aime pas rester dans l'ordinaire, je sors un tas de conneries totalement hors-sujet. Chacun son truc.

« Désolé. Oui c'est moi qui ai tout écrit. »
« Ah, c'est vach'ment bien dit donc... »

Je l'impressionne tant que ça ? Éh béh, j'suis trop fort quand même, il faut l'avouer.

« Je sais, je sais. »

Ah, tiens j'me sens beaucoup plus à l'aise maintenant. Et l'autre qui rigole comme une quiche. Punaise le rire.

« Tu joues depuis combien d'temps ? »
« Ca doit faire 8 ans. »
« Han, fort ! Tu joues d'la basse ? »
« Nein, je... »
« FORT ! Ca te dirais de jouer avec moi ? Moi j'fais d'la basse, se s'rait sympas qu'tu m'apprenne ta chanson, histoire de voir c'que ça donne avec une basse, nan ? »

Ouah, ça fait beaucoup pour mon cerveau masculin atteint d'une maturité à peine plus élevé de 1.

« Euh, ouais pourquoi pas. »
« Cool ! Moi c'est Georg ! J'habites pas loin, mais j'suppose qu'on s'reverra au bahut, parce que là j'dois y aller en fait. »

Putain, mais qu'est-ce qu'il parle.

« Euh bah ouais. »
« On s'revoit demain alors, à plus man ! »
« Euh ouais salut. »

Partit. Putain. Je suis choqué. Bon, il est sympa, et puis il a l'air légèrement barré, donc on risque de bien s'entendre. Et puis en plus, il joue d'la basse ! C'est fun. Bon, en tout cas, maintenant je suis pas plus avancé sur le « par où aller pour retourner d'où je viens ? », et je suis comme un con à soupirer, planté en plein milieu de la rue. Bon, ben de toute façon, y'a pas le choix, va falloir se d'emmerder. Essayons par là. Hum, non visiblement c'était pas par là, et ici ? Ah, ahaaa ! Une rue que je connais droit devant ! Vite ! Ahaa, encore ! Capitaine, nous avons retrouver notre chem...Bon d'accord, j'arrêtes...
Ah ! Enfin le MacDo. Pfiouh, va falloir que j'm'explique avec Roux et And'. Je sens que ça va être fun. Et puis de toute façon, c'est de sa faute, ce con il me laisse tourner en bourrique avec ses « ben un gars ». Putain, quand je demande qui c'est, j'veux tout le curriculum vitae moi ! Et OUI ! Je dis curriculum vitae si JE VEUX ! Et pour ceux qui savent pas c'que c'est, aha ignards, je parle du C.V.
Ils sont tout les deux au parc, enfin l'espèce de parc qui n'en n'est pas un.
And' est assis sur un banc, avec son port', et Roux sur une balançoire. Mon portable vibre, j'regarde, histoire de laisser le moment où je vais devoir tout leurs expliquer s'éterniser. « And' : T'es où ? ». Hum. « Tom : Chui's là ».« And' : =_=' Où ? ». « Tom : derrière toi. ».
Ah, ça y'est il m'a vu. Roux, lui il m'avait pas calculé alors que j'étais en face de lui, mais ça c'es tout à fait normal. Bon, un, deux, trois, nous irons au bois. Non, je voulais dire, un, deux, trois, Tom respire. Ca rime pas et j'en ai rien à branler.

« Bon, c'est bon t'es calmé ou tu as encore nous planter ? »
« N'en rajoutes pas. »
« Explications ? »
« Tu m'as saoulé. »
« J'peux savoir c'que j't'ai fait ? T'es jaloux ou quoi ? »

Alors là, il fait fort, il a du bol que j'me sois calmé avant d'revenir...


« Mais non ! Putain j'te demande qui c'est ce mec et tu m'réponds ' un gars', c'est sûr, ça m'aide ça ! »
« T'as pas à savoir qui c'est. »
« Pourquoi, tu baises avec ? »
« Tom tu devrais éviter de dire ça. »
« Ah ouais, et pourquoi ? »
« Oh, Tom, t'arrêtes, relax, oublies le gars »
« Roux, ta gueule ! »
« Engueules pas Roux, okay ? »
« Putain, mais c'est QUI ? Lui il sait, et moi pourquoi j'devrais pas l'savoir ? »

Ils me saoulent tout les deux ! Je supporte pas qu'on me fasse ce genre de trucs. Ca va, si And' baise avec, j'm'en fous, mais putain Roux i la le droit de savoir et pas moi ? Merde ! Et putain Andreas arrêtes de soupirer comme ça !

« Tom...Je, c'est que en fait...J'pense pas que ta mère t'es mit au courant... »


Ma mère ? Mais...Qu'est-ce qu'elle vient foutre là ?? ENDE

« Ma mère ? Putain accouches ! »
« 'suis pas censé te le dire. »
« DIS ! »
« Mais je, j'ai promis... »
« Putain, Andreas, j'te jure que je t'éclates si tu lâches rien. »

Là, Roux m'attrapes le poing, que j'étais déjà en train d'approcher du visage d'Andreas. Il a de la force, on ne peut pas le nier. Il me regarde avec un regard noir.

« Tom, t'arrêtes ton cirque, si t'as pas à le savoir, c'est parce que c'est comme ça, point barre, fin de la discussion. »

And' se laisse tomber sur le banc, frottant ses yeux, voulant dire qu'il en a vraiment marre. Roux, lui il me lâche pas, et moi je dis plus rien. Pourquoi j'ai pas le droit de savoir ? Au départ, c'était juste un gars, un putain de gars drogué qu'Andreas voulait aider. Maintenant, c'est une histoire avec ma mère. Putain, mais qu'est ce qu'elle à avoir là-dedans ? C'est son mec ? Non je serais au courant sinon ! Enfin quoi, elle part pas si souvent que ça de la maison, sauf pour ses voyages du boulot et...Et c'est vrai que en ce moment elle en fait pas mal. Ce serait ça ? Pourquoi elle me mentirait d'abord ? Nan ça peut pas être ça...Mai elle me cache un truc !

« Elle couche avec ? »
« Quoi ? »
« Ma mère, avec ce gars, j'm'en fous dites-le. »
« Mais nooon, t'es con. »
« Mais alors quoi ?! »
« Tu seras au courant si le besoin se fait, pour l'instant t'arrêtes ton cinéma. »
« Mais merde, vous me cachez un truc sur ma mère et un putain de mec à la con que je sais même pas qui c'est !! »

Le Roux en a marre. Il me tiens toujours, et je crois que j'vais finir par avoir la peau toute bleue à cet endroit là. Andreas, lui il n'a plus rien dit.

« Elle te le dira si elle le veut, c'est pas à nous de te le dire. »
« Mais MERDE ! C'est qui ce connard ?? »
« Ce connard... »

Je tourna la tête, pourquoi Andreas répète ce que je dis ?

« Ce connard comme tu dis c'est ton frère. »

Roux le regarde, éberlué.

« Mais And'... »
« J'vois pas pourquoi il aurait pas le droit de le savoir, ça le concerne après tout. C'est dégueulasse qu'il continue de croire qu'il est seul alors que y'en a un autre là-bas. »

Moi, je crois que dans 5 minutes je fais une crise cardiaque. J'ai envie d'avoir des explications, de les entendre dire que ce ne sont que des conneries, ou alors d'en apprendre plus. Mais j'arrive juste à ouvrir bêtement la bouche. Roux soupire, avant de me pousser sur le banc. J'me laisse faire, et retombe sur le banc comme une vieille chose toute molle.

« Tom... ? »
« ... »
« Tom, écoutes...Euhm, je sais que ça doit être un choc et tout... »
« Comment tu sais ça And' ? »

Voilà, d'abord. Il fait une moue résignée, il va se lancer dans une longue explication, je le sens bien. Mais au moins, je vais pouvoir comprendre tout ce qui m'a été caché jusqu'ici. ENDE

« Quand j'ai été en vacances à Loitsche, j'ai rencontré un gars, il avait vraiment une tête de déterré, il faisait peine à voir. C'était le soir, j'devais juste aller chercher un truc dans la voiture, et je l'ai vu dégueuler tout ce qu'il pouvait. J'suis partit le voir, et rien qu'à ses yeux j'ai vu que c'était un putain de drogué. Il avait une sale gueule, et plusieurs blessures, visiblement ça allait pas fort niveau réput', faut dire qu'avec son physique, les mecs du coin avaient de quoi le tabasser et de quoi se foutre de sa gueule. »

Ca, c'est une chose que je finirais par voir de mes propres yeux.

« J'l'ai ramené à la maison, mes parents l'ont aidé et il a dormit chez nous. Comme il était dans ma chambre, j'ai pas mal discuter avec lui. J'lui ai dit que la drogue ça allait pas l'aider, q'il fallait plutôt qu'il trouve quelqu'un pour l'aider. Il m'a dit que personne ne voulait l'aider. Même sa mère l'avait abandonné. Là je lui ai demandé des explications. Il m'a dit qu'il avait découvert y a peu que sa mère vivait ici, donc la tienne quoi, et qu'il avait un frère. Il s'est disputé avec son père, depuis ils se gueulent dessus tout les deux. Faut dire qu'au début, c'était pas non plus la joie, son père le traitait d'irresponsable, il est en plein foirage au niveau des études, et il ressemble à une vieille loque qui ne demande qu'à être jetée. »

Génial. J'ai un frère, c'est déjà beaucoup, et ne plus c'est un drogué, qui foire tout, et qui ressemble plus à rien. Sympas.

« Du coup, tout les soirs il se bourrait la gueule, il rentrait pratiquement plus. Il savait pas si son père le cherchait, mais il me disait qu'il en avait complètement rien à foutre. Puis, je lui ai demandé de me parler un peu de son frère. J'me disais bien qu'au début, ce gars il me faisait penser à quelqu'un, mais j'arrivais pas à mettre la main dessus, et puis faut dire que niveau style, il te ressemble pas du tout. J'te dis pas le choc quand il m'a sortit une photo de toi. Tout minus. C'est la même que celle qu'il y a dans ton entrée, je l'ai tout de suite reconnue. »

Fun, en plus ce mec se trimballe avec une photo de moi en couche...

« Si on y regarde bien, on voit bien que vous êtes jumeaux... »

Quoi ? Attendez...Récapitulons.

« Quoi ? »
« Ah oui, c'est ton jumeau. »

Wow. Choc. Choc interdimensionel. Okay, donc en gros, un mec accro à l'alcool et à la drogue qui se trimballe avec une photo de moi avec mes joues de hamster me ressemble comme une goutte d'eau. Ca fait beaucoup pour simplement 20 minutes.

« Continues. »
« Ouais, donc en gros il m'a sortit ta photo, et puis bah là j'ai tout compris, je lui ai dit que j'te connaissais, il m'a un peu demandé comment t'étais, mais visiblement, quand je t'ai décrit comme maintenant, il semblait légèrement choqué et déçu. J'lui ai sortit la photo d'mon journal de classe, il a dit que t'étais comme « Eux ». J'lui ai demandé de qui il parlait, il m'a dit que c'était ceux qui le tabassait jour après jour en le traitant de tout les noms. J'lui ai dit que t'étais pas comme ça, il a rien voulut entendre. J'me suis dit qu'il valait mieux laisser couler, et pas insister. Apparemment, tes parents se sont séparés dès que vous êtes nés, pourquoi j'en sais rien, mais comme les deux voulaient votre garde, on vous a séparé. Après, ben vous avez fait vos vies. La tienne est bien plus brillante que la sienne, c'est moi qui peux te l'dire hein. »

Oui bon bah ça va, pas la peine d'en rajouter trois couches. Moi aussi on s'foutait d'ma gueule parce qu'avant j'avais les ch'veux longs, et j'en suis pas mort drogué.

« Ouais, ouais, comment il a sut ... ? »
« Il a trouvé une photo de vous deux avec ton père à la cave. »
« ... »
« Et donc maintenant ta mère prétexte des voyages d'affaires, elle s'est arrangée avec son boulot pour que si tu leur téléphone, ils te disent qu'elle est dans un endroit au pif pour pas que tu ne soupçonne quoi que se soit, et elle va voir ton père. Ton frère est retourné chez lui, elle aide ton père à lui faire remonter la pente, ton père est à bout. Il a encore du mal à tout digérer, il a recommencé ses conneries, du coup on m'a demandé de l'aide. Du coup, j'me barre à Loitsche pendant quelques temps. »
« Pourquoi tu m'as rien dit ? »
« Ta mère m'a fait jurer de rien te dire. »
« Pourquoi ? »
« Elle a dit qu'elle était sûre que tu lui en voudrais, que tu voudrais aller voir ton frère et ton père et qu'elle n'avait pas envie que t'ailles chez lui. Elle m'a dit qu'elle savait qu'entre les jumeaux, les liens étaient très forts, et qu'elle préférait que tu restes dans l'ignorance plutôt que de devoir casser tout ça, elle veut vraiment pas que t'ailles chez ton père, elle dit que c'est de sa faute si ton frère est devenu comme ça. »
« Pétasse. »
« Tu devrais pas, elle a pas eut la vie facile non plus ta mère. Et puis, de mon point de vue, ton père a l'air d'être quelqu'un de super, mais bon quand on a pas d'expérience ni de femme pour élever un gosse... »
« Rien à foutre qu'elle ait eut la vie difficile, et moi alors ? »

Ca me faisait un choc d'apprendre tout ça. J'suis en train de chialer en plus. Merde ! Tant pis...

« Il s'appelle comment ? »
« Bill. »

Un putain de nom qui va pas arrêter de résonner dans mon pauvre cerveau pendant de longues heures, je le sens bien. Mais oui, ma mère a raison, j'ai envie de le voir. Je veux voir à quoi il ressemble, comment il est. Mais je sais aussi qu'elle ne me laissera pas y aller, si elle a tout fait pour me le cacher pendant 17 ans, elle est tout à fait capable de m'enfermer dans ma propre chambre pour ne pas que j'y ailles.

« And', tu pars quand ? »
« Euh, après-demain »
« Laisse moi y aller à ta place. »
« Tom je sais pas si...Et puis tu devrais peut-être en parler à ta mère non ? »
« Laisse-le y aller And', on l'rejoindra après »

Merci Roux.

« Bon, ok, j'en parlerais à mon père, il te conduira à la gare à ma place, j'suppose que ta mère doit pas être au courant ? »
« Non, elle va vite en avoir la surprise. »
« Okay, j'me d'emmerde avec mon père alors, Roux, demandes à ta mère si on peut se barrer à Loitsche pendant un petit temps. »
« Pas de problèmes ! »
« On essayera de venir pour jeudi, comme ça, t'auras tout ton mercredi pour le voir tranquillement, nous deux on ira dormir chez ma tante, comme c'était plus ou moins prévu sauf que normalement Roux t'es pas censé être là, mais bon. »
« Dis-le si je te fais chier. »
« Tu m'fais chier. »
« Merci. »

Et ils se marrent tout les deux. J'rigole un peu avec. Heureusement qu'ils sont là tout les deux. Si je l'avais apprit de moi-même, sans leurs soutient, je pense que j'aurais tué le premier qui me passait sous la main et que j'aurais pété les plombs. D'ailleurs, qui dit que je l'aurais sut ? Visiblement, ma mère s'est bien débrouillée pendant 17 ans...Si ça se trouve, je l'aurais sut à mes 45 ans...Pire, je l'aurais peut-être jamais sut...Putain, en même pas une heure, j'ai apprit que j'avais un père, un frère, jumeau en plus, et maintenant, on va se d'emmerder pour que j'aille le voir mercredi, c'est-à-dire après-demain. Ca m'angoisse. Je sens les deux mains de Roux et And' sur mes épaules. Ils sont là pour me soutenir. Ils vont même sécher les cours pour venir à Loitsche avec moi. Putain qu'est ce que je f'rais sans eux...

« Vas-y Tom pleures si t'en a envie, j'sais qu'c'est pas facile... »
« Mon p'tit calamar qui pleure... »

Rah ,le salaud, toujours à faire chier quand il le faut.

« Vas t'faire bouffer par les chinois Roux ! Toi aussi tu chiales ! «
« Je suis émus, c'est pour ça ! »
« Arrêtez un peu les mecs... »

And' rigole un peu, il me tient dans ses bras, et moi j'lui chiale dessus, alors que Roux s'est rapproché pour me tenir d'un bras. Ca doit faire bizarre de voir trois mecs comme ça...

« Bon Roux, j'te le confie, j'vais être en retard en cours, j'irais causer au dirlo tout à l'heure à la sortie »
« Okay And', pas d'soucis, viens là mon petit crustacé... »
« Rahhh me touches pas hobbit ! »
« Ca te réussis pas de pleurer toi hein ! »
« Ta gueule. »

Il paraît que j'vais mieux. C'est le cas. J'me remet vite moi. Et puis c'est grâce à ces deux cons que j'y arrive. Après nous avoir saluer, And' se barre en cours. Roux dit qu'il a des trucs à faire chez lui, apparemment il a des devoirs en retard. Moi je vais rentrer et jouer de la gratte...Ou alors...Attendez, Georg c'est ça , il est en terminale, et si j'me souviens bien, les terminales finissent à 14h00 le lundi. Celui-là, je vais pas le rater. Hop, je file à la maison, ma mère est pas là, ça m'évitera de lui exploser à la gueule. Bon il est que 13h10. J'vais partir à 40, comme ça se sera bon.
Je joue, je joue, et finalement il est 50...Merde, je vais le louper. J'emmène pas gratte, mes partitions, ( N.T : qui ressemble plus à un tas de gribouillis bizarres vu que c'est de moi ), et je files en courant jusqu'au bahut. Ouf, ils sont juste en train de sortir. Une flopée de jeunes sortent. Comment je fais moi maintenant ?
Bon, il était comment ? Pas très grand, cheveux lorélien, et euh...Musclé.
Ah ! Là-bas ! En avant toutes mon commandaant !

« Georg ! »
« Gneuh ? Han Tom ! »

Tiens, y'a un p'tit blond à côté de lui. Avec une casquette, il me scrute comme si j'étais un martien...

« Ouais ! Dis, t'as finit là non ? »
« Ouaip ! Mais toi t'es pas en seconde ? »
« Si, mais j'suis renvoyé pour aujourd'hui. »

Et ça le fait rire...L'autre lui, il reste stoïque...Il me met trop mal à l'aise.

« Ah ! Tiens Gus', c'est lui le mec qui a monopolisé ma gratte ce midi ! »
« Je sais. »
« Mais toi tu sais tout, t'es relou. »
« Faites comme si j'étais pas là surtout... »
« Ah ? Oh pardon Tom, lui c'est Gustav, il fait d'la batterie. »
« Ah, sympa. »

Le Gustav en question me fait un petit signe de tête. Pourquoi est-ce qu'il me fait penser à un nounours au juste ?

« Hey Tom, ça te dirais de venir chez Gustav, on va jouer, et puis comme apparemment t'as ta gratte... »
« C'est ça que j'étais venu te proposer. »
« Fort ! Ca va pour toi Gus' ? »
« Pas d'problèmes, et puis comme ça on pourra voir ce qu'on peut faire sur ta chanson. »
« Euh ouais... »


Et merde, pourquoi ce crétin de Georg lui a tout raconté ? Voilà, j'ai l'air d'une quiche aux poivrons maintenant...
Enfin bref, avec le lorélien, on se trimballe jusque chez Gustav. Ils sont tout les deux en terminale, Gustav joue de la batterie depuis pas mal de temps, et il se connaissent depuis la primaire. Gustav est en train de passer son permis, alors que Georg l'a déjà vu qu'il a eut 18 ans avant lui. J'me marre bien avec eux, Gustav à l'air d'être un mec génial, même s'il ne parle pas beaucoup, et Georg il est tripant. C'est fun de pouvoir s'entendre avec des gens qu'on connaît depuis 20 minutes. Chez Gustav, c'est tout bien rangé, c'est bien éclairé et espacé. J'aime bien. Il nous propose à boire, un bon coca ça fait pas de mal. Je lui montre mes espèces de partitions, et il dit que ça pourrait le faire. Il nous emmène à la cave. Il a une putain de batterie ce mec. Georg, lui il a sa gratte électrique.

« Tiens Tom, prend celle-ci, se s'ra plus facile pour jouer »

Gustac me refile une gratte électrique. Finalement, la mienne n'a pas servit à grand chose. Je commence à jouer, et Georg finit pas me rejoindre, essayant de faire quelques trucs assez bizarres. Au final, on s'accorde l'un à l'autre et ça donne un putain de bon son. C'est au tour de Gustav, qui depuis tout à l'heure cherche un bon rythme à mettre dessus. Et putain, à la fin comment à la fin a donne un trop bon son. On joue pendant deux heures, Georg a lui aussi écrit quelques morceaux. J'essaye de trouver quelques accords a mettre sur ce qu'il fait, je met un peu de temps mais ça vient.
À la fin, on est tous les trois morts, à suer comme des porcs ( N.T : Porcineet ).
Il est 16h45. Je me rend compte que je n'ai même plus pensé à ce qu'il c'est passé. J'ai l'impression que c'était juste une sorte de rêve étrange. Tout ces mensonges, mon père, mon frère...

« Bon les gars, moi j'ai du boulot, Gus', je sais pas si t'as besoin de moi.. ? »
« Nan ça va, on s'revoit demain ? »
« Ouais, on a cours à 10h nan ? »
« Ouais avec Pygrue. »
« Arf, la Grue, fort. »

Je me sens en trop. Je dois dire que là j'ai pas forcément un moral très haut alors bon.

« Bon, Tom, à plus, moi j'ai du boulot. »
« Ouais, peut-être à demain Georg »

Partit. Je suis tout seul avec Gustav. Même si on s'entend déjà bien, je me sens encore un peu mal à l'aise avec lui.

« Bon, fais comme chez toi, si tu as soif il y a de quoi boire dans le frigo, je reviens, je vais juste prendre une douche. »

Il me laisse pas le temps de répondre, qu'il disparaît déjà à l'étage, me laissant seul à la cave. Un long silence pèse. Je me demande à qui ressemble mon frère. Sûrement à moi, vu qu'on est jumeau, mais bon...C'est difficile d'imaginer son image vous dire bonjour. Ma mère risque d'avoir une grosse surprise en me voyant arriver à la place d'Andreas. J'ai peur. J'angoisse, et putain dieu sait que je supporte pas angoisser comme ça.
Le vibrement de mon portable contre ma cuisse me fait sursauter. C'est And', il doit être sortit de cours.

« Ouais... »
« Wow, t'as l'air mort, ca va ? »
« Je le suis, mais ça va »
« Ah, bon...J't'appelles parce que j'ai vu le dirlo, et ta mère. »
« Ah...Vas-y, raconte. »
« C'est ok pour les cours, le dirlo va prévenir les profs, toi t'es pas obligé de venir en cours demain, et à partit de mercredi t'as le droit à deux semaines max' d'absences. On s'est arrangés pour Sam et moi. »
« Ah, ok, c'est cool demain grasse mat', et ma mère ? »
« Ta mère, elle va venir me chercher à la gare avec ton frère et ton père, mercredi, sauf que évidemment ca va être toi. »
« Ok... »
« Ca va ? »
« Non, j'angoisse. »
« Tu veux que je vienne ? »
« Non ca va aller, t'inquiètes...Il est à qu'elle heure le train ? »
« 11h15. »
« Okay, j'passerais te voir avant alors. »
« Ouais, avec Sam on va venir avec toi, on te rejoindra le lendemain. »
« Ouais... »
« T'es sûr que ça va ? »
« Ouais, j'ai juste cette putain d'angoisse de merde qui me lâche pas, mais tout va bien, tout...va bien. »
« Mouais, bon aller, y'a mon bus, perds pas le nord hein »
« Ouais ouais, 'plus mec. »
« Rappelles si t'as besoin. »
« Oui. »

Bon, au moins, ça c'est fait. Le seul truc, c'est que quand je me retourne, je hurle comme un taré, avant de me planter contre une chose que je n'identifie pas tout de suite. Gustav était redescendu. Putain, mais il m'a trop fait peur. Encore un peu et c'était la crise cardiaque quoi.

« Désolé, je voulais pas t'effrayer je pensais que tu m'avais vu. »

Genre. Bon, j'ai rien de cassé, je vis toujours, c'est déjà ça. Gustav me fait signe de monter. C'es sûr que j'ai pas spécialement envie de pieuter dans sa cave...
Il m'entraîne dans la cuisine, avant de me servir un coca. Il a une serviette autour du cou, et il semble propre comme un sou neuf ( N.T : j'utilises les expressions que JE veux. ). Je suis tellement naze que je me laisse retomber mollement sur l'une des chaises de la cuisine, m'appuyant sur la table. Il s'assied en face de moi, droit, me fixant de ses yeux sombres. Quoi ? Qu'essya ?

« Évites de penser à ce pourquoi tu angoisses, ça va ne faire qu'augmenter ta trouille. »

Pardon ? Je rêve ou...Merde ! Il a dut tout entendre...

« Ah, t'as entendus... »
« Perspicace. »
« Oui bon ben ca va... »
« Pourquoi t'angoisses ? »
« ... »
« Si tu veux pas le dire c'est normal, mais évites de cogiter, tu risques de faire monter ton angoisse encore plus et à la fin tu vas vomir tes tripes. »
« ...Sympas... »
« T'as encore soif ? »
« Non, ça va merci. »
« Bien. »

Et là, il se lève et débarrasse. C'est vrai que pendant deux heures, j'y ai plus pensé. J'étais à fond dans ma musique, j'avais pas le temps d'y penser...Et cette connerie de peur maladive m'avait lâchée. Mais là...

« Y'a que la musique qui m'évites d'y penser... »
« Alors joues. »
« Mais... »
« Occupes toi, t'arrêtes pas. Tu seras tellement occupé que t'y penseras même plus. »
« Ouais mais...Va bien falloir que je rentre chez moi... »

Et affronter ma mère. Je sais pas si je vais arriver à supporter de la voir. Je me sens trahis. Elle m'a mentit, pendant 17 ans putain. J'ai un frère, merde quoi ! J'aurais put ne jamais l'apprendre !

« Restes ici si c'est rentrer chez toi qui te fous la merde »
« J'vais pas te déranger... »
« Tu me déranges pas, restes. »
« Euh bon ok. »

Je trouve que son ton avait vite changé en version « tu m'obéis et tu fais pas chier. » Mais bon je vais pas me plaindre. Ca m'évitera de devoir rester avec ma mère. Je sais pas si je tiendrais devant elle sans tout lui balancer à la gueule. Je pense que je ne vais même pas la prévenir que je ne rentre pas ce soir...
Et puis là tout à coup, j'ai SON nom. Son nom à lui, ce putain de nom que je savais bien que ça allait me pourrir la soirée. Ca tourne, ca tourne. Des questions. Comment il est ? Et mon père ? Pourquoi je suis le seul con à ne pas être au courant ? Pourquoi lui il a put le savoir ? Pourquoi ma mère ne veut pas que je puisse avoir un père ? Un frère ?

« Sors tout ce que t'as à dire, laisse pas mijoter là-dedans. »

J'hoche la tête. Je sais pas si je dois tout lui dire. Le devrais-je ? Après tout...Il a peut-être raison, et puis si je balance tout ce que je pense sur ma mère et tout ça, peut-être que j'arriverais à me sentir un peu mieux.

« T'as qu'à appeler un pote. »

Il veut pas me forcer à lui dire à lui. Il veut juste que je me sente mieux ? C'est gentil alors.

« Non ça va... À moins que ça ne te déranges d'écouter toutes mes histoires. »
« Allez, viens dans le salon. »

Je le suis, putain il est confort son canapé ! Ah, j'aime. C'est tout mou.

« Hey, il est fun ton canapé. »
« Oui hein ? »

C'est la première fois que je l'entends rire. Bizarrement j'ai envi de rire avec lui aussi.

« Bon allez, vas-y lâches toi mec. »
« J'ai un frère et un père. »
« Pour l'instant rien d'anormal. »
« Sauf que je l'ai apprit aujourd'hui. »
« Ca se complique. »
« C'est mon jumeau. »
« Putain, deux Tom, quelle horreur. »
« Maieuuuh ! »
« Je plaisante, continues. »
« Et j'ai peur de devoir me retrouver face à eux. »
« Expliques. »

Et voilà, pendant une heure, j'ai tout raconté, j'ai tout lâché. Il m'a écouté, répondu, et plus je parlais, et plus je me vidais de ces sentiments d'angoisses, de peurs, de trahisons. Il m'a rassuré. Ce mec devait être un psychologue dans une vie antérieur, c'est pas possible autrement.
À la fin, on déconnait, jusqu'à ce que son père se radine. Il est sympa son père.
Les parents de Gus' ont divorcés. Je ne me suis pas éternisé sur le sujet. Gus' a un peu bossé, j'ai aidé son père pour le repas, après tout je me tape l'incruste chez eux, autant que je serve à quelque chose. Et puis ça m'évitais de repenser à toute cette histoire. D'ailleurs, je suis super fier de mes pâtes mine de rien. Et putain, comment que j'adôôôôre les pâtes à la sauce. ( N.T : *bave*)
Gus' m'a monté un matelas, et je dors dans sa chambre, histoire de pas me sentir seul qu'il dit.
On était en train de causer, assis chacun sur notre lit, lorsque mon portable s'est mit à vibrer. C'était ma mère. J'hésite à lui répondre.

« Réponds lui, elle doit s'inquiéter, son fils qui ne rentre pas... Ca risque d'être dur pour elle aussi, ne lui inflige pas ta fugue en même temps. »

Bon, okay, je réponds. Gustav est juste en train de me fixer avec des yeux qui semblent TRES intéressés par la suite des évènements.

« Ouais ? »
« Tom ?! Mais, où es-tu mon poussin ? »

J'ai qu'une envie, lui gueuler que merde d'abord je suis pas un volatile, et surtout pas le sien !

« Je fais pas cui-cui ... m 'man. »

Gustav trouve ça très marrant...

« Tu es où ? Tout vas bien ? »
« Oui, je dors chez un copain. »
« T'aurais pu prévenir ! »
« Certes. »
« Bon dis, demain je dois partir pour un voyage d'affaire, je ne pense pas revenir avant jeudi soir, ok ? »

Comme de par hasard...J'ai envie de l'emmerder. Genre « Ah ouais, tu vas où ? » Vous allez voir à quel point ma mère est douée pour le mensonge.

« Tu vas où ? »
« Oh pas bien loin, à Loitsche, j'ai quelques affaires de bureau à régler. »
« Quelles affaires ? »
« De la paperasse, et puis je doit aller à une réunion avec une autre société, un truc un peu compliqué que moi-même je n'arrive pas à comprendre. »

Tu mens bien, maman. Pendant 17 ans j'y ai cru à tes conneries. Si tu savais...

« Ok »
« Bon, t'aurais put rester ce soir quand même, mais bon ,tant pis, on se revoit jeudi alors »
« Ouais. »

Que tu crois, que tu crois.

« Bisous mon pou-...»

J'ai raccroché. J'aurais voulu balancer ce portable contre le mur, mais bon, ça coûte cher quand même. Gustav ne dit rien.

« On dort ? »
« Si tu veux, demain tu vas en cours ? »
« Non, pas envie. »
« Okay, restes ici jusque quand tu veux, mais oublies pas de bien refermer la porte hein, avec Georg, on a finit à 15h00, au pire si tu veux tu peux nous attendre... »
« Ouais, merci. »
« Pas d'quoi, allez, pionce p'tit gars. »
« Je suis plus grand que toi. »
« Il est bien là le problème, et j'ai 18 ans. »
« M'en fiche, t'es un nain à côté de moi. »
« Dors gamin. »

Ouais, Gustav c'est un mec bien. C'est le mec qu'on a tous envie d'avoir comme grand frère. Merde ,faut que je pionce moi, sinon ça va encore me tourner dans la tête. Trop tard. Ce putain de nom et toutes ces saloperies de questions qui reviennent. Vite Tom ! Pense à autre chose ! Une poule qui picore du pain dur, trilalilalèreuh. Je pense qu'après cette stupide phrase, j'ai dut rire de ma propre connerie, et là Gustav m'a balancé son coussin, ça a finit en bataille jusqu'à ce que son père vienne nous engueuler gentiment. Crevé, j'ai dormi comme un bébé. C'était un sommeil sans rêve, le genre de truc qui vous remet bien d'aplombs. Quand je me suis réveillé, il était déjà 13h00. Tcheuh, tard. Gustav avait fait son lit, comme il est sage le gentil garçon, et il avait laissé un mot sur la table de la cuisine.

« Évites de vider le frigo, fous pas le bordel, et ne sors pas, compris ? »

On dirait ma mère...Incroyable ! Je suis tenté...

« Oui papa. »

Voilà, ça, c'est fait. Mais pourquoi il veut pas que je sorte d'abord ? Bon, je m'en fous j'en avais pas l'intention. Je me prend des céréales, ( N.T : CHOCAPIC, c'est fort en chocolat !), avant de remonter dans la chambre. Gustav m'a préparer des vêtements, pour que je puisse me laver tranquille et mettre des vêtements propres. Pour la nuit, j'avais juste gardé mon grand tee-shirt, histoire de pas faire chié mon monde. Visiblement, Gustav avait vite pigé mon style, il m'a laissé un super pantalon large et un tee-shirt XXL avec un rhino dessus. Classe quoi. Bon, je bouffe au lit, zappe sur la mini-télé qu'il a dans sa chambre, avant de me décider d'aller à la douche. Ca fait du bien, après on se sent tout propre, tout frais. Remarque, le contraire serait assez étrange et inquiétant. En plus le savon il sent super bon, maintenant je sens le savon de Marseille ! ( N.T : Et non, vous n'avez pas besoin de venir le sentir pour vérifier...). À quoi vais-je tuer le temps aujourd'hui ? Bah, je vais encore pioncer tiens. Tant pis, je fais ce que je veux d'abord. Putain, c'est demain...Horreur, n'y pensons pas. Bon...Roonffllll...( N.T : je me passerais de tout vos commentaires.)
Mmh...J'y arrive pas. Du coup, je reste allongé comme un con, à fixer le plafond, le cerveau en mode veille. J'entends des bruits de porte qu'on ouvre en bas. ( N.T : tintintinnn mais qui est-ce ? ).
Quoi, je suis resté si longtemps que ça à fixer ce plafond ? Éh béh...

« Tom ? »
« Chui's en haut Gus' »

Je l'entends monté, et je suppose que Georg est avec lui, ou alors Gustav doit vraiment peser lourd...Je préfère ma première supposition.

« J'vois que t'as vite retenu mon surnom, tu pionces encore à c't'heure ? »
« J'ai l'air de pioncer ? »
« Heeyy la crapule ! »

Depuis quand Georg m'appelle la crapule ?

« Heyy, le yéti »

Paf, dans les dents. Buahah, je suis démoniaque. Gustav qui soupire, avat de s'approcher de moi, pourquoi il a l'air inquiet ?

« Ca va ? »
« Ben oui ca va pourquoi ça n'irait pas ? »
« Tom... »
« Oui bon ca va c'est bon... »

Georg lui il comprend rien, c'est vrai, il est pas au courant...

« Euh, il est censé aller mal ? »

Bon...Va peut-être falloir le mettre au courant. Je fais signe à Gustav qu'il peut lui dire, je sens que si c'est moi qui raconte, je vais terminer par des insultes sur ma mère. Pendant que Gus' raconte, je commences à cogiter. C'est demain. 11h15.
Je suis tellement en pleine cogitation, que lorsqu'une main se pose sur mon épaule, je sursaute comme un malade. C'est Georg. Il me sourit gentiment.

« J'suis avec toi mec. »
« Merci... »

Ils sont vraiment gentils tout les deux. On a continuer d'causer pendant pas mal de temps, ils ont fait leurs devoirs, et Gustav a proposer d'aller à la cave, histoire de se changer les idées. Ouais, pourquoi pas. On descend, et là on se met à fond dans la musique. C'est le père de Gustav qui vient nous arrêtez, disant qu'il est tard et qu'il serait peut-être temps de la mettre en sourdine. Il nous propose de rester manger, j'ai dit à Gustav que ce soir je rentrais chez moi. Il est cool son père. Je me demande si le mien est pareil. J'ai peur d'être déçu. Que je me rende compte que c'est qu'un gros con. De toute façon, ça l'est certainement, y'a qu'un con pour ne prendre qu'un fils avec lui et laisser l'autre...
Ah, on remange des pâtes.

« Désolé les garçons, mais j'ai vraiment pas la tête à cuisiner autre chose. »
« C'est rien p'pa, ils vont pas crever pour des pâtes, t'inquiètes. »

C'est vrai, Gus' à raison, les pâtes c'est bon pour la santé en plus. À la fin du repas, Georg dit qu'il va pas tarder, j'en profite pour dire que je vais moi aussi rentrer. Il est déjà 21h00 ? Bordel, tard.
Je remercie Gustav et son père, ils ont été sympas de me laisser pieuter chez eux.

« Pas d'quoi, reposes-toi, te courage pour demain, tiens mon numéro, si t'as besoin n'hésites pas. »
« Merci. »

Je prend son portable, et Gustav finit par m'enlacer, histoire de m'encourager. J'ai envie d'pleurer tout à coup. Non, faut pas. Alors je ravale vite tout ça, avant de saluer le Gus'gus. C'est vraiment un mec bien.
Après avoir marcher pendant une demi-heure dans le noir et le froid ,pauvre de moi, je finit par arriver chez moi. Les lumières sont éteintes. Ma mère est pas là. Normal, elle est près de ce frère que je ne connais pas.
Comme j'ai rien d'autre à faire la télé, avant de fixer cet écran sans aucun intérêt. Finalement, vers 23h00, j'monte me coucher. Je sens mon c½ur battre comme un bourrin dans ma poitrine. Comme s'il voulait se barrer, histoire d'aller faire une petite promenade au clair de lune. J'ai peur...J'hésite...Puis finalement, j'appelle.

« Ouais allô ? »
« Gus' ? »
« Tom, tu pleures ? »
« ... »

Il a passé une demi-heure à me réconforter au téléphone, limite il venait chez moi, mais je lui ai dit qu'il avait pas intérêt à se bouger à c't'heure là juste pour moi. Quand j'ai raccroché, j'ai directement sombré dans le sommeil. Il est doué Gustav.

Je sursaute, bordel j'ai l'impression de mettre tout juste endormi ! Le réveil s'égosille, me tuant les tympans au passage. Bam, dans ta gueule le réveil.

« Mraooow ? »

Je me redresse, avant d'apercevoir la silhouette de Kasimir ( N.T : je ne suis pas responsable du nom de ce chat )en train de se frotter à sa gamelle dans le couloir, en train de me fixer avec ses grands yeux suppliants. Merde, je vais faire comment avec lui ? ah, je vais le refiler à la voisine, elle va être ravie de le garder et il va se faire nourrir à la pâté Kit Kat alors...

« Mraooooooow »

Bah, le voilà qui monte sur mon lit en faisant un bruit d'enfer avec ses ronrons, et qui vient me foutre un coup de boule, se frottant à ma joue. T'as la dalle hein le chat ? Il continue son manège, avant de planter son regard tout jaune dans le mien. J'ai la flemme de me bouger. Il finit par se rouler en boule, et de s'installer contre ma joue, se calant contre mon épaule. Je soupire, il a si faim que ça ? Bon allez, faisons un effort. Je me lève, alors que lui il bouge pas. Et je me rend compte que dans la gamelle, y'a encore des croquettes. Bah alors pourquoi il fait tout son cirque ? Aïe ! Mais quel con, il est train de me grimper dessus en s'agrippant à ma jambe ! Bordel ça tue ! Ouais c'est ça, squatte mes épaules. Et qu'il ronronne, et qu'il ronronne. Il s'installe tranquillement sur mon dos, continuant son bruit de tracteur dans mes oreilles. Je résiste pas, et je le retire pour le prendre dans mes bras, on dirait un gros bébé poilu et tout doux. Pourquoi qu'il me lèche le front maintenant ? Je pu alors il me lave c'est ça ? Tsss...

« Mraraooow »
« On va aller chez la voisine hein, tu vas voir ça va être fun, t'auras d'la bonne bouffe et de quoi pioncer tranquille. »

Il « hoche » la tête, et finit par me poser une patte sur la tête. Je rêve ou il s'inquiète pour moi ? Vous avez déjà eut l'impression que votre chat vous souriait vous ? Parce que là je me demande si je ne suis pas un peu taré sur les bords. M'enfin bon...Je jette un coup d'½il à l'horloge. 10h45...Je vais être en retard.

« Bon, minouchon, on va y aller hein... »

Il enlève sa patte, avant de se tortiller pour que je le lâche. Oui bon bah ça va, j'vous jure... Je me dirige vers la salle de bain, histoire de me débarbouiller un peu. Je m'habille, avant d'aller dans ma chambre pour y prendre un sac et y fourrer le plus d'affaires possible. Je vais prendre ma gratte aussi. Je descend le tout, avant d'aller manger un bout. Je stresse. Mais à mort là. Bon, faut pas que j'oubli le chat. Je le cherche, avant de me rendre qu'il attend tranquillement devant la porte d'entrée. Qui a dit que le chat, c'était con ? Je le prend dans les bras, avant d'aller dehors et de sonner chez la voisine. Elle est ravie, et l'emmène pour lui donner une bonne pâtée bien dégueu et qui pue la mort. Il est 11h05. Je suis vraiment en retard. J'ai mon estomac qui se serre à chaque minute qui passe. J'ai l'impression qu'on me le tord lentement, juste pour faire durer le truc. Je prend vite mon sac et ma gratte, avant de me mettre à courir jusqu'à la gare. J'arrive pile à l'heure, heureusement que le train avait du retard. Là, je suis assis, et j'ai qu'une envie, m'éclater la gueule pace que dans 5 minutes je vais gerber tout ce que j'ai. J'arrête pas de gigoter, ce qui agace les autres gens du compartiment, je tiens pas en place. Ma jambe bouge toute seule, j'y peux rien. Lorsque le mec qui squatte le haut-parleur annonce Loitsche, j'ai l'impression que je vais mourir. Je vais les voir, je vais les voir, je vais les voir. Ma mère va halluciner. Remarque, mon père aussi. Mais j'ai tellement peur. Peur de LUI. J'ai cette putain d'envie de leur montrer à quel point ça me fait mal. L'envie de les voir se morfondre dans la culpabilité. Le train s'arrête. Non non, pourquoi maintenant ? C'est trop tôt...Sauvez-moi...Cette fois-ci, mon c½ur n'essaye pas de sortir de mon corps, nan, cette fois-ci il s'est fait tout petit, et j'ai l'impression que quelqu'un s'amuse à me le tordre de toute ses forces pour qu'il arrêtes de battre et que j'en crève. J'arrive même plus à respirer. J'hésite à descendre. Je peux encore rester dans le train, et descendre à l'autre arrêt. C'ets mon dernier échappatoire.

« Jeune homme, c'est le terminus, veuillez descendre du train s'il vous plait »

Putain ça vous aurez tué de faire le terminus plus loin ?

« Jeune homme, tout va bien ? »

J'ai l'air ? Je dois être blanc comme la mort, et l'air complètement effrayé.

« O.Oui tout va bien, désolé. »

Je prend mon sac, ma gratte. J'ai du mal à me lever. Je tremble. Je titube dans le wagon, passant à travers les rangées de sièges. Il y a du monde, alors du coup je dois attendre pour descendre. Lorsque j'atteins les marches du train, j'en loupe une et manque de m'étaler avec mon bordel. J'arrive plus à penser. J'arrive plus à rien. Je ne tiens même plus sur mes jambes. Il y a encore de monde pour que j'aperçoive ma mère. Andreas avait dit qu'ils seraient là tout les trois. J'agonise là. Merde, achevez moi !

« TOM ?! »

C'est elle, derrière moi. Je reste en mode « bloqué ». J'arrive pas à me retourner. J'arriverais pas à lui faire un sourire narquois et à lui dire « Et ouais. » Je peux pas. C'est finit de moi, je suis foutus. J'arrive plus à bouger, c'est définitif, je suis paralysé sur place. Mais une main que je connais très bien me tire vers l'arrière, m'obligeant à me retourner. La seule chose que j'entend, c'est mon c½ur qui essaye de battre, juste pour me faire agoniser le plus longtemps possible.

« Mais ! Enfin, qu'est ce que tu fais là ? Pourquoi n'es-tu pas en cour ? Tu sèches ? Tom ! »

Ils sont derrière elle. Enfin...y'a un grand gars, il a l'air assez costaud. Il a les cheveux bruns, du moins c'est ce que je vois sur ce qu'il en reste. Il à l'air effrayé. Et là, même si j'ai la trouille, mon regard se pose sur...Elle ? Bordel, mais c'était pas un FRÈRE ? Peut-être qu'il est pas là, peut-être que c'est ... Pourtant, en y regardant bien on dirait pas une fille. J'en sais rien. Je sais plus trop ce qu'il se passe en fait. Tout ce que je sais, c'est que nos regards se croisent. Pourquoi ça me fait sursauter J'en sais rien. Et là, je sais pas pourquoi, mais tout retombe. Le stresse, l'angoisse, tout. Mon c½ur se desserre en un seul coup, et mes tripes reprennent leur formes initiales.

« Hey, Tom répond moi ! C'est pas vrai ! »

Tout reviens. Toute cette colère. Mon visage se ferme, et la je pousse une gueulante.

« Ce que je fous là ? C'est toi qui me le demandes ? Et toi t'étais pas censée être en train de régler des putains d'affaires ? Hein ?! Alors depuis tout ce temps tu me mens ? Tu m'aurais mentis jusque quand ? Pourquoi t'as fais ça ?!! »

J'ai gueulé tellement fort, que y'a un gros silence sur le quai. J'm'en bas les couilles, de toute façon, plus rien ne compte maintenant. Je fais plus attention à ce que je fais. Je m'approche de ma mère, et continue de gueuler de plus en plus fort.

« Tu comptais me l'annoncer quand ?! À mes 40 ans c'est ça ?! Où peut-être jamais ?!? »
« Tom, s'il te plait «

Cette fois-ci, c'est mon « père » qui a parlé. Il s'approche doucement, avant de me prendre dans ses bras.

« Je suis content de te voir fils. »

Quoi ? Mais il se croit où ?

« Va t'faire FOUTRE ! »

Je le pousse, il ne dit rien.

« Vous croyez quoi ? Que j'allais prendre la nouvelle à c½ur joie ? Bandes de CONS ! Et puis c'est qui elle ? »

Cette fois-ci, je pointe la personne aux cheveux noirs. Visiblement, ça l'a choqué que je parle d'elle comme ça. J'm'en tape, je veux voir mon frère. Les parents ont l'air choqué, et ma mère commence à bégayer un truc. Vu leur réaction, c'est peut-être un mec...Mon père fini par réponde.

« Tom...ce...c'est t - «
« Qui je suis ne te regardes pas. »

Elle a une voix bizarre et me fixe d'un regard noir.

« Il est où Andreas ? »

Cette fois-ci, ça va être entre elle et moi.

« Ca te regardes pas. »
« On t'as jamais demandé de venir, il est où ? »

Pourquoi mon c½ur se resserre tout à coup ? Je me sens tellement mal. Et visiblement, elle a pas l'intention de s'arrêter là.

« On veut pas de toi. »

S'en est finit de moi. Les parents sont choqués, en mode pause sur image. Moi, je préfère baisser la tête, histoire de cacher mes larmes. J'articule à peine, mais je fais encore un effort.

« Il est où Bill ? »
« Bill, c'est moi. »

Deuxième choc. Celui-là m'a tué. C'est ' elle', mon frère ? Apparemment.

« Pourquoi t'es là ? »

Pourquoi je suis là ? C'est une bonne question...Pourquoi suis-je venu ? J'en sais rien, j'ai oublié. Je me sens vide. Y'a plus rien. Comme je répond pas, ' Bill' reprend.

« Pourquoi c'est pas Andreas qu'est venu ? »
« Il m'a laissé sa place... »

J'arrive enfin à parler.

« Il aurait pas dût, on veut pas de toi. »

Pourquoi ? Pourquoi il s'obstine à me faire mal comme ça ? Si c'est mon frère, pourquoi me balance t'il tout ça dans la gueule ? Et les des autres cons qui bougent pas...
Je lève la tête, le dévisageant. En fait, il est plus grand que moi, et il porte des vêtements moulant. Il a les yeux cernés de noir, le même que celui de ses cheveux qui lui arrive aux épaules. Il me fixe avec un regard méprisant. Pourquoi ? Pourquoi me méprise-t-il ? Je sais pas pourquoi, sûrement une de ces pulsions bizarres qui vous prennent comme ça. Moi j'ai pas résisté. Je me suis avancé vers lui, il a haussé un sourcil, genre « Qu'est-ce que tu fous ? T'approches pas. ». Rien à foutre. Et là, je le prend dans mes bras. Me demandez pas pourquoi, j'en sais rien. Ce que je sais, c'est que maintenant je lui chiale dessus, et que je le serre contre moi de toutes mes forces. De ce qu'il en reste quoi. Il fait rien. Il reste juste stoïque.

« Pourquoi... ? »

Il ne répond pas, il se laisse juste faire. Si il dit qu'on ne veut pas moi, pourquoi je le sens s'accrocher à moi ? Juste un peu. Il me tient juste le tee-shirt. Il finit même pas s'appuyer sur moi. Moi je continue à pleurer. J'arrive pas à m'arrêter. Ca part tout seul. Après encore quelques instants, je finis par le lâcher. Il me regarde, toujours aussi stoïque.

« Andreas arrive demain. »
« Ah »

Finalement, mes parents nous ont guidés jusqu'à la voiture, enfin moi surtout. Dans la voiture, j'étais à l'arrière avec lui. Il se tenait le plus proche de la portière, comme s'il voulait ne pas m'approcher, et rester le plus loin possible de moi. Il y avait un gros silence. Dès qu'on est arrivé, il est directement monté, et je pense qu'il est partit s'enfermer dans sa chambre, vu le claquement qu'il y a eut. Mon père s'est « dévoué » pour monter mes affaires dans la chambre d'amis. Il va y avoir une discussion sérieuse avec ma mère. Elle m'appelle, et je la retrouve dans une grande cuisine, assise sur la table, les coudes sur celle-ci, croisant ses mains devant son menton. Je m'assied face à elle, la défiant du regard.

« Tom, comment tu l'as apprit ? »
« Andreas m'a tout dit. »
« Je vois...Je suis désolée. »
« Tu peux l'être autant que tu veux, ça réparera rien. »
« Écoutes, je sais que c'est dur, mais je ne voyais pas comment faire...Je ne veux pas te perdre, tu comptes tellement pour moi, j'avais tellement peur que tu veuilles rester ici en sachant que tu y avais un frère, alors...Je pensais que te le cacher me permettrais de te garder près de moi... »

J'ai pas le temps de répondre, que quelqu'un le fait à ma place...

« Et moi, tu veux pas de moi ? »

Elle se retourne, et voit Bill, qui vient d'arriver et qui se tient juste dans l'encadrement de la porte.

« Mais non Bill, c'est pas ça...Je vous aime autant l'un que l'autre. »
« Alors pourquoi tu nous l'a cacher ? »
« Je ne voulais pas vous faire souffrir...Je pensais que si vous ne le saviez pas, cela arrangerait les choses. »

Cette fois-ci, c'est moi qui répond.

« Tu trouves que les choses sont arrangées là ? Hein ?! Vous êtes vraiment que des cons tout les deux ! J'le crois pas d'avoir des parents pareils ! »

Bill me regarde avec des yeux ronds, et ma mère se lève brutalement.

« Tom ! Tu ne parles pas de nous comme ça ! Certes, j'ai fait une erreur, tout comme ton père, mais on ne peut pas tout réussir dans la vie !! »
« J'veux plus t'écouter... »

Sur ce, je me lève, l'ignorant totalement. Je grimpe les marches, et il semblerait que je sois suivit par Bill. Mon père est encore occupé dans la chambre que je dois occuper.

« Dégages »

Je sais, c'est un peu brutal. Mais mon père ne relève pas. Lui au moins, il a conscience de ses conneries. Il sort, et je claque la porte derrière lui, avant de m'affaler sur le lit. Il est tout mou. Ca me rappelle le canapé de Gustav...
Bah, je vais l'appeler tiens, je vais tout lui vider.

« Tom ? »
« Gustav ? »
« Non, le Pape »
« Cool, vous pouvez pas me lavez de mes péchés ? »
« Dis moi tout mon enfant. »
« Je suis chez lui. »
« Ah, et ? »


Et voilà, je commence à tout lui raconter. J'entends Georg derrière qui beugle « Vas-y Tommy ! Fight ! ». Va falloir qu'il calme ses hormones lui...Mais à eux deus, ils ont réussis à me redonner un peu le sourire. Après, j'appelle Andreas. Il est avec Roux.

« Salut Tom..Hé mais, putain Sam lâches ce portable, connard ! »
« CALAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAR ! »

J'ai la soudaine envie de raccrocher...

« Le nain, repasse moi Andreas immédiatement ! »
« Haaan méchaaant tu m'aaaimes paaas »
« Non, t'as raison, allez rend lui le téléphone »
« Han, j'ai mangé des petits pois ce m- »
« ROUX ! »
« Ouais ouais, tiens And'... »
« Tom ? »
« Andreaaaaaaaaaaaaaaaaaas »
« Tom... »
« J'y suis. »
« Oh... »
« Ouais et ... Attends... »

Quelqu'un entre. Bill ? Il pourrait frapper...J'éloigne le portable de mon oreille, vu que le nain orange commence à s'égosiller.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Il répond pas, et reste planté dans l'encadrement de la porte, à me fixer bizarrement. Visiblement, Roux s'est calmé, je suppose qu'Andreas en est venu aux coups de pelles.

« Tom ? »

Je remet le portable sur mon oreille.

« Ouais ? »
« Y'a Bill ? »
« Ouais. »
« Passes-le moi s'te plait »
« Mmh... »

Je me lève du lit, avant de m'approcher de lui. Je lui tend le portable.

« Andreas veut te parler. »

Il prend le portable, et se barre dans sa chambre. Sympas. Y'en à que pour sa gueule, moi je peux crever, on s'en branle. Ca me saoule. Je soupire, avant de me rendre compte que en fait, Bill n'a pas vraiment une mine très joyeuse. Enfin j'veux dire...Il a des cernes, et on dirait que sa peau est grise. C'est maintenant que ça me frappe. Il a l'air tout faible. Je l'entends discuter avec Andreas, mais je n'arrive pas à comprendre ce qu'il dit. Je sais pas de qui je suis jaloux. Du fait qu'Andreas soit super complice avec mon frère, ou du fait que plus personne ne fait attention à moi, et s'occupe de Bill sous prétexte que c'est un drogué accro à l'alcool. Je pense que c'est pour les deux, et dans les deux cas, je me sens terriblement seul. Je devrais peut-être repartir... Oui, je vais reprendre le train, et rentrer chez moi...J'irais récupérer Kasimir, et je me défoulerais sur lui en matière de câlins. Ouais, y'a des fois où j'me sens mal, et où j'ai un terrible besoin de câlins en masse. Et comme personne ne m'en fait, j'vais en faire au chat. Voilà, nah. Je récupère mon sac, que je traîne à bout de bras, et installe ma gratte sur le dos. Lorsque je sors dans le couloir, prêt à repartir, je tombe sur Bill, qui visiblement à finit avec Andreas.

« J'ai finit. »

Il me tend mon portable, Andreas est toujours en ligne.

« And' ? »
« Ah, Tom, j'ai discuté avec ton frère.»
« Ca va être dur de faire autre chose au téléphone. »
« Tom, arrêtes avec ton humour de merde. »
« Vous avez parlés de quoi pour que je devienne la chose à laquelle on ne s'intéresse pas ? »
« On a parlé de toi, bon, je dois y aller. Sois sympa avec lui, il a pas eut la vie facile lui. »
« Putain mais tu crois que moi je l'ai eut la vie facile ? Vous faites chier bordel ! Toujours Bill, Bill, le pauvre, hanlalala, en fait moi je suis que le petit con qui a tout eut et qui se plaint encore ! Lâchez moi MERDE !»

Il n'a pas le temps de répondre, que je lui raccroche au nez. Ils me font tous chiez. Bill, Bill, pauvre petit bichon. Et moi alors ? Je suis censé être celui qui va bien, qui a tout eut dans sa vie et qui ne devrait pas se plaindre ? Bordel !
Je commences à m'énerver tout seul, avant de m'apercevoir que Bill me regarde depuis tout à l'heure. Merde, je pensais qu'il était repartit dans sa chambre moi...On se regarde pendant un instant.

« Tu comptes partir ? »
« Ouais. »
« Pourquoi ? »
« Tu le sais très bien, tu l'as dit toi même, on ne veut pas de moi ici. »

Paf, dans ta gueule. Il hoche la tête , toujours en me fixant.

« Ouais. Mais tu devrais rester, parce que sinon ils vont pleurer.»

...

« J'm'en fou, t'as qu'à les consoler, après tout ils sont tous autour de toi, c'est pas moi qui vais leur manquer. »
« Ouais, t'as raison. »

Je sais pas si j'ai vraiment envie de partir en fait. Juste pour l'emmerder, je vais rester. Mon frère n'est qu'un connard.

« J'ai toujours raison. »

Sur ce, je retourne dans al chambre, et y remet mes affaires. Il me suit, et s'arrêtes à l'encadrement de porte.

« Tu voulais pas partir ? »
« Si. »
« Alors pourquoi tu restes ? »
« Pour pourrir la vie de tout ceux qui m'ont pourrit la mienne. »

Il hausse les épaules, pour montrer que c'est pas lui que je vais atteindre de cette façon...Il ne devrait pas. Je vais me venger.

C'est l'heure du dîner. Je ne suis pas descendu pour le repas de midi, j'avais pas encore le courage. Lorsque je descend, ils sont déjà tous à table, et s'arrêtent immédiatement de parler à ma venue. Quelle bande de crevards. Je suis à côté de Bill. Je vais pouvoir enfin passer à l'attaque. Le repas commence dans le silence. Jusqu'à ce que ma mère me demande...

« Tom, tu veux bien prendre l'eau qui se trouve dans le frigo derrière toi s'il te plait ? »

Bien sûr, Bill lui il faut le laisser tranquille et ne pas l'emmerder. Mais je ne dis rien, et me lève. J'ouvre le frigo, avant de dire.

« Elle est où la bière pour Bill ? »

Tic. Visiblement, Bill se crispe, et ma mère semble choquée. J'en rajoute une couche.

« À moins qu'il ne préfère de l'eau à la coke, au choix. »

Et paf. Silence de la mort qui tue. Bill finit par se lever, et par courir jusqu'à sa chambre, après m'avoir gueuler un gros « CONNARD » au passage. Je suis fier de moi.

« Tom, comment oses-tu ? »

Pauvre maman chérie, t'es choquée ? J'suis sûr qu'elle s'attendait pas du tout à ce que je sois au courant des « petits » problèmes de Bill. Je me rassied, tranquillement, avant de reprendre.

« J'oses comme toi tu as osé me mentir pendant 17 ans. »

Temps mort. Moi, je finis de manger, débarrasse, et remonte en silence dans ma chambre que je retrouve...Dévastée. Visiblement, une CERTAINE personne aurait vidé tout mes affaires, déchiré mes partitions, et couper deux cordes à ma gratte. MA GRAAAAAAATTE ! Le salaud !Le connard ! Ma chérie !!
Putain, en plus ça coûte de réparer des cordes ! Bordel, et mes partitiooons ! J'y ai tellement travaillé ! Putain, il va en baver. Je range vite fait bien fait le tout, dépose l'amour de ma vie sur mon lit, avant de me diriger vers la salle de bain. Je vais faire en sorte à ce qu'il passe le premier. J'ai vu qu'il se maquillait...Et effectivement, il y a pas mal de cosmétique sur le rebord de l'évier. Je prend chaque crayon, écrasant les mines, les cassant en plusieurs morceaux. Après, je m'occupe du mascara. Je vide la poudre avec un coton tige dans la poubelle, et il ne reste plus que des pots vidés. Il y a aussi du gel. Visiblement, aujourd'hui il n'en portait pas. Et il ne va certainement pas en mettre de si tôt, car je vide tout dans l'évier, avant de rincer. Je vois qu'il y a des teintures aussi. Du noir, ça doit être à lui. Pareil, je vide le tout. Faut que j'fasse gaffe, ça tâche. Bien...Le chauffe-eau maintenant...Je cherche l'arrivée de gaz pendant un bon moment, avant d'enfin la trouver et de la couper. Bien, qu'est ce que je peux encore faire ? Aha ! Trouvé. Je cherche la trousse de toilette de ma mère. Je sais qu'elle se met toujours une crème auto-bronzante à la con, super grasse. Ca y est, ouf ,elle l'a prit. Je met le liquide orangé sur la paume de main, avant d'aller en mettre sur le sol de la salle de bain. C'est le truc qui résiste à l'eau, et qui glisse super fort. Voilà, c'est fait. Rappelez moi de mettre une serviette sur le sol avant de prendre ma propre douche. Bien, finit. Je vais donc me planter devant la porte de « mon frère ».

« Tu dois aller prendre ta douche. »

Temps mort. Bon, il ira bien quand je partirais. Je me barre dans ma chambre, et écoutes à la porte. Gagné ! Il m'a crut et va dans a salle de bain. J'ne profite pour aller me glisser dans sa chambre. Les voltes sont fermés. J'allume la lumière. Oh. Le lit n'est pas fait. Les murs sont couverts d'un tas de grafitis. Tiens, y'a marquer « Va crever Tom ». Cool. Le sol est recouvert d'un bordel sans nom. J'aperçois une commode. Et dessus, il y a des petits sachets. Ils sont remplis de poudre blanchâtre. Je m'approche, avant d'en ouvrir un et d'en sentir le contenu.

« Pfeuh, c'est d'la vraie. »

J'entend un gémissement. Ca vient de la salle de bain. J'ai pas le temps de sortir de la chambre, que déjà Bill y rentre comme un bourrin, titubant à moitié, juste habillé d'une serviette.

« Connard. »

Je le regarde sans rien dire. Il à l'air vraiment furax. Il pleure à moitié. J'aimerais dire que je m'en fou complètement, mais j'ai l'étrange impression que ça n'est pas le cas. Il s'approche de moi, avant de me balancer son poing dans la gueule.
Je n'essaye même pas de l'éviter.

« Salaud ! Connard ! Dégages ! »

Il me pousse, et moi je trébuche. Je l'entraîne dans ma chute, me rattrapant à lui par réflexe. Il me tombe dessus. Je le repousse, un peu plus violemment que prévu.

« Bordel me touche pas sale tantouze ! »

Certes, les mots ont légèrement dépassés mes pensées. Il reste figé sur place. Moi, je continue sur ma lancée, me relève, et limite lui crache à la gueule.

« Chui's pas pédé alors va violer quelqu'un d'autre ! »

Sur ce, je retourne dans ma chambre. Je l'entends qui gueule comme un malade, et qui claque sa porte de toutes ses forces. Les parents montent, et bien évidemment , c'est sur moi que ça retombe.

« Tom ! Que se passe-t-il ? Pourquoi Bill hurle comme ça ? »
« Demande lui »
« Tom...Tu n'es vraiment qu'un sale gosse. »

C'est ça ouais, et toi la gentille mère parfaite. Va te faire foutre. Elle claque la porte de ma chambre derrière elle, histoire de bien me faire comprendre qu'elle est en colère. Le reste de la soirée, je la passe à réécrire mes chansons, et à cogiter dans mon coin. Bill semble s'être calmé. Il est 23h45. J'entend mon père monter dans sa chambre. Ma mère doit dormir en bas. Comme j'ai pas envie de rester cloîtré ici, j'me dis que sortir ne me ferait pas de mal. Et donc, sur la pointe des pieds, je descend, prend les clés pendues au mur, je suppose que se sont celles de la maison, au moins une, et je sors. Il fait frais dehors. Comme je ne connais rien d'ici, je commence à errer un peu, avant de me rendre compte que je tourne en rond depuis une demi-heure, vu que ça fait trois fois que j'aperçois a même maison...Je soupire, avant d'entendre un bruit étrange. Des pleurs ? Y'a quelque chose qui couine, et une autre qui pleure. Je cherche du regard, mais ne trouve rien. J'ai peut-être des hallucinations. Je reprend donc ma marche nocturne, passant sous un lampadaire dont la lampe est éteinte, plongeant une petite partie de la rue dans l'obscurité. Mais je ne m'attendait pas du tout à ce qu'un chien vienne m'aboyer dessus, sortant soudainement de l'ombre. Du coup, j'hurle comme un taré. Certes, c'était pas un cri très, très viril, et alors ? J'aimerais vous y voir vous...Le chien est assez gros, il est pleins de poils frisés, avec le dos gris et le reste blanc. Il me grogne dessus. Il est gros, je trouve. Limie, il aurait une tête de con avec tous ses poils sur la tronche, mais là personnellement, j'ai pas du tout l'envie de rire. J'entends à nouveau les sanglots, légèrement couverts par les grognements du chien.

« Y'a quelqu'un ? »

Pas de réponse. Je me recule légèrement, vu que le chien ne semble pas décidé à me laisser tranquille. Puis d'un coup, il s'arrête, levant la tête pour humer une odeur. Il s'approche de moi, moi j'arrive pas à bouger, crispé comme une truite, et le laisse s'approcher de moi. Il me sent les pieds, enfin du moins les chaussures, avant de continuer sur sa lancée et de me sentir la jambe et...

« HEY ! Espèce de chien pervers ! »

Je recule, plaquant mes mains au petit endroit sensible. C'est assez désagréable de sentir un chien y fourrer le nez...Vu qu'il n'a plus l'occasion de sentir...Tout ça, le chien s'assied, avant d'hocher la tête et de tirer la langue en haletant. J'ai loupé un épisode ? J'hésite, j'entend toujours quelques sanglots. Finalement, d'un pas hésitant, j'avance comme un crabe jusqu'à ce que je puisse deviner une silhouette, recroquevillée sur elle-même. Les soubresauts de ses pleurs la secoue.

« Euh...Tout va bien ? »

Toujours pas de réponse. Le chien passe devant moi, avant d'aller voir la silhouette inconnue et de déposer sa tête contre ce qui semble être son épaule. J'arrive juste à voir deux petites lumières qui sont le reflet d'une lumière dans les yeux de la bête. Temps mort. Bon, va bien falloir que je bouge. Je m'approche doucement, avant de m'accroupir près de la silhouette. Bordel, on y voit que dalle. J'arrive à me repéré lorsque je sens une touffe de poils hirsute sous mes doigts. Je prie pour que se soit les pois du chien, et non pas les cheveux de la personne pleurant. Bon, je suis rassuré, c'est le chien. Je m'approche un peu plus, tâtant un peu là où je peux. Je finit par toucher un bras, ce qui fait d'ailleurs sursauter la personne. Elle se raidit, et s'arrête de pleurer d'un seul coup.

« Euh...Ca va pas ? Qu'est ce qu'il y a ? »
« ... Dégages... »

Merde, mais je la connaît cette voix...

« Bill ? »
« Dégages j'te dis... »

Mais je bouges pas. Putain, mais je croyais qu'il était à la maison lui !

« Qu'est ce que tu fous là ?! »

Et là, il se jette sur moi. Ca m'a tellement surpris, que je n'ai même pas le temps de me défendre, ni même de gueuler. Je me retrouve dos à terre, Bill au dessus de moi, ses mains autour de ma gorge.

« P...Putain ... Bill...A...Arrêtes...Je...J'étouffe... »
« T'es qu'un connard. »

Il est en train de m'étrangler ! Bon, peut-être pas assez pour que j'étouffe à ce point, mais tout de même. Comme il m'a poussé dans la lumière, au milieu de la route, j'arrive à voir son visage. Il est crispé sous la colère. Il y a du sang. Sa lèvre est ouverte, et il a plusieurs blessures dans le cou, et son arcade saigne. Sa bouche est pleine de sang. Je me débats, secouant les jambes pour qu'il me lâche, mais rien à faire. Il a une putain de force, surtout pour son gabarit. Le chien aboie à côté de nous, semblant ne pas comprendre ce qu'il se passe.
Puis, je ne sais pas pour quelle raison, le visage de Bill se détend, et ses mains se desserrent. Il se laisse retomber sur moi, avant d'éclater en sanglots, hurlant sous les larmes. Et je fais quoi moi ? J'en sais rien. Je bouge pas, et l'enlace dans mes bras. On reste allongés comme ça pendant un bon petit temps. Le chien s'est calmé, et Bill aussi d'ailleurs. Il a arrêter de pleurer, et je crois qu'il dort. Vérifions.

« Bill ? »

Il dort. Bon, va falloir le ramener. Je sais pas ce qu'il s'est passé, mais bon, on va pas essayer de savoir ça maintenant. Je le soulève, il est pas très lourd de toute manière, avant de le hisser sur mon dos. Bordel, il pourrait faire un effort...Et voilà, je le traîne jusqu'à la maison, après être repassé trois fois devant la même maison que précédemment. Bon, y'a plus qu'à fouiller dans ma poche pour récupérer les clés. Attention, je suis cascadeur. Il va falloir que je tienne Bill d'une seule main, tout en le gardant en équilibre sur mon dos, et fouiller dans la poche qui se trouve un peu plus bas, et tout ça sans me faire tomber. Dur, dur. Mais comme je suis trop un boss, j'ai réussis. Oui enfin c'est surtout grâce au petit muret sur lequel j'ai appuyé Bill aussi, mais bon, on va pas le dire.
J'ouvre donc la porte, avant de me rétamer comme un con. Enfin...Je trébuche quoi...J'avais pas vu cette marche à l'entrée...Merde, Bill à giclé dans l'entrée. Bordel j'ai dut l'achever. Ah, visiblement, ça l'a réveillé. J'allume la lumière du vestiaire, après avoir tâter un bon moment.

« Euh, désolé, je me suis planté. »

Bom, bom, bom. Ma mère arrive, toute catastrophée, et hurle en voyant l'état de Bill, qui est, notons le, à moitié étalé par terre, la gueule en sang. Et moi, comme je l'ai porté, j'ai du sang plein les mains...Alors...Bien évidemment.

« Tom ! C...Comment as-tu osé ?!? Je le crois pas !!! »
« Putain mais je rêve, j'ai rien fait ! »

Mais elle ne m'écoutes même pas. Elle à l'air en colère. Papa descend, forcément elle a gueulé comme une perdue alors...Il voit Bill, puis me regarde. Ma mère s'est jetée sur Bill, qui à l'air encore dans les vapes, et pleure. Et là, je vois mon père qui s'approche à grands pas vers moi. Et là, ça part en vrille. Il me fout une grande claque. Mais le genre à vous décrocher la mâchoire. Je vacille, avant de me prendre le mur.

« Espèce de petit CON ! Comment oses-tu faire ça à ton frère ?!!? »
« Putain mais j'ai rien fait !! »

À peine redressé, qu'une autre valse. Cette fois-ci je tombe par terre. Ma lèvre saigne. Fais chier, ça va coaguler sur mon piercing et faire un mal de chien à retirer après. Bill me regarde, tétaniser. Putain, mais qu'il dise que j'ai rien fait merde ! Y'a mon père qui m'éclate la gueule là ! Ouargh, d'ailleurs celui-là vient de me choper par le col, et de me soulever.

« Ne t'avises plus de le toucher. »

Et sur ce, il me jette dehors. Je retombe sur le bitume, et me râpe les genoux au passage. La porte se referme dans un grand claquement. Il fait sombre et froid. J'ai encore un peu de mal à y croire. Mes parents m'ont jetés dehors, tout ça parce que j'ai aidé ce crétin de frère. Je me relève, titubant un peu, avant de m'essuyer le visage avec ma manche. Bordel, je pisse le sang. Et encore, j'ai du bol de pas avoir le piercing arraché, ça aurait été vraiment con...Je m'assied sur le muret, j'ai la tête qui tourne, et j'ai un putain de sifflement qui me vrille les tympans. Je reste comme ça , à moitié assommé, pendant je ne sais combien de temps. Seul le bruit d'une fenêtre qu'on ouvre attire mon regard.

« Tom... »
« Va t'faire voir toi. »

Bordel, déjà qu'à cause de lui je me suis ramassé sur la gueule, qu'est ce qu'il me veut encore ? Il referme la fenêtre, il comprend vite. C'est qu'un connard de toute façon, qu'il aille se faire mettre. De toute façon, il doit aimer ça. Je crache un bon coup, ça croque dans ma bouche. Je sais pas trop quoi faire. Je connais personne ici. Je me sens vraiment seul là tout à coup. Quand je pense qu'avant j'avais la vie pépère, je m'engueulais avec ma mère pour mes conneries, j'allais au bahut en me faisant chier, à sécher les cours et à me prendre des colles avec Roux...Et là...Là tout à basculer, comment ça se peut ? Comment est-ce possible que ça soit arrivé ? J'en peux plus. Mais je vais pas me laisser abattre. Non, je eux vaincre tout ça. Cette putain de vie va vite comprendre qu'elle ne m'aura comme ça. Faut que je me d'emmerde. Et puis, y a encore Gustav et Georg. Tiens, je v...Euh nan peut-être pas à cette heure là...Mais il a dit que je pouvais l'appeler quand je le voulais...Bon, on verra bien, de toute façon, au pire il me raccrochera à la gueule en beuglant que je ne suis qu'un crétin qui ne pense qu'à lui, comme ça j'aurais bien touché le fond.

« Tuuut...Tuu * clik * Mmoui ? »

Silence. Je sais pas quoi lui dire. J'ai envie de pleurer.

« Allô ? »

Bordel Tom, parle !

« Tom, ca va pas ? »

Paf, voilà je me remet à chialer...J'arrête pas en ce moment...Il attend que je me calme, patiemment.

« Tom, qu'est ce qu'il y a ? »
« J'en ai marre ! »
« Raconte... »

Bon, je vais pas vous remettre tout ce que je lui ai dit, vous le savez déjà. Il me laisse parler, et quand j'ai finit, il laisse un temps mort, comme s'il réfléchissait.

« P-Pardon Gustav j'aurais pas dut t'appeler... »
« Donne moi l'adresse de là où t'es. »
« Q-Quoi ? »
« Qu'est ce que t'as pas compris ? »
« Pourquoi tu veux l'adresse ? »
« Je vais me ramener avec Georg, de toute façon si je ne l'emmène pas il va me gueuler dessus, allez donnes. »
« Non, non restes chez toi, te déranges pas, il est tard.. »
« * soupire * Bon, tu ne vas pas me la donner ? »
« Non. »
« Bien, à tout de suite. »

Il raccroche. Pourquoi à tout de suite alors que je ne lui ai pas donné l'adresse ? Ah, merde, ça re saigne, bordel ça s'arrête jamais ?!
Après m'être à nouveau essuyer avec ma manche, qui est dégueulasse et qui pu le sang maintenant, je me laisse retomber par terre, avant de m'appuyer le dos contre le muret. Je vais m'endormir, j'ai la tête qui tourne, lourde. Je sais pas combien de temps je suis resté comme ça, recroquevillé sur moi-même à moitié endormi, mais en tout cas, je me souviendrais toujours de ces phares à la con qui m'ont détruit 99% de mes yeux. Le bruit du moteur de la voiture me vrille aux oreilles, alors que je n'arrive pas à voir ce qu'il se passe, les phares s'éteignent, le moteur se coupe, et deux personnes sortent de la dite voiture.

« Tom ! »

Merde, Georg ? Mais, mais ! Il se précipite vers moi, qui suis encore à moitié dans le coma, alors que Gustav se penche vers moi, les clés de la voiture en main. Je savais pas qu'il avait son permis lui...

« Hey Tom... »
« Gustav ? Mais comment.. «

Comment il a fait pour trouver l'adresse celui-là ?

« Les bottins ça existe, crétin. »

Oh. Mais je lui ai pas donné mon nom de famille...

« Mais tu connais même pas mon nom de famille... »
« Sur ta boîte aux lettres. »

Ce mec, c'est...Je sais pas, il est trop fort.

« T'avais pas à faire ça... »
« T'as vu ton état ? Allez, viens. Georg, aides-moi. »
« Yep. »

Sur ce, ils me prennent tout les deux par les bras, me portant sur leurs épaules, et m'entraîne dans la voiture. Il fait chaud à l'intérieur. Georg me lâche, alors que Gustav me tient fermement, et abaisse le dossier de la banquette arrière, ce qui donne une espèce de lit. Gustav me met dessus, m'allongeant comme il peut, avant de prendre une couverture que Georg lui tend, et qu'il avait visiblement récupéré du coffre.

« Allez, reposes-toi, on verra tout ce bordel demain. »
« Gustav... »
« Oui Tom ? »
« Merci... »

Après, trou noir. Je crois que je me suis endormi tout de suite. Le seul truc dont je me souviens, c'est un « Bonne nuit petit bonhomme » de Gustav. Je me sens bien. Au chaud, sous la couverture. Protégé. Moins seul...Le lendemain, lorsque je me réveille, je vois que les sièges des sièges avant ont été abaissés au maximum, et que Georg est allongé sur l'un d'eux. Il me regarde, avant de me sourire.

« Salut le loir. »
« S-Salut Georg... »

Je me frotte les yeux, j'ai un peu de mal à tout assimiler.

« Il est où Gustav ? »
« Ahahaaaaa il est partit chercher de quoi grailler »
« ... »
« Hey, fais pas cette gueule Tom, t'inquiètes pas, ça ira mieux. »

Pas que je pleure, pas que je pleure, MERDE. J'aurais jamais autant pleuré de ma vie...Georg se redresse, avant se glisser à l'arrière de la voiture, pour venir me prendre dans ses bras.

« Hey p'tit gars pleure pas, on est là, tout va bien... Allez, viens je vais te soigner ça... »

Il se retire un peu, me montrant ma lèvre du doigt. Je me calme, souriant un peu. Il prend ne boîte qu'il y a en dessous du siège avant passager, non pas sans s'être tortiller dans tout les sens, avant de l'ouvrir et d'en sortir un désinfectant, des strippes et des compresses. Je le laisse faire.

« Bon, on va enlever ton pirecing le temps que ça guérisse, histoire que ça s'infecte pas, va p'tetre falloir que tu retournes chez un spécialiste pour qu'il regarde si le trou est encore bon. »

J'hoche la tête. Après avoir foutu du désinfectant partout, il enlève mon piercing, et le met dans une compresse, pour en prendre une autre et essuyer ma lèvre. Une fois fait, il me colle des strippes, juste pour que ça cicatrise plus vite et plus facilement.

« Voilààà ! Tout beau tout propre ! »
« Mmh... »
« Attends, ça sert les cours de Benjamin secouriste ! »
« De quoi ?! »
« C'est des cours de la croix rouge. »
« Ah, okay. »
Si il le dit. J'ai jamais eu ça moi, le Benjamin secouriste...Pas grave. On aperçoit Gustav qui se ramène avec des sacs en papiers. Faim !

« Alors les deux bougres, bien dormis ? »
« Ouaaais !! »

Tous en ch½urs ! Il entre dans la voiture, s'installant sur son siège, avant d'ouvrir l'un des sac. Des croissants tout bons tout chauds ! Georg, lui il en est déjà à son deuxième, que moi j'ai à peine touché au mien, j'vous jure...

« Georg... »
« Mmmmmmh ? »
« T'en fous partout, je te rappelle que c'est la voiture de mon père... »

Pauvre Gustav...En plus ça fait rire Georg, quel con celui-là ! On continue de manger, dégueulassant allégrement la voiture, d'ailleurs après quelques minutes, Gustav a vite abandonné sa guerre de « J'essai de préserver la propreté ».
La conversation se ramène vite au sujet principal de leur venue, c'est-à-dire moi. Buahahaha.

« Et tu sais pas pourquoi ton frère avait la gueule en sang ? »
« Ben non, il a juste essayé de m'étrangler, pour me chialer dans les bras et s'endormir alors... »
« Oh, et quand ton père t'as frappé, il a rien fait ?»
« Non, je crois que ça l'arrange qu'on pense que c'est moi. »
« Ah ? »
« Ouais, je pense pas qu'il veuille vraiment faire savoir où est-ce qu'il a chopé tout ces coups, et puis de toute façon, depuis hier on se fout sur la gueule alors... »
« Putain, autant que ça ? »
« Ouais, il m'a tué ma gratte ce salaud ! »
« Tom, c'est ton frère quand même. »
« Certes, mais un salaud aussi. »
« Mmmhm... »

Gustav réfléchit. Georg, lui, laisse faire le cerveau, et le regarde, genre « Vas-y Gus'Gus', trouve nous une solution. ».

« Bon, écoutes, j'ai pas de solution...Si tes parents ne te croient pas, je vois pas trop comment tu peux faire, à moins de convaincre ton frère de tout avouer, et d'essayer de savoir ce qu'il a eut par la même occas'... »

Georg a l'air déçus. Buahaha.

« Bon...Ca va aller Tom si nous on repart ? »
« Oui, oui, ne vous inquiétez pas, je vais me d'emmerder... »
« Sûr ? Au pire on peut louper les cours... »
« Nan ! C'est bon...Merci d'être venus...C'est déjà beaucoup... »

Ouais, grâce à eux, je me sens remonté à bloc. Peut-être pas invincible, mais presque. Après m'avoir souhaité bon courage, ils partent. Ils m'ont vraiment remonté le moral...J'espère que Gustav aura pas trop de problèmes avec cette histoire de voiture, techniquement il n'est pas censé la prendre sans autorisation...Hum, bref. Je vais donc me planter devant la porte de la maison, avant de poser mon doigt sur la sonnette, et de l'y laisser, la faisant hurler dans toute la maison, histoire de tous les réveiller. Je n'enlève mon doigt que lorsque ma mère vient ouvrir, toute catastrophée.

« Tom ? »
« Ouais, ton fils. »

Elle reste figée sur place.

« Je ne veux plus te voir. »
« Ah ouais ? C'est sûr, maintenant y'a l'autre couillon hein ! »
« Ne parles pas de ton frère comme ça ! Tu as vu dans quel état tu l'as mit ?! »
« Mais c'est pas moi !!! Bordel, j'aurais dut le laisser crever sur la route celui là alors ! »
« Comment oses...Comment peux-tu dire ça ? »
« J'étais dehors, je l'ai récupéré sur le bord de la route ! Merde quoi ! »

Je lui laisse pas le temps de répliquer, que déjà je la pousse pour entrer, si la parole ne suffit pas, rien à foutre je vais utiliser la force.

« Tom ! »

Je vois mon père qui descend comme un bourrin des escaliers. Qu'il ne m'approche pas celui-là...

« Tom, dégages de là. »

Quel con. C'est sûr, quand il s'agit de son petit fiston adoré, je parle de l'autre couillon, alors là...

« BILL ! BORDEL !! »

Aha, il est là. Ouah, il a une sale gueule...Il est tout défiguré...

« Qu'est-ce que tu me veux ? »
« Putain, t'as pas été raté... »
« ... »
« Bref, dis leur que c'est pas moi merde ! »
« ... »

Putain le connard ! Il retourne dans sa chambre ! Alors s'il faut utiliser les grands moyens...

« Dis-leur sinon je leur parle de ce que j'ai trouvé dans ta chambre ! »

Aha. Il bouge plus, à mi-chemin entre sa chambre et les escaliers. Ma mère se trouve en bas des escaliers, interdite, alors que mon père reste planté sur l'une des marches. Bill se retourne, avant de dire :

« C'est pas lui. Il m'a juste ramené. »

Merci. Aaah, comme ça fait PLAISIR de voir mes parents complètement choqués.

« Alors, PAPA, ça fait quoi de se dire qu'on a frappé l'un de ses FILS en le traitant de petit con, sans raisons ? »

Silence. Je suis en train de me régaler. Bill, il ne bouge plus, et reste stoïque. Je vois ma mère se prendre le visage dans les mains, murmurant un tas de trucs incompréhensibles.

« M'man t'as un truc à dire ? »

Mon père ne la laisse pas répondre, il s'est appuyé conter le mur, et se frotte les yeux avec ses doigts. Il a l'air agaçé.

« J'en peux plus...J'enpeuxplusj'enpeuxplusj'enpeuxplus... »

Il continue à murmurer à ça à toute berzingue.

« Quand est-ce que vous allez arrêtez tout les deux ? Hein ? C'est déjà pas facile de gérer tout ça, mais alors si vous nous aidez pas, c'est sûr que ça va pas aller !! Merde à la fin !!! «

Il pète son câble là...

« Vous pensez que c'est facile pour nous ? Merde, Bill tu pourrais arrêter tes conneries ? Tu foutais quoi dehors à cette heure là ? Encore ta putain de drogue ? T'as encore pas compris ? Ca t'as pas suffit les égouts ?!! Tu comptes te saouler la gueule encore longtemps comme ça ? Tu crois que ça va tout arranger ? Bordel !! «

Me demandez pas de quoi ça parle, je ne suis au courant de rien. En tout cas, Bil est en train de se décomposer sur place.

« Et toi Tom, MERDE t'as besoin de piquer ta crise ? Tu vois pas que c'est pas facile ? On est tous dans la même merde ! On a fait une erreur on vous cachant tout ça, CERTES, on ne savait pas comment faire, EXCUSEZ-NOUS, on essaye de réparer ça !!! On essaye de faire des efforts, alors faites en aussi tout les deux !!! MERDE A LA FIN ! »

Putain, je le crois pas. C'est moi qui devrais beugler comme un taré, mon père m'a frappé, m'a foutu à la porte, et ils m'ont mentit sur leurs existences. Merde, JE dois hurler ! Pas eux !!! Mon paternel semble vraiment sur le point d'exploser, et plus précisément à ma gueule. Je le vois qui s'approche de moi. C'est à ce moment là que je me rend compte qu'il à pas l'air d'être au top de sa forme. Il a des putains de cernes, et le teint tout pâle. Dans ses yeux, y'a une masse de fatigue, mélangée au désespoir et à la douleur. La faute à qui ? Il n'a qu'à s'en prendre qu'à lui-même. Finalement, il soupire, et remonte. Bill se pousse, les yeux écarquillés, lui laissant le passage libre. Ma mère sanglote, et finit par s'en aller dans la pièce où elle dort, en reniflant bruyamment. Il ne reste plus que moi et...Lui.


« C'est quoi cette histoire d'égouts ? »
« Mêles-toi de tes affaires »

Et sur ce, il se barre, claquant la porte de sa chambre. Bah, j'aurais essayé. Je sais pas trop quoi faire en fait là maintenant...J'arrive pas à penser. Ca se mélange dans ma tête. Je ne sais plus quoi faire. Dois-je remonter dans ma chambre et y rester comme un gentil garçon ? Dois-je aller défoncer la porte de mon frère et y demander des explications ? Ressortir à l'extérieur et continuer à faire chier mon monde en pourrissant la vie de tout le monde ? J'en sais fichtrement rien. Finalement, je m'assieds sur l'une des marches de l'escaliers. Je suis entre toutes ces possibilités, voilà, et toc. Mais je ne m'attendais pas à ce que ma mère réapparaisse, les yeux rouges et gonflés. Je la regarde en silence, avant de la voir s'approcher de moi, et de m'enlacer.

« Tom... »

Pourquoi faut-il que moi aussi je me mette à chialer hein ? Je trouve que je pleure un peu beaucoup trop en ce moment , va vite falloir arranger ça. Mais ça faisait longtemps que je n'avais plus eu ma maman dans les bras. J'ai l'impression de retrouver ce qu'il y avait avant. Oui, parce que je l'aime ma maman, même si elle a fait des conneries. Par conte, si elle pouvait arrêter de se moucher dans mon cou, se serait sympas tout de même...

« Oooh mon poussin je suis tellement désolée... »
« M'man, quand est-ce que tu vas voir AUTRE chose en moi qu'un vulgaire volatile tout jaune et qui fait cui-cui ? »

Elle rit. J'aime bien le rire de ma maman...

« Sûrement pas avant tes 40 ans, fils ! »
« Sympas... »

Elle rit à nouveau, avant de m'embrasser la joue. Moi aussi je suis content de te retrouver maman. Elle se recule, avant de s'agenouiller pour pouvoir me parler.

« Tom, il va falloir qu'on parle... »
« Je sais. »
« Hum...Je sais qu'avec ton frère ce n'est pas facile, mais sache qu'on a toujours voulut de toi...Si on vous a séparé, ce n'est pas parce que l'un préfère l'un de vous à l'autre. On a eu beaucoup de mal à nous en sortir, et on avait peu de choix, on essayait juste d'avoir le meilleur...Bill l'a très mal prit d'avoir un frère et...Et je pense qu'il pense, oui je sais, que je te préfère à lui, et que c'est pour cette raison que nous vous avions séparés...Ne lui en veux pas, je t'en prie... »

Ah. Je l'ai laissé parler jusqu'au bout. Alors comme ça, ça le fait tellement chier d'avoir un frère le Bill ? Bon d'accord, j'arrête.

« Oui m'man »
« Ton père m'a appelé parce qu'il était désespéré, Bill ne fait que connerie sur connerie, il se drogue, boit continuellement, tout devient incompréhensible en lui depuis quelques temps. Ses réactions sont si...Si irrégulières, il pique des crises pour un rien, hurle au moindre truc qui ne va pas, pleure à tout bout de champs...Je ne connais que certaines choses, et même ton père n'en sais que très peu sur ce qu'il se passe, ton frère reste de marbre et se renferme de plus en plus chaque jour... »

En fait, mes parents sont vraiment désespérés...Bill ? T'es un chieur, tu pourris tout ce qui t'entoure. T'es qu'une sale enflure, une saloperie. Tu m'as bousillé, t'a bousillé papa, t'as bousillé ma mère. Désolé maman, je ne peux ne pas lui en vouloir. Il a tout gâché.

« Tom, aides-nous, je t'en prie...Je ne devrais pas, c'est mon rôle de mère d'assumer tout ça, mais là je n'en peux vraiment plus, je suis à bout... »
« Tu veux que je fasse quoi ? »
« Parles-lui, aides-le, fais-lui remonter la pente...Je t'en prie... »

J'aurais préféré le laisser crever dans le fond de son trou. Mais je ne peux pas. Alors oui, pour toi maman je vais le faire...

« D'accord...Dis-moi ce que tu sais...C'est quoi cette histoire d'égouts ? »
« Oh...Ca...Hum, et bien, Bill était encore sortir tard le soir, le truc, c'est qu'il ne revenait plus, et ne répondait pas sur son portable, ton père a finit par le chercher. Il l'a retrouvé complètement bourré, dans un vieil égout, à moitié nu et couvert de coups. Bill n'a rien voulut dire sur ce qu'il s'est passé. »
« Oh...Merci. Bon maman, va te reposer, regardes t'as des grosses cernes et les yeux tout rouges, on dirait un mort-vivant...Reposes-toi, je vais aller le voir. »
Elle rit encore un peu, m'adressant un sourire, avant de me murmurer un petit « ok » ainsi qu'un « merci », avant d'aller se recoucher dans son peignoir rose. Bien, c'est à moi de jouer. Même si j'en ai marre d'être celui qui doit tout supporter, arranger les choses, et ne rien broncher, je vais le faire. Parce que ils n'y arrivent pas. Je monte les escaliers, me préparant psychologiquement à affronter le diable. J'hésite. Normalement je devrais pas, mais là devant sa porte, j'ai un peu les boules. Bon allez, frappons. Pas de réponse. Je refrappe. Cette fois-ci il répond, mais d'une voix à peine perceptible.

« Oui... »

Bon, j'entre. Il fait à nouveau sombre dans sa chambre. Mais il n'ouvre jamais ses volets ? Je l'aperçois, enroulé dans une couverture à même le sol près d'un radiateur, me tournant le dos, qui se recroqueville lorsque la lumière du couloir entre dans la pièce. Je referme la porte, et m'approche doucement. J'ai promis, je le ferais, même si c'est un petit enfoiré.

« Bill ? »

Il répond pas, et se recroqueville encore. Il tremble. J'arrive à entendre ses pleurs. Pourquoi ça me rend triste ? Je ne dois pas être triste pour cette raclure ! ... Je ne dois pas ... Mais pourquoi ? Parce qu'il a bousillé nos vies. D'un autre côté ... Il n'a pas demandé à être là. J'en sais rien, je sais plus quoi penser ! J'en ai marre...De toute façon, je dois l'aider pour aider mes parents.
Il continu de sangloter, et son corps est prit de convulsions sous ses pleurs. J'hésite encore un peu, et puis finalement je m'approche, pour ensuite me mettre à genoux et déposer ma main sur son dos. Il ne fait rien, et ne s'arrête pas de pleurer pour autant. Cette fois-ci, je passe mon bras entier autour de lui, et le serre un peu contre moi. Cette fois-ci, il pleure en gémissant. On dirait un gamin.

« T-Tu m'veux quoi ? »
« Rien. »
« P-Pourquoi...t'es là alors ? »
« Tu veux que je parte ? »
« ... »
« Pourquoi t'avais la gueule en sang cette nuit ? »
« ... Alors c'est pour ça qu't'es là ... Tout c'que tu veux c'est savoir...Dégages ! »

Il me donne un coup sur le torse, qui me coupe la respiration pendant quelques secondes. Il se relève. Il m'exaspère. Je gueule.

« C'est pas en te braquant dans ton silence qu'on va pouvoir t'aider !! »
« J'vous ai rien demandé, surtout pas à toi !! »

Il m'a répondus sur le même ton. Là, il est allé trop loin. Étant l'un face à l'autre, je le chope par les épaules. Il commence à se débattre, gémissant. Ah, oui c'est vrai, il est tout de même bien amoché faut pas que je l'oublie. Tant pis, il l'a bien cherché. Je le soulève, il me dis de le lâcher, mais à quoi bon, puisque je ne le ferais pas. Il est pas très lourd, voir même carrément léger, du genre poids plume. Je le jette sur son lit, avant de l'obliger à s'y allonger en lui appuyant sur le torse, me positionnant au dessus de lui pour qu'il arrête son cinéma. Il a relever ses bras, se protégeant. Il croit sûrement que j'ai l'intention de le frapper. Quel con.

« T'arrêtes ton cirque maintenant ? Tu vas te calmer ?!? »

Je lui fait peur. Forcément, je beugle comme un malade. Il tremble et gémit. Je soupire. Il m'exaspère. Finalement, je me relève, le laissant sur son lit, avant de prendre les choses en main. Il va pas me faire chier longtemps hein ! Je tâte un peu, avant d'enfin trouver la manivelle du volet. Un rayon de soleil pénètre à l'intérieur de la pièce. Il fait beau et chaud dehors. Après avoir entièrement relevé le volet, je me retourne. Et là, le choc. Sa chambre est vraiment devenue... Y'a pas de mot. Sur les murs, il y a des traces de sangs, sûrement ses mains. Ca me donne la gerbe. C'était donc ça cette odeur...Visiblement, il n'a pas touché à sa drogue, aucun paquet n'a été ouvert...Il a vraiment pété un plombs. Tout est cassé, arraché. Il va vraiment falloir tout reprendre. J'ai du boulot...Je le voit qui tremble toujours, les mains sur les yeux. Ca doit faire longtemps qu'il n'a pas vu la lumière du jour celui-là...Bon allez.

« Bon, toi, vas à la douche. »
« ... »
« Putain, tu vas pas m'faire chier longtemps hein ! »

Il m'agace ! Je m'approche de lui, et le tire par le bras, le forçant à me suivre. Je le fais peut-être un peu trop brutalement, tant pis. Il m'a vraiment énervé là. Je le traîne donc jusque dans la salle de bain. Je pense que je l'ai lâché un peu trop fort, vu qu'il se prend le mur en pleine face. Hum. Calmes-toi Tom. Inspires, expires. Bon.

« Déshabilles-toi et vas sous la douche. »
« ... »
« Bordel ! Maintenant ! »

Quel chiant alors ! Il peut pas se bouger un peu les couilles au lieu de rester planter là à chialer ? Merde quoi !

« Tu fais chier ! Déshabilles-toi sinon j'te fous sous la douche comme ça !! »
« ... »

Toujours à chialer, encore et encore. Merde à la fin. Je m'approche de lui, avant de lui prendre le bord du tee-shirt et de le lui soulever. Il gémit, alors que je le lui enlève brusquement. Il avait qu'à pas me faire chier. Mais lorsque je m'apprête à lui enlever le pantalon, je me bloque. Bordel, mais qu'est-ce qu'il est maigre ! Limite anorexique ! Il a plein de bleus, au niveau des côtes et des hanches. On voit ses os. Sa peau est arrachée à certains endroits, ses bras sont couverts de plaies. Ca me calme directement. Va falloir nettoyer et soigner tout ça...Visiblement, papa s'est occupé de son visage hier soir, vu que les blessures qu'il avait sont sous pansements, ou sous des strippes. Il fait vraiment pitié. Sa peau est pâle, ses yeux sont cernés, ses iris semblent dénués de vie, ses traits sont tirés...Non vraiment, ce mec fait vraiment pitié à voir. Après m'être arrêté quelques instants, je reprend mon déshabillage, plus calmement. Je lui retire son pantalon, il ne fait plus rien. Il a même arrêté de pleurer. Ses jambes sont aussi recouvertes de plaies et de bleus. J'aimerais le soigner. Mais j'ai pas de supers pouvoirs. Dommage. Je le laisse planté là, nu, sur le sol froid de la salle d'eau, avant d'aller allumer l'eau de la douche. Je vais mettre le moins chaud possible, histoire que ça ne lui fasse pas trop mal aux plaies. J'enlève mon tee-shirt, je veux pas me mouiller inutilement, et lui prend la main pour le mettre dans la douche. Il grimace sous l'eau, mais ne dit rien. Il se mut dans son silence.

« Laves-toi, et nettoies bien tes plaies, appelles-moi dès que t'as finis, je vais aller m'occuper de ta chambre. »

Il ne répond pas, et je me dis qu'il va tout de même bien se laver. Je referme la douche, avant de sortir de la salle de bain. Bien, la chambre. Déjà, la coke on va la gicler de là, aux chiottes ! Une fois ça de fait, je me mets à ranger tout son bordel. Je rassemble un tas de feuilles éparpillées dans toute la chambre, sur lesquelles sont griffonnés un tas de trucs. Je lis un peu, visiblement ce sont des poèmes. Pas mal. Le bureau, je fais tomber tout ce qu'il y a dessus, et range petit à petit. Je descend les débris de chaise et de porte d'armoire à la cave, avant d'aller chercher une éponge et du liquide vaisselle, et de l'eau bien sûr, dans la cuisine. Je me mets à nettoyer les murs, et manque à plusieurs reprises de gerber. Lorsque je pose l'éponge sur les traces de sang, l'eau le dissout et le fait dégouliner le long du mur blanc. C'est dégueulasse, on se croirait en plein film d'horreur. En plus ça pue la mort, c'est vraiment horrible. Une fois fait, après mettre tué les articulations des bras à frotter comme un malade sur les inscriptions qu'il y avait partout sur les murs, ceux-ci sont enfin redevenu blancs. Cool. J'aère la chambre, histoire d'y mettre un peu de nouvel air. Ca puait le renfermé ici. Ce n'est que lorsque je repasse devant la salle d'eau, que je l'entend. L'eau coule toujours, mais j'entend des murmures. Du coup je m'arrête, et colle mon oreille contre la porte. Pas d'bruit pas d'bruit ! Au début c'est incompréhensible, mais après j'arrive à entendre ce qu'il dit. En fait, il arrête pas de répéter mon prénom. Oups. J'entre dans la salle de bain. Bouark, il fait chaud là dedans ! Je me prend toute la vapeur dans la gueule, bordel je vais suer ! Bon, j'ouvre la porte de la douche et...

« Bill ? »

Il est assis dans un coin, recroquevillé, le front sur ses genoux, et d'un coup, il arrête ses murmures. Il relève brusquement la tête, et me regarde. On dirait qu'il va encore pleurer.

« Tu m'appelles ? »

Il hésite.

« Oui... »

Ouah, il a dit un mot !! Il m'a répondu surtout...

« Tu as finis ? »
« Non... »

Il se fiche de moi ou quoi ?

« Ben alors... »
« J'arrive pas à me laver les cheveux...ça fait mal. »
« Oh... Bon ... »

Et ben, puisqu'il faut le faire...Je me déshabille, ben oui je vais pas entrer dans cette douche tout habillé, je tiens à mes vêtements tout de même. ( N.T : Je vous entend, perverses. ) Il me regarde avec stupeur. Je relève pas, et entre.

« Lèves toi, sinon ça risque de pas être facile. »

Il se lève, doucement, et se retourne, les mains posées sur son petit protégé. ( N.T : alias son sexe, ses couilles, son pénis et tout les autres synonymes pouvant exister ). Olalala, il va pas faire sa chochotte, j'ai la même. Je regarde parmi les shampooing, et prend celui qui semble être à lui. Hey, ça sent bon son truc ! Oui bon...Je suis donc en train de me foutre de se liquide blanchâtre sur les mains, avant de les poser sur sa tête. Je commence à frotter doucement ses cheveux sombres. J'essaye de faire le plus doucement possible, glissant mes doigts à travers ses mèches. Lorsque je pense que c'est suffisant, je prend détache le pommeau de la douche à son support, le prenant en main.

« Penches la tête en arrière. »

Il s'exécute, silencieux. Je met ma main sur son front, pour pas qu'il se récupère toute l'eau mousseuse dans les yeux, manquerait plus que je l'achève en l'aveuglant...Après avoir rincer ses cheveux, je regarde ses plaies, visiblement i la nettoyé, vu que les croûtes sont pratiquement toutes arrachées. Beurk, c'est un peu dégueulasse tout de même. Mais bon. J'éteins l'eau, avant de le pousser pour qu'il sorte. Il a toujours ses mains planquées contre son sexe. Je sais, normalement c'est pas dans mes habitudes de mater le cul des mecs, mais je remarque que lui, il a un ta de marques rouges sur les fesses. Je me demande si je veux savoir d'où ça vient...Bref, on verra ça plus tard, parce que là, je suis en train de rougir comme une nana. Ca va, ce sont JUSTE des fesses quoi...Certes, de...Hum...Bon faudrait les remettre un peu en chaire et puis...Bordel !! Je suis ne train de débattre sur les fesses de mon frère ! Rahh, je suis con. Bon, n'y pensons plus.

« Tiens, une serviette. »

Je lui tend une serviette, dont il se saisit immédiatement, pour l'enrouler autour de sa taille. J'en prend une autre, pour faire de même, avant d'en reprendre une, oui je sais ça fait beaucoup de serviettes, et de venir l'essuyer doucement. J'éponge l'eau qui dégouline dans son dos, faisant bien attention ne pas lui faire mal. C'est un peu gênant en fait comme truc. Mais bon. Je lui frotte les cheveux, les essorant, ils restent un peu humides, mais ça devrait aller. Je met cette serviette sur l'étendoir, avant de m'en prendre une autre pour m'essuyer à mon tour. Il bouge pas, et baisse juste la tête.

« Bon, allez va dans ta chambre, je vais me chercher des vêtements. »

Il obéit, il est devenu docile. Mais je sens que ça va pas durer longtemps. Je retourne dans ma chambre, enfin là où y a mes affaires. Ma guitaaare ! Ma chériiie comme tu m'as manqué !! Bouahahha, bref... Je prend donc des vêtements propres, et me les enfile. Avant de retourner dans la chambre de Bill, je passe par la salle de bain, et y prend de quoi le soigner. Lorsque j'entre, il a juste enfiler un caleçon, et il est assis sur son lit.

« Sors. »

Je me disais bien aussi que ça n'allait pas durer longtemps...

« Non, on doit parler, et te soigner.»
« C'est bon, merci pour la chambre, tu peux partir maintenant ! »

Je soupire, vraiment il ne me laisse pas le choix...Je referme la porte, et malgré ses protestations, je finis par arriver à l'immobiliser. Bouuuhh quel chieur.

« Je vais bien !! »

Il ne s'arrête donc jamais ?

« Mais oui, et mon cul c'est du poulet. »
« Ca j'en sais rien, mais arrêtes de te prendre pour ma mère ! Je sais me soigner tout seul ! »
« Mais oui, mais oui... »

Je lève les yeux au ciel, alors qu'il continue de râler. Je lui passe de la pommade dans le dos, puis m'attaque aux plaies sur ses bras. Il se crispe un peu sous mes doigts, mais bon, il va pas faire son petit douillet. Une fois les plaies recouvertes de crème, qui sent le miel, notons-le, je commences à mettre des pansements sur les plus grosses. Il ne dit rien, et semble s'être calmé. Les apparences sont trompeuses, car dès que j'ai finis, il a toujours en tête l'idée de me faire jarter de sa chambre.

« Bon, c'est bon maintenant, tu peux t'en aller, merci. »
« Non. »
« T'as pas le choix. »
« Genre, toi tu peux m'obliger à faire quelque chose, t'as vu ton état ? »
« ... »

Aha, et toc. Il le sait de toute manière, pour l'instant, je suis le plus fort. Il s'avance, et essaye de me pousser. Alala, je vous jure. Je le pousse à mon tour, et bien évidemment, c'est moi qui gagne. Il finit sur son lit, et semble pas content du tout. Ca lui apprendra.

« Je reste, alors essayes pas. »
« ... Il fait froid ! Pourquoi t'as ouvert la fenêtre ? Je vais attraper la crève ! »

Okay. Je me lève, ferme la fenêtre, avant me poster face à lui, les bras croisés. Sa mine de gamin qui boude me fait marrer. Il me regarde, plantant son regard dans le mien.

« Arrêtes d'essayer de me tuer avec tes yeux, ça marchera pas. »
« J'aurais essayé. »

Non mais je vous jure...

« Bon, tu m'expliques ? »
« Quoi ? »
« Fais pas l'innocent. »
« J'ai rien à dire. »
« Menteur. »
« ... »
« Qui t'as mit sur la gueule hier ? »
« C'est pas tes affaires. »
« Et alors ? »
« Et alors je t'emmerde ! »
« Pareil, alors, qui ? »
« Mais va te faire foutre ! »

Et ce, pendant encore une bonne vingtaine de minutes. J'en peux plus, il me fait tourner en bourrique, c'est horrible. Ca m'énerve, et je finis par le prendre par les épaules et le secouer comme prunier pour lui gueuler dessus.

« Bordel mais tu vas arrêter et parler !!! »

Il a relevé ses bras pour se protéger le visage, et je vois la peur dans ses yeux. Il a un peu gémit, je lui ai tiré sur les plaies en m'emparant de ses épaules.

« T'as les boules hein ? »
« Lâches-moi. »
« Qui t'as fait ça ? »
« Qu'est ce que t'en as à foutre ? »
« Dis-le moi, que je puisse aller lui péter la gueule au moins ! Merde !! »
« Non !! »
« Si !! »
« Non !!! »
« Bordel... »

C'est bon, je suis à bout là...Je me redresse, de toute façon, je n'aurai rien, du moins pour l'instant, et j'ai une autre idée pour accéder à cette information. Je m'apprête donc à sortir de sa chambre.

« Tu vas où ? »

Aha, je vais me venger.

« Ce n'sont pas tes affaires. »

Et toc, dans ta gueule. Je le vois qui fronce les sourcils, mais je referme vite la porte sur cette image.
Je redescend en bas, il m'a légèrement saoulé. Ma mère s'est recouchée, elle devait vraiment être crevée...En fait, la cuisine est super grande ! Les volets sont pas ouverts...Bon, j'ai pas envie de bouffer dans le noir. Par contre, je ne m'attendais pas à recevoir le coin de la table dans la hanche, ni à me ramasser le mur en pleine gueule, et la glissade sur un pot posé au sol n'était que de l'improvisation. Bordel, au secour ! Je suis con aussi, j'aurais dut allumer la lumière, franchement. Rah, j'ai mal au dos maintenant...Bon, tâtons, tâtons. Ah ! Fenêtre ! Je tâte, je tâte, et enfin, voilà le machin truc dont je ne connais pas e nom mais qu'on va appeler manivelle, pour relever les volets. Ouf, mission accomplie. Lumièèèèèèèèèère, je te bénis ! Oui, je me prend pour Dieu, bouahaha, et alors ? Je fais encore ce que je veux. Aaahh ! Un truc vibre ! Ah...C'est juste mon portable. Tout va bien.

« Moshi moshi ? »
« Tom, tu t'la fais poliglotte maintenant ? »
« Ouaaiis »

Précison, moshi moshi en japonais c'est allô...Oui je sais, je suis con.

« Bon ? qu'est ce qu'il y a And' ? »
« Ca se passe bien ? »
« Oh, oui bien sûr, hier je me suis juste fait tabassé par mon père, puis foutu à la porte, juste pour avoir ramené cet enfoiré de frère, et après, j'a enfin réussi à re rentrer, pour me faire engueuler, et je dois à présent m'occuper de ce crétin, mais tout va bien. »
« Tom ... Pourquoi tu parles de lui comme ça ? »
« Mais c'est qu'un sale enfoiré ! Il a bousillé nos vies !! Ma mère elle en peut plus, comme mon père !!! S'il avait pas été là, j'aurais eu un père !! »
« Tom, tu exagères, dis moi pas que tout ce que tu dis tu le penses ?!? »
« Bien sûr que si ! Et maintenant, je dois m'occuper de lui pour que mes parents comprennent ce qu'il a, vu qu'il est bouché du cul, et éviter la déprime ! »
« Tom ... J'pensais pas qu'tu tomberais si bas... »
« Quoi, toi aussi tu vas me faire des remontrances ? »
« Tom c'est ton frère merde ! Tu crois que pour lui c'est facile ?! Il y peut rien ! »
« Si il y peut !! Si il ne se droguait pas, s'il prenait pas de toutes ces merdes, y'aurait rien eut !! C'est juste en enfoiré qui pense qu'à lui !! »
« Tom... Je...Je sais même pas quoi te dire tellement j'hallucine...J'pensais que t'étais plus censé que ça... »
« Ouais bah si t'as rien à dire, va t'faire voir ! »

Paf, dans ta gueule pauvre con. Je lui ai raccroché au nez, il m'a trop gavé. Par conte, ce que je n'avais pas prévu, c'est que Bill se retrouve à la porte, et visiblement choqué. Il a dut tout entendre...Oups. Et voilà, il va se remettre à pleurer...Il serre les poings, et s'approche de moi. Je vais passer un sale quart d'heure. Il me pousse brutalement l'épaule, m'obligeant à reculer.

« Alors c'est ça...Tu me traites d'enfoiré, alors que tu fais semblant de t'occuper de moi... T'es qu'un connard ... »
« ... »

Il continu de pleurer, me fixant avec colère. Nan mais va falloir qu'il se calme hein !

« C'est toi qu'est qu'un connard !! T'as vu toutes les conneries que tu fais ? Merde !! Et t'es même pas foutu d'expliquer ce qui s'passe !! C'est qui qu'abuse ici hein ?! »
« Et si j'en parle parce que ça fait mal...Hein ? »
« ... »
« Moi j'pensais qu'tu m'aidais vraiment...J'pensais que tu l'faisais sincèrement... »
« Je croyais que tu voulais pas de moi ici ? »

Il m'a agrippé le tee-shirt, me plaquant contre le mur. Qu'il est faible. Il tremble. Même s'il essaye de faire son dur, il a peur. Il sait que si je le veux, je peux le frapper, le pousser. Il ne répond pas à ma question. Il essaye de ravaler ses sanglots.

« Je... »
« Ouais, vas-y ? »
« J'ai mentis... »

Sur ce, il me laisse en plan, pour s'enfuir dans sa chambre. Il a mentit ? Alors ... Il veut de moi ? ... Je sais plus trop quoi penser en fait maintenant. C'est vrai qu'Andreas a un peu raison. Mais c'est lui qui fait ses conneries aussi là !! J'en ai maaaaaarre, putain de bordel de merde, sa race ! Bon, je sais quoi faire. Gustaaav !!


« Ja ? »
« Gustav, j'ai b'soin d'toi. »
« Ah, ca va ? »
« Oui, oui. »
« Racontes moi tout. »

J'adore ce mec. Je lui raconte tout, comme d'habitude quoi, à partir du moment où il est repartit avec Georg, jusqu'à bah, maintenant.

« Oh... »
« Oui... »
« Tom, t'as pas réfléchit ou tu le fais exprès ? »
« Que, quoi ? »
« Écoutes, ton frère, s'il fait ses conneries, c'est qu'il ne va pas spécialement bien, et si tout le monde faisait comme toi, il ne risque certainement pas de s'en sortir et de continuer à s'enfoncer. »
« M-Mais je... »
« On fait tous des erreurs Tom »
« Alors toi aussi t'es de son côté ? »
« Tom, je ne suis pas de SON côté, je te dis juste les choses tel que je les vois, ton frère se drogue et se saoul à longueur de temps, quelqu'un qui fait ça ne va forcément pas bien, et si en plus il entend la seule personne qui peut encore le sauver dire que c'est un enfoiré... »
« ...Je suis pas la seule personne qui peut encore le « sauver », Andreas à l'air de très bien s'y prendre... »
« T'es jaloux. »
« Mais non ! »
« Mais si, de un, t'es jaloux que Andreas s'occupe que de ton frère, et de deux, t'es jaloux parce que ton frère n'a parlé de ses problèmes qu'à lui et pas à toi. »
« C'est faux !!! »
« Menteur. »
« ... »
« Ton frère à besoin de toi, Tom, aides-le, même si Andreas sait certaines choses, ce n'est pas lui qui lui f'ra remonter la pente, vu que Bill semble toujours dans sa merde. »
« Je fais comment ? »
« Tu as déjà fait beaucoup en t'occupant de lui ce matin, continu. Va t'excuser. Ton frère n'est pas un enfoiré, il a juste besoin d'aide. Tu comprends ? »
« Je...Oui. »
« Que comptes-tu faire maintenant ? »
« Je...Je sais pas...Il doit m'en vouloir à mort, et il ne me dira sûrement rien...Je vais sûrement aller poser des questions aux voisins... »
« Bien. Bon, écoutes, pas que je veux me débarrasser de toi, mais les cours reprennent et j'ai examen... »
« Ok...Désolé de t'avoir dérangé...Merci... »
« Pas d'soucis Tom, j't'ai dit, tu m'appelles quand tu veux, allez, à plus p'tit bonhomme. »
« À plus. »

Je me sens mal. Il a raison. Je suis un vrai salaud. J'ai tout foiré. C'est moi l'enfoiré de service, qui passe son temps à se plaindre et à sortir un tas de conneries. Je me sens minable. Je sers à rien. Je mérite rien. Je suis qu'un gros salaud. Je ne vaux rien. Même si je sais qu'il va me rembarrer, il faut que je lui parle. Il faut que j'aille m'excuser auprès de Bill. Je m'en veux tellement...
Finalement, je n'ai pas mangé. Et là, je me retrouve à nouveau face à cette porte. Je l'entend. Ses cris semblent étouffés, mais j'entends ses cris, ses pleurs. Comme s'ils étaient hurlés dans un coussin. J'ai peur. Je sens mon c½ur qui frappe contre ma poitrine, comme pour s'en barrer. J'arrive enfin à frapper à cette putain de porte. Il n'y a plus aucun bruit derrière. Il ne répond pas. Je re frappe.

« C..Ce...C'est qui ? »

Sa voix est pleine de larmes. Mon c½ur se serre. Si je lui dit que c'est moi, il n'ouvrira pas. Alors je re frappe. Exaspéré, je l'entend qui se lève, et la poignée se tourne lentement. La porte s'ouvre juste un tout petit peu, et je vois son visage qui se glisse dans l'entrebâillement. Il est enroulé dans une couverture, et lorsqu'il m'aperçois, il referme la porte d'un geste vif. Mais je suis plus rapide, je m'y attendais. Mon pied stoppe la trajectoire de la porte.

« Dégages !! Dégages !!! Bouges de là !! »

Il m'écrase le pied pour que je l'enlève, mais je ne cède pas. Comme ça ne sert à rien, il donne un grand coup avec la porte, et va se jeter sur son lit, emmitouflé dans sa couette. J'ouvre lentement la porte. Il pleure à nouveau. Il gémit, me disant de dégager de là. Je m'approche, je ne sais pas trop quoi faire. Finalement, je m'assied sur le lit. Il sent que je suis là, et se recroqueville.

« Pardon. »
« Dégages !!! »
« Je suis désolé Bill...Je m'en veux... »
« Dé-Dégages j'te dis !! »

Il n'arrive même plus à parler tellement il pleure. J'hésite, et puis finalement ,je me penche vers lui, et l'entoure de mes bras.

« Pardon Bill, pardon, t'as raison, je suis qu'un connard, pardon !! »

Lorsqu'il me sent contre lui, il se retourne brutalement, se déroulant de sa couette, avant d'essayer de me pousser. Mais je ne lâcherais pas. Je le prend par les épaules, l'obligeant à rester contre moi . Ses repousses sont faibles.

« Bill...Pardonnes-moi...Pardonnes-moi... »
« Dégages ... Dégages ... »
« S'il te plait Bill ... »

Je le serre encore plus fort contre moi. Il finit par se laisser faire. Il arrête même de pleurer. Je sursaute un peu lorsque je sens son bras se glisser dans mon dos. Ses doigts s'agrippe à mon tee-shirt. Je me laisse aller contre lui.

« Bill ... Dis-moi ... Est-ce que ... Est-ce que c'est vrai ... Ce que tu m'as dit ... Tout à l'heure ... Sur le mensonge ... »
« ... «

Il ne répond, je sens juste qu'il resserre un peu son bras contre mon dos. Mais je veux qu'il réponde. Je me relève, m'appuyant sur mes deux avant-bras posés de chaque côté de sa tête. Ses yeux sont rouges et encore gonflés.

« Bill... »
« Oui... C'est vrai... J'ai mentis... »

Il détourne le regard. Mais il reprend vite.

« Qu'est ce qui t'as fait changé d'avis ? Pourquoi en cinq minutes, tu pars de « Bill est un enfoiré » aux excuses ? »

Cette fois-ci, c'est un regard de braise qu'il m'envoi. J'hoche un peu la tête, et je sourit légèrement.

« Parce que je me suis rendu compte que je me trompais ... Quelqu'un me la fait comprendre...Je veux t'aider...Mais il faut que tu m'aides à t'aider Bill »
« Je ne dirais rien. »

Sur ce, il me pousse, et m'oblige à me relever, avant de s'asseoir sur le lit et de se dissimuler sous la couette en l'enroulant autour de lui. Quel têstard !

« Bill... »
« J'ai dis non, c'est non. Sors. »

Je soupire. Il finira bien par tout dire à un moment ou un autre tout de même ! Je pose ma main sur son épaule, qu'il a vite fait de dégager.

« Sors. »
« Tu m'en veux encore ? »
« Oui. »
« ...Et j'dois faire quoi pour que t'arrêtes ? »
« Mêles-toi de tes affaires déjà. »
« T'as oublié que t'étais mon frère et que forcément tu fais partis de mes affaires ? »
« Sors. »

Aha, n'empêche qu'il a tout de même sursauté un tout p'tit chouilla.
Bon ... Je vais pas rester planté là pendant des heures non plus. De toute façon, il n'a pas encore l'air décidé à parler. Et puis ... J'ai la dalle moi !

« Bon, d'accord, je gicle. »

Il répond pas, et me laisse partir. En bas, ma mère dort encore. Je fais doucement, histoire de pas la réveiller, et me glisse jusqu'à la cuisine. ( N.T : Non je ne me mets pas à glisser sur le sol, désolé ). J'ouvre le frigo et là, choc ! Y'a RIEN ! Que des tomates...de la salade...Mais merde je suis pas herbivore moi ! Je suis gateausovore. Fouillons les placards ! Ouais ! Victoire, des dinosaurus ! C'est super bon ces petits dinosaure en chocolat. Et puis comme j'ai pas l'envie de rester cloîtré à l'intérieur, je sors un peu. Il fait doux, c'est cool. Je marche un peu à l'aveuglette, je sais pas trop où je vais mais bon, c'est pas la première fois que je vais me paumer comme un con. J'arrive près d'un parc. Putain ! Ca change de celui que je connais près du Macdo. Ca à l'air super grand, y'a des arbres partout, y'a même une espèce de grand étang. Avec des coin-coins dedans. Y'a pas grand monde dit donc à cette heure là, pourtant il fait beau. Je m'installe près de l'eau, avant de lancer un bout de pauvre petit biscuit qui n'avait rien demandé dans l'eau. Ah, ben y'a des poissons aussi dans l'étang, fun. Puis c'est là que j'entend un truc bizarre. Enfin, on dirait une mélodie. Aurais-je des hallucinations ? En tout cas, c'est pas tout près. Je me lève, ouais je sais, je suis qu'un sale petit curieux, et cherche d'où ça vient. Après un moment, j'me dis que les ronces, c'est pas l'endroit idéal pour chercher...Bon, évitons ce coin là. Je continu à marcher, essayant de me repérer au son de la mélodie. Bizarre ... Cette voix me dit quelque chose ... Hu-hum ... Quoi ?! J'hallucine là ! Qu'est ce qu'il fout dans ce parc Bill ?!? Rah mais il reste jamais en place, comment il a fait pour arriver au parc avant moi ? Hum, certainement qu'il n'a pas fait tout le tour du village avant d'y arriver ... Alors comme ça, c'est lui qui chante. Aha. En fait, il est assis tout au bord de l'eau, et se balance d'avant en arrière. Il est dos à moi, et moi j'ai l'air d'un hibou stupéfait. Ouais, c'est pas très valorisant vous m'direz. Je m'approche silencieusement, quoi que, un peu dur avec de l'herbe mais bon, et j'arrive à entendre les paroles. Il demande à être sauvé ...
Je l'observe et écoute la chanson. C'est pas mal. Je savais pas qu'il chantait. Enfin, on chante tous, mais pas forcément de la même manière ... Y'en a qui savent, d'autres pas. Je sais de quoi je parle. Puis d'un coup, il s'arrête de chanter, et se relève. Y'a un gars qui vient d'arriver. Il est pas très grand, du moins il dépasse pas Bill, il a la peau matte et le cheveux courts et noirs, et semble bien baraqué. D'abord ils semblent discuter. J'observe. Bill recule, et commence à gueuler au mec qu'il doit le lâcher. Le gars lui a attrapé le poignet et vient de se jeter dessus.

« Hey ! »

Le mec m'entend pas, et je lorsque j'arrive en courant vers eux, il est au dessus de Bill, en train de le tripoter et de l'embrasser par la force. Je réfléchit plus depuis un bon moment, et lui saute dessus. On finit tout les deux dans l'eau. C'est froid mais je m'en fou. Je le tiens par la gorge, l'appuyant contre la berge.
Il me regarde en souriant.

« Hey, t'es un p'tit nouveau toi... Toi aussi tu veux te l'faire hein ? »
« Ta gueule ... »

Et ça le fait rire. Je jette un coup d'½il sur Bill. Il tremble et pleure. Il semble figé sur place, me regardant avec horreur.

« Tu t'le veux pour toi tout seul c'est ça ? Où alors t'as juste pas réussi à te l'pécho tranquillement ? »

Je lui fous un poing dans la gueule. Mais il ne s'arrête pas. J'ai peur de savoir la suite de ce qu'il va me dire.

« T'inquiètes pas man, on t'invite à la prochaine tournante ! »
« NON ! »

Bill vient d'hurler. Il dissimule son visage derrière ses mains, et son corps est prit de spasmes tellement il pleure. Pourquoi il ne m'a rien dit ?

« Hey p'tite tafiole, t'as aimé l'autre nuit hein ? »

Mon cerveau s'est vidé de toutes pensées cohérentes et réfléchies. Je sais juste que je suis en train de lui défoncer la gueule en lui hurlant de la fermer. Le sang gicle. Il a la bouche en sang, son arcade saigne. Il essaye de me repousser, mais ça ne sert à rien. Je continu de frapper. Frapper. Frapper. Frapper. Mes mains se resserrent autour de sa gorge. Je plonge sa tête en sang sous l'eau. Je pense que je l'aurais noyé si on ne m'avait pas arrêté. On me pousse, avant de relever le gars. Les flics.

« Appelez une ambulance !! On emmène celui-ci !! »

L'un d'eux me tiens fermement par le bras. Je me débat, j'hurle. Qu'on me laisse lui péter la gueule ! Un autre flic vient aider l'autre à me tenir. L'ambulance arrive rapidement, et emmène l'autre connard. Lorsqu'ils s'en vont, je regarde autour de moi, je le cherche du regard. Bill n'est plus là. Partit.

« Allez, viens là sale gosse ! »

Ils me poussent jusqu'à leur voiture. Je pose mes pieds sur les côtés de la portière. Ils ne m'emmèneront pas ! Je dois voir Bill ! Je dois le retrouver !

« Enlèves lui les pieds !! »

Le deuxième policier vient, et me frappe aux chevilles pour que j'enlève mes pieds. Ce que je fais, sous la douleur des coups. Le premier me balance à l'intérieur de la voiture.

Je m'apprête à rouvrir la porte avant de constater que ... Il n'y a pas de poignées aux portes arrières. La merde !! Il y a un grillage entre l'avant et l'arrière de la voiture, je suis coincé ! Mais ils ne m'emmèneront pas loin d'ici ! Hors de question ! Les policiers s'installent à l'avant, alors que moi, je m'allonge sur la banquette. Celui qui se trouve assis sur le siège passager me regarde. Il est assez grand, et semble maigre, et quelques mèches blondes barrent son front, sortant en vrac de son képi.

« Assied correctement gamin ! »

Va te faire mettre par la vache de monsieur Seguin ! ( N.T : je sais, il a une chèvre, mais qui vous dit qu'il n'avait pas de vache ? Hein, hein ? ) Je fous un grand coup de pied dans la vitre. Bordel, ça rebondis !! J'en donne un autre, et finalement, la vitre cède. Les policiers gueulent, se détachant de leur ceintures pour sortir. Mais j'ai déjà passé la main au dessus de la porte pour l'ouvrir de l'extérieur, et sortir de cette satanée voiture.

« Hey ! Bouges pas ! Björg prend la voiture il s'enfui !! »

Le blond commence à me courir après, alors que l'autre, Björg visiblement, quel nom de merde le pauvre, se remet au volant et fait démarrer sa bagnole à toute berzingue pour faire demi-tour et reprendre l'autre flic en même temps. Merde ! Premier truc à faire : s'éloigner de la route. Donc, je saute. Non, je ne me suicide pas, bande de quiches, je saute au dessus du petit ravin qui borde la route, et finit dans un champ boueux et visqueux. La voiture de police s'arrêtes à ma hauteur, mais je me remet à courir, glissant comme un con. Faut surtout pas que je tombe, si je tombe je suis foutu, ça leur laisse le temps de sortir, et de me rattraper. Mais je m'épuise, et finit vite essoufflé. Merde ! Je ralentis, et finit par me mettre à marcher. Les deux couillons restent à ma hauteur, roulant lentement. Le dit Björn ouvre sa vitre, et commence à me beugler.

« Reviens là gamin ! Plus tu cours, et plus t'aggrave ton cas ! »

Visiblement, ils ont ramenés des renforts. Une autre voiture s'amène, y'a un gros flic à l'intérieur et un autre, grand et fin, à la peau sombre. Visiblement, c'est le chef de la troupe, vu qu'il ordonne aux autres de repartir. Moi, je continu mon chemin dans la boue. C'est fun, vraiment. Mais je ne les laisserais pas m'attraper. Ils ne doivent pas m'emmener. Je dois retrouver Bill. Il a besoin de moi.

« Hey, petit, tu comptes nous faire suer pendant longtemps comme ça ? »

Je répond pas, bien que lui dire que ça ne lui ferais pas de mal me torture les lèvres. Mais je préfère ne pas aggraver les choses. C'est bizarre. Ils ont l'air vachement calme. C'est après que je me rend compte du pourquoi. Le champs se finit au bout. Il y a une espèce de petit pont de terre qui permet aux tracteurs d'entrer dans le champs, et occasionnellement les voitures de polices pour certaines situations ... Je suis dans la grosse merde. Je les vois qui accélèrent, avant de s'arrêter près de ce petit passage, et de tourner lentement. Je réagis au quart de tour, et me met à courir en diagonale. Certes, ça va servir à rien. Je vais juste finir dans le champs de vaches qui sert de voisin à celui-ci. La voiture accélère, faisant gicler une bonne flopée de boue, alors que moi, je suis en train de m'arracher les chaires aux barbelés. Et ces connes de vaches qui me regardent, genre « Tiens, y'a un truc étrange qui est en train d'entrer chez nous, bizarre. » Les flics sont pas contents, normal. Ils font marche arrière, et retourne sur la route pour longer la prairie et me suivre. Par conte, ce que je n'avais certainement pas prévu, c'est le coup de la vache rebelle qui veut me gicler de son champs. En gros, y'a une énoooooooooooooooooooorme, putain je vous dit pas la graisse que c'est, qui s'avance vers moi, et que j'aime pas beaucoup le fait qu'elle ait sa tête abaissée, et plus particulièrement vers moi. Elle avance, et me donne un coup dans les côtes. Hey, mais elle me pousse ! Bordel ! Je vois les flics qui se marrent, ha, ha , ha, très drôle. Finalement, elle me refourgue sur les barbelés, et je sors rapidement, rampant au sol. Les flics m'attendaient, ils ont ... des menottes. Ah, et moi qui pensait que ça ne m'arriverais jamais, et que c'était que des trucs de films tout ça, merde alors.

« Bon allez gamin, fais nous pas chier ! »

Je suis certain que cette phrase n'est grammaticalement pas correcte.

« Non, je pars pas ! »
« Écoutes, on vas t'emmener au poste, et tu vas attendre tes parents là-bas, et ils te remmènerons lorsque tu nous auras explique le pourquoi tu as explosés la gueule à ce pauvre type, okay ? »
« C'est qu'un connard lui ! Lâchez mooooooiiiiii !! »

Rah, mais c'est qu'ils insistent en plus ! Le Noir m'a agrippé le poignet, et m'a foutu l'une des menottes autour. Merde, merde !! Je calcule un poteau à côté de moi. Je réfléchit ,pas, ça m'arrive pas souvent de toute façon, et j'arrache les menottes des mains du policer, et mon poignet par la même occasion, et m'y accroche. Oui je sais, y a pas de quoi être fier, mais bon je suis quand même content de mon coup. Le policier soupire , avant de s'approcher de moi pour rouvrir les menottes avec la clé.

« Hey ,arrêtes de bouger, je dois te détacher de là ! Mais ! »

Ahaaa ! J'ai réussi ! J'ai chopé la clé et la lance. Comme ça, je suis sûr qu'ils ne m'emmèneront pas. Je suis fier de moi. ... Merde. LA CLÉÉÉ ! NAOOOOOON JE SUIS COOOOOON !!! DAMNED ! Je l'ai lancé dans l'herbe, elle est perdue, JE SUIS PERDUUUUU !! Je suis choqué de ma propre connerie là.

« Ah bah bravo, et tu fais comment maintenant ? »

Le plus gros policier croise les bras, et attends que je le casse en trouvant une solution au problème que je viens de me poser tout seul. J'abuse putain. Bien. Réfléchissons. Je lève la tête. J'ai trouvé. Quand j'étais petit, je le faisais, pourquoi je pourrais pas recommencer ? Et voilà, je m'amuse à faire le singe, et grimpe le long du poteau. Ca glisse un peu, mais ça marche. Non e n fait ça glisse à mort, je vais me ramassé comme un con et m'éclater la tête par terre !! Rah, je suis un vrai malade. Heureusement pour moi, au bout il n'y a rien, juste un cercle de fer qui fait que je dois tirer un peu pour enlever cette foutue menotte. Je saute au sol, et bordel, ça fait mal aux jambes. On m'attrape le bras. Hey !

« T'es malin gamin ! pourquoi tu lui as mit sur la gueule à l'autre gars ? »

Le premier flic au gros bidon vient de se pencher sur moi, il me fixe dans les yeux, il attend une réponse.

« Je ne dirais rien. »
« Si tu ne dis rien, tu sais que tu peux faire de la tôle ? »
« ... »

Quooooooooooooooooi ? Merde, merde, merde. Mais je peux pas dire que Bill s'est fait violer... Je peux pas... Le policier soupire face à mon silence. J'essaye de trouver une excuse... Une excuse ... Je ne suis pas obligé de tout lui dire ...

« Il a essayer de ... de... »
« De ? »
« Violer mon frère ... »

Bon, je ne lui ai pas dit qu'il l'avait fait...

« Ton frère ? Le gars qui s'est enfui ? »
« Oui ! Il est partit par où ? Où il est partit ?! »
« Euh ... »
« S'il vous plait, ne m'emmenez pas ... Pas maintenant, je dois le voir ... On se connaît depuis à peine hier ... Je dois l'aider ... S'il vous plait ... »

On tente le coup du « je fais pitié ». Ca marche ? Ca marche pas ? Rah, ce crétin hésite. Il essaye de faire marcher l'espèce de chose molle et visqueuse lui servant théoriquement de cerveau ... Dieu qu'il m agace ...

« Bon, écoutes ... Ca ira pour cette fois ... Je contacterais des parents, dans quelques jours t'iras au commissariat, mais je ne fais que reporter ta peine. Il va falloir que tu nous expliques tout. Et tu amèneras ton frère aussi. »
« ...Hum... »

Va chier, j'emmènerais pas Bill, il a assez vu cette ordure. Le Noir s'approche, et sort un petit trousseau de clé. Il en choisit une, avant de me délivrer de mes menottes avec. Ah. Bon. JE SUIS LIIIBRE ! Par conte, va falloir que je mette de la crème sur mon poignet, c'est tout rouge.

« Donnes-nous ta carte d'identité et ton adresse s'il te plait. »

Ma ... Carte ... D'identité ... Euh ... Ah oui, ça ! Je farfouille dans mes poches, avant d'en sortir mon porte-feuille, ouais je sais quel mot. Il est tout vieux et déchiré. Y'a pratiquement rien dedans, et je tend rapidement ma carte au policier. Il la prend, et l'observe.

« Kaulitz ? Tiens, mais on a eut pas mal de visite d'un Kaulitz... »
« Ah... Ravi de l'apprendre. »

Il hausse les épaules en souriant, avant de prendre un papier et un crayon. Merde, je sais pas où il habite Bill moi.

« Euh, dites, ça va si je vous passe le portable de ma mère ? J'habite pas ici alors du coup je connais pas l'adresse où je skuatte... »
« Mouais, vas-y. »

Il a pas l'air très convaincu, pas grave. Je lui fout vite fait bien fait le numéro de ma mère. Ils me baratinent encore un moment, avant de s'en aller. Je me retrouve tout seul, sur ce bord de route, les pieds pleins de boue, et je sais pas où est Bill, ni même part où je dois aller pour rentrer. Merde alors, je suis dans la merde. C'est le cas de le dire. Bon, ben j'ai pas grand chose à faire d'autre, alors je me met à marcher, un là où je le sens. Il commence à se faire tard. J'ai même pas mon portable sur moi. C'est la grosse, mais grosse merde. Je ne peux même pas demander mon chemin à quelqu'un, je sais même pas où habite mon père et mon frère ! Ben oui, personne ne m'a donné l'adresse aussi. Bon, marchons et voyons là où ça nous mène. E pense reconnaître certaines maisons devant lesquelles je suis passé, voir même les rues. Ah, droite ou gauche ? Bon, va pour ... La gauche, hop là ! Zut, j'ai encore faim. Dommage. Je me demande si Bill est rentré. J'ai le sentiment qu'il ne lui ai rien arrivé d'autre. Mais je m'inquiète tout de même. Violé. Je ne pensais pas ... Je ne pensais pas qu'un jour j'allais devoir faire face à ce genre de choses, surtout que là, il s'agit de mon frère. J'ai l'impression que c'est moi qu'on a violé, souillé. En fait, tout s'explique. La drogue, l'alcool, les blessures ... Il n'a rien dit à personne. Andreas serait-il au courant ? J'en sais rien. Mais celui là, il me cache encore des trucs, je le sais. Et il sait que je sais. Tiens, d'ailleurs c'est aujourd'hui qu'ils devaient se ramener avec le Roux ! ... Tant pis, j'ai plus important à faire. Peut-être que Bill est au courant que Andreas vient à Loitsche aujourd'hui ... Peut-être même qu'il est allé le voir lui ... Oui, je l'avoue, cette idée me fait mal. J'ai pas du tout l'envie de rentrer, si je rentre un jour vu où j'en suis, et de le savoir chez Andreas pour se consoler. Non, je veux qu'il vienne me voir moi. Je veux être celui qui le sort de là, celui qui l'aide. C'est MON frère merde quoi. Ouais, je suis peut-être un peu trop possessif sur les bords. Tant pis, je m'assume. En fait, plus ça va, et plus je me dis qu'il est chez And'. Je crois que je vais finir par m'en convaincre et ne plus chercher à rentrer. Ah, ben merde, y'a la maison droit devant. Bon. Je le crois pas ! J'hésite à rentrer, bordel ! Bon, ben ... Allons-y. C'est calme à l'intérieur. J'entre dans la cuisine, y'a un mot. Merde, mes parents ont eut l'appel du commissaire, la pouasse ! Ils sont partit voir quelles conneries j'ai encore faite et arranger les choses. Cool. Erm.

Bon, en fait je m'en fou un peu qu'ils soient là ou pas, c'est pas eux que je veux voir. Je monte les marches, doucement, histoire de faire durer le suspence. La porte de la chambre est fermée. Peut-être que finalement Bill se trouve ici. J'hésite encore. Finalement, après quoi, un bon quart d'heure de « je l'fais, j'le fais pas ? » en mode répétitif, je fins pas frapper à la porte.

« Bill ? T'es là ? »
« D-DÉGAGES ! »

Okay, il est là. J'entre quand même. Je suis rassuré. Rassuré qu'il ne soit pas chez Andreas. Rassuré de pouvoir le savoir là.

« Bill ... »
« Va t'en ... »

Il fait noir dans sa chambre, il a refermé les volets, et éteint les lumières. La lumière du couloir m'aide un peu, et je le vois roulé en boule ... Sous son lit ?! M'enfin !

« Va t'en... »

Il me le répète une nouvelle fois, en pleurs. Sa voix est tremblante. Je m'approche du lit, et m'abaisse, bon en fait je me met carrément à plat ventre pour pouvoir le voir. Il a dissimuler son visage dans la couette. Mais comment je vais faire pour qu'il sorte de là dessous ?

« Bill, viens... »

Je viens de poser ma main sur son épaule. Il gigote la tête, signe que non.

« Bill, tu sors de là dessous. »

Je lui dis ça sur un ton plus dur. Va peut-être falloir que j'emploi la manière forte, encore. Il me redit non avec la tête, mais il a hésité. Il ne pleure même plus.

« Bill, sors de là, sinon je te jure que je vais le faire moi-même et ça va chier. »

Mouerf, je suis pas très gentil. Il reste silencieux, et ne bouge pas. Peut-être qu'il va sortir de dessous lit. Putain ! Mais quel chieur ! Il me refait non de la tête, avant de dire :

« Non, dégages. »

Mais ... Mais bordel ! Sur ce, je me lève, et peut-être qu'il croit que j'ai capituler, mais rêves coco, tu vas sortir de là ! Tout ce que j'espère, c'est que son lit n'est pas trop lourd ... Hum. Non ca va. Je viens de prend les pieds du lit, pour le soulever, et le tirer sur le côté. Bill gémit et se remet à sangloter. Bon, maintenant qu'il est plus sous le lit, ça a être plus facile. Je m'assied à côté de cette boule formée dans le tissu de la couverture. Je passe mes mains sous son torse, et le soulève en le tirant vers moi. Il se crispe et commence à se débattre.

« Lâches-moi !! »

Que dalle. Je l'oblige à se déplier, et lui enlève la couverture du dos. Il gigote encore, mais je le tiens fermement contre moi. Il me donne des coups. Je finis par murmurer :

« Bill...Arrêtes s'il te plait, tu me fais mal. »

Il s'arrête d'un coup. Il se tait. J'en profite pour le ramener un peu plus contre moi, histoire d'être mit plus confortablement. Il est à présent à moitié recroquevillé entre mes jambes. Il vient agripper mon sweet, me griffant au passage, hum, et pose sa tête contre moi.

« Pardon ... »

Je passe mon bras autour de son corps si frêle qui semble si fragile que l'on pourrait le briser d'un seul coup, et le serre un peu plus.

« C'est rien. Tout va bien. »
« ... »

Je prend la couverture qui traîne sur le côté, et l'étale sur nous deux.

« Pourquoi tu n'as rien dis Bill ? »
« ... »
« On aurait put t'aider ... Ca n'aurait pas finit comme ça... »

Il se relève brusquement, avant de me donner une coup contre l'épaule.

« Ah ouais ?! Et j'aurais dit quoi ? Oh tiens, papa, au fait, j'me suis fais enculer 5 fois aujourd'hui ! J'ai le cul qui pisse le sang et la queue défoncée, sinon toi ça va ?!! »

Oh.

« Bill ... »
« Non !! Y'a pas de Bill !!! Tu sais rien de ce qu'il s'est passé ! Alors dit pas que ça n'aurait pas finit comme ça !!! »

Il m'hurle tout ça en pleurant. Il continu à me donner des coups, mais bon, je m'en fou un peu. C'est pas là que j'ai mal.

« Alors, dis moi, toi, ce qu'il s'est passé, expliques, dis moi de quelle façon je peux t'aider ! »

Je dois dire que je cri un peu moi aussi.

« Je t'ai jamais rien demandé !! Je t'ai dis de dégager ! C'est toi qui insistes ! »
« ... »

Je me lève lentement.

« Bon, d'accord. Ne dis rien alors. Continu à te morfondre sous ta couette dans le noir à pleurer, continu à te bourrer la gueule, continu à te droguer. C'est ta vie après tout. »

Sur ce, je sors de la chambre, sans même le regarder. Je descend les escaliers, je rage intérieurement. Ca m'énerve ! Je ne peux pas l'aider, ça m'agace ! Ca me tue ! Je suis ... Faible. Je rentre dans la cuisine, avant de me jeter sur l'une des chaises, et de d'appuyer mes pieds sur le bord de la table, les jambes pliées. L'une des deux bouge nerveusement. Je réfléchis. Comment puis-je l'aider ? Peut-être qu'au fond, ce n'est pas moi qui lui faut. Mais je veux être celui qui lui faut ! Je ne veux pas qu'Andreas le soit à ma place ! Ca me gave ! J'en sais rien pourquoi ! Ca me gonfle !

Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça, à gigoter la jambe, à ruminer mes pensées. Y'a que la sonnerie de la porte d'entrée qui me tire de tout ça. Je me lève, bousculant la chaise d'un geste brutal, et ouvre cette porte.

« A...Andreas ? »
« Ouais. »
« Qu-Que fais-tu là ? »
« Je suis à Loitsche depuis c'matin, tu t'rappelles, je devais venir avec Sam, et là Bill m'a appelé alors je suis venu, tu me laisses entrer ? »

Il me regarde avec un regard noir et me parle durement. J'ai mal. Trop. J'ai qu'une envie, lui claquer la porte à la gueule.

« Tu m'laisses entrer maintenant ? »

Il me laisse pas répondre, et me pousse sur le côté, avant de monter directement les marches de l'escalier. Je reste là, à l'entrée, comme un con. Pourquoi ? Pourquoi je ne peux pas être celui qu'il faut à mon frère ? Je referme la porte, avant de monter à mon tour les escaliers d'un pas silencieux. Je me poste près de la porte de la chambre de Bill. J'arrive à entendre des pleurs.

« Shhht, là Bill, ça va aller ... Ca va aller... »

Ca me fait de plus en plus mal. Mais je continu à écouter. J'arrive à entendre le nom d'Andreas entre les sanglots de Bill. Je me baisse, et regarde par le trou de la serrure. Certes, ça ne se fait pas, mais je m'en branle un peu là. Ils sont juste devant la porte. Je peux tout voir. Je vois tout. Andreas a Bill dans les bras, et le serre contre lui en lui frottant le dos, alors que Bill le serre également en pleurant. J'ai mal. Trop mal. Tellement de souffrances dans quelque chose de si petit que le c½ur. J'ai presque envie de me l'arracher pour ne plus rien sentir. Je sens mes yeux me piquer. Finalement, les larmes coulent. Je ne sais pas quoi faire. J'hésite, encore. Je sens que si je rentre dans cette chambre, je vais faire un massacre. Autant aller se défouler ailleurs. Je m'essuie les larmes d'un coup sec avec ma manche, et me tire dans ma chambre. Je claque la porte dans un bruit d'enfer. J'ai trouvé sur quoi me défouler. Je commence à donner des coups de pieds. Je crois que je vais finir par la casser. Du coup je m'arrête, manquerait plus que je finisse sans porte dans la chambre où je pieute. J'entend quelqu'un qui claque doucement une porte, avant de venir ouvrir la mienne. Andreas.

« Putain, mais tu fous quoi toi maintenant ? Tu défonces la maison ? »
« Ouais. En quoi ça te regardes, t'habites pas ici d'après ce que je sais. »
« Certes. »
« Bon, ben dégages de là alors. »

Il soupire, avant de sortir en refermant la porte. Visiblement, Bill aussi est sortit. Je les entends murmurer dans le couloir. Je recommence mon petit manège, et regarde pas la serrure de ma propre chambre. Ils sont encore dans les bras l'un de l'autre. Bill retourne dans sa chambre, et Andreas descend. Je vais lui défoncer la gueule. Je sors et le suis. Il sort de la maison, remettant son manteau correctement.

« Andreas ! »

Il se retourne, et se recule légèrement. Il sait que quand je suis dans cet état, ça n'annonce rien de bon.

« Quoi ? »
« Pourquoi ?! Pourquoi TOI ?!! »

Je lui prend les épaules, et commence à le secouer. Je le pousse jusqu'au muret. Il ne comprend pas, logique.

« Pourquoi quoi Tom ?! »
« Pourquoi toi t'as le droit de tout savoir ? Pourquoi toi tu peux l'aider ? Pourquoi toi t'étais au courant de toute cette histoire de viol et PAS MOI ?!! »

Je gueule, je crois que je suis arrivé à un stade où je ne réfléchis plus. Il me repousse brusquement, et je finis par me vautrer par terre.

« T'es vraiment qu'un con Tom. »
« ... »
« Si tu savais ... »
« ET BEN NON JUSTEMENT JE NE SAIS PAS !!! »

J'arrive plus à me contrôler. Je sais pas trop pourquoi je passe d'un côté à l'autre. Je me suis mit en boule ,et recommence à pleurer. J'en ai marre.
Une main se pose sur mon épaule, et je le sens qui s'accroupi près de moi.

« Tom ... »

Il soupire, avant de rigoler un peu.

« C'est fou de voir à quel point vous vous ressemblez tout les deux malgré ça. Vous avez toujours cette habitude de passer d'une extrême à l'autre. »
« ... »

Je ne répond rien.

« Tom, pourquoi t'as pas répondu au tel' ? J'ai pas arrêté d'essayer de t'appeler ce matin. »

J'arrête de pleurer, mais je ne me déplie pas pour autant de ma position.

« ... Je l'avais pas sur moi ... J'avais les flics au cul. »
« Qu-Quoi ? Les flics ? »
« J'ai tabassé un mec. »
« Mais pourquoi ? »
« Il voulait se taper Bill. »
« Ah, ça. Bill m'a raconté. Il savait pas que les flics t'avais coursé. »
« Ouais. »

Je lève un peu la tête, et je le vois qui s'assied face à moi.

« Tom, dis moi...Est-ce que ... Est-ce que tu pensais vraiment ce que tu m'as dit ce matin ? »
« ... Non ... Quelqu'un m'a fait comprendre... »
« Qui ? »
« Un gars. »

Il soupire.

« Tom ... Hum...Tu sais ... Bill enfin ... je suppose que t'es au courant pour ... »
« Ouais ! Je suis au courant, merci, mais visiblement il a pas besoin d'moi alors tu devrais retourner le voir non ?! »

Je lui ai même pas laissé le temps de finir sa phrase, que déjà je m'énerve sur lui. Il se relève.

« Mais putain Tom arrêtes de gueuler pour un rien merde ! »

Je me lève à mon tour, me plantant devant lui.

« Je gueule pas. Tu vois, je parle très calmement. »
« Tom, j'peux savoir c'que t'as ? »
« ...C'que j'ai ? C'que j'ai ? Et ben j'en ai marre ! Je veux pas que tu sois celui qui l'aide !!! Pourquoi moi je pourrais pas ? Pourquoi il me dis de dégager tout le temps ? Pour moi je peux rien faire ?!! »
« Oh ... je vois. »
« Quoi ?! »
« T'es jaloux. »
« Rien avoir. »
« Menteur. »
« ... Et alors ? »

Il rit. Je m'assied en boudant sur le muret, croisant les bras.

« Bordel, enfin je retrouve mon meilleur ami ! »
« Va jouer dans l'mixer. »
« Rah, tu m'as manqué ! »

Sur ce, il vient s'asseoir à côté de moi et me donne un petit coup sur la tête.

« Aïe ! »
« Alors, c'est quoi cette crise de jalousie ? »
« Je suis pas jaloux. »
« Menteur ! Tss, avoues que tu t'y est attaché à ton frère hein ! »
« ... »

Il rigole un peu, avant de me taper une nouvelle fois. J'avoue que toute colère est retombée. Il m'a manqué aussi. Mais je suis tellement jaloux...Il soupire en souriant, avant de reprendre doucement.

« Tu sais ... Pour Bill ... Je ne suis pas au courant de tout ... Il m'en a juste vaguement parlé ... Il ne veut rien dire d'autre ... S'il te repousse tout le temps ... C'est parce qu'il a honte. Honte et peur. Et puis c'est un peu ton jumeau, niveau caractère z'êtes tout les deux des chieurs sur pattes. »
« Hey ! ... Pourquoi il a honte ? ... C'est pas de sa faute ... »
« Je sais pas. En tout cas, moi je repars ce soir. Sam n'est pas venu au fait. Il voulait te voir mais sa mère a poussé une gueulante après que le directeur l'est convoqué...Enfin tu vois quoi. »
« Oh... »
« Pour Bill ... Te décourages pas. Va peut-être falloir que tu le pousses un peu. »
« Mais il est chiant ... »
« T'es chiant aussi tu sais. »
« Va t'faire voir. »

Il se marre. Pff, genre je suis chiant quoi. Je ne suis qu'un simple jeune garçon tout à fait innocent et gentil comme un agneau.

« Bon, Tom ... Faut que j'y aille moi. »
« Ah ... Ok... »
« Bon courage mec ! Et évites de trop t'énerver. Tcho ! »

Il me donne une petite tape sur l'épaule, et s'éloigne en me faisant un signe de la main. Je bouge pas, et reste sur ce muret qui est en train de me tuer mes pauvres fesses. Il fait un peu froid. Je finis par me rentrer, et remonte à l'étage. Je suis à nouveau devant cette porte. Cette fois-ci, je ne frappe pas. J'entre directement. La lumière est allumée. Je le vois, allongé sur son lit. Il me tourne le dos et ne réagis pas.

« Bill ? »

Toujours aucune réaction. Je m'approche, et me penche vers lui. Il dors. Je sourit, il est mignon. Il soupire un peu, avant de se mettre en boule. Je me lève, et éteint la lumière, avant de revenir sur le lit. Je sais pas pourquoi, mais j'ai pas envie d'en sortir, alors autant rester. Je dois avouer que je suis un peu crevé moi aussi. Je m'assied sur le lit, et finis pas m'y allonger. Bill bouge un peu, avant de relever la tête.

« Qu...Tom ? »

Sa voix est pâteuse, ça me fait sourire. Il est a moitié retourné vers moi, s'appuyant sur ses coudes. Je le prend par l'épaule, et l'attire doucement vers moi.

« Dors. »

Il se laisse faire, et ne pose pas de questions. Il finit même par se blottir contre moi. Je ramène un peu la couverture sur nous, avant de retirer mes chaussures comme je peux. Je l'entoure de mes bras, le serrant un peu contre moi. Son corps chaud contre le mien me rassure. J'aime bien cette sensation. Peut-être un peu trop même. Je sais pas. On va éviter de réfléchir pour l'instant ... Je ferme les yeux, et je crois que je me suis rapidement endormi ...

BOUM !

Bordel !M'enfin qu'est ce que je fous par terre ? Merde alors, ce con il a prit toute la place .. .Rahh, le saligaud. Je me retrouve par terre, la tête dans le cul, à moitié accroché au lit. Je me redresse, et le voit qui est en train de chercher quelque chose en tâtant le matelas de ses mains. Je m'appui sur le lit, me remettant dessus, pour me pencher vers lui.

« Bill ... ? »

Il répond pas, et ses yeux s'entrouvrent légèrement, avant que je ne sente sa main venir s'agripper à moi, pour me tirer vers lui et m'y serrer. Yay ! Une vraie mouliasse ! Mais ... Il est trop mignon avec sa petite bou-bouille d'ange qui dort et que ... je ... Erm, bref.

« Tom ... »

Il vient de murmurer mon nom. Il dort toujours, paisible, comme si tout était normal. Je sourit, comme un con certes, mais tout de même. Je le prend dans mes bras, le poussant un peu pour pouvoir le glisser contre moi de façon à ce que je puisse m'appuyer sur le lit. Il est vraiment tout léger.
Je le serre contre moi, appuyant ma tête contre la sienne. Il a l'air si fragile. Je veux le protéger. Je veux être celui qui sera toujours là pour lui, celui qui lui promettra toujours son aide. Celui qui foutrait sa propre vie en jeu pour la sienne. Celui qui lui donnerait tout l'amour dont il a besoin, celui toujours là, présent, celui dont il aurait besoin à longueur de journée. Oui, je veux être tout ça pour lui. Je le veux pour moi tout seul. C'est un peu spécial dit comme ça en fait. Hum. Il gigote un peu entre mes bras, mais son corps redevient vite endormi, et il soupire discrètement d'apaisement. Il est trop mignon ! Oui je sais, j'arrête pas, je suis en mode je-trouverai-même-une-pelote-de-laine-trop-mignonne...Hum, non je ne compare pas Bill a une pelote de laine, tout de même ...Lui il est tellement choupi. Wahou, je vais pas bien là, je viens d'utiliser un mot sortant de mon vocabulaire habituel ! Au secoure ! Hum, n'y pensons plus. Je résiste pas à son petit air de gamin angélique et lui dépose un bisou sur le front. Oui je sais, je suis un homme faible, mais je m'en tamponne l'oreille avec une babouche et vous fais chier par la même occas' si vous êtes pas contents, et toc. Mon regard finit par divaguer, avant de croiser celui du réveil. Ouais je sais, c'est nouveau, les réveils ont un regard. Merde ! 15h00 ! Enfin 15h00 et des poussières, pas l'envie d'user encore une centaine de calories oculaires pour décrypter les chiffres qui suivent, les deux premiers suffisent. Hum, il est peut-être temps de se lever ...

« Bill ? »

Je le secoue un peu, il grogne. Buahaa. Je recommence, et cette fois-ci, après avoir grogné une nouvelle fois, il lève doucement la tête, complètement à l'ouest, et pas du tout réveillé. Genre t'as juste 15 % du cerveau en marche là.

« Mmh ? Quoi ? »

Il a une toute petite voix qui semble venir de loin.

« Il est l'heuuuure de se réveilleeeeeeeer ! »

Il me regarde genre deux secondes avec l'air le plus blasé que j'ai jamais vu, avant de reposer sa tête brutalement contre me torse, se fourrant le visage dans mon sweet que j'ai d'ailleurs gardé pour dormir, zut, et y gémir de mécontentement.

« Allez petit Billou, faut se réveilleeer ! »
« Niaoooooooooon ... P'quoi ? »
« Ben l'est 15h00.
« C'est tout ? »
« Comment ça “ c'est tout '' ? Nan mais il est tard ! »

Il soupire, avant d'à nouveau relever la tête et de planter son regard de mec complètement naze dans le mien. J'hausse un sourcil. Pourquoi qu'il observe mes lèvres comme ça ? Hum ? J'ai peur là ! Quoi que ... Nan mais na-...Oh. I lvient de déposer son index sur le coin de ma lèvre, et je me rappelle que c'est là où je suis blessé.

« Ca fait mal ? »
« Hum ... Non ça va. »
« Oh ... »

Il hoche la tête. Trop mignon ! Encore bisou front ! Oui je sais, vocabulaire très restreint. En gros, je lui refait un bisou sur le front, pour ceux chez qui ça va plus lentement que chez d'autres. Il me regarde d'abord d'un air étonné. Je l'ai peut-être choqué ... Hum.

« Tom ? »

Aïe.

« Euh ... Oui ? »
« J'peux te faire un bisou moi aussi ? »

OMG ! J'ai eu peur tout de même. Roh, il me demande ça avec un petit air trop, trop mignon, genre le gamin qui demande un câlin à sa maman après avoir fait une connerie.

« Ben oui si tu veux. »

Sauf que ... Je ne m'attendais pas à CA ! Je le vois qui se penche vers moi, et ses lèvres se rapprochent ... Des miennes ! Il vient déposer un tout petit bisou tout doux là où j'ai ma plaie. Par réflexe, et surtout parce que je ne m'y attendais pas, je me recule brutalement.

« M-Mais ... !! »

Il me regarde l'air de pas comprendre.

« P-Pourquoi t'as fait ça ? »
« Mais t'avais dit que je pouvais ! »

Et là, paf, la bouille de « zut j'ai fait une connerie alors que je pensais bien faire » de la mort qui tue qu'il me fait.

« Je ... Oui mais euh ... »

Il baisse la tête, et je sens ses doigts se crisper sur mon sweet.

« De...Désolé... »
« Mais non ! C'est rien ... Ne t'inquiètes pas. »

Je lui redresse gentiment la tête, avant de le serrer contre moi. En fait, à part le fait que je ne m'y attendais pas, j'ai rien eu d'autres. En fait si, j'ai eu un tas de frissons bizarres dans le dos, et mes joues ont faillit prendre feu dans la seconde suivante. C'était doux. Ses lèvres, sur les miennes. Doux, tendre, câlin. Il murmure à nouveau des excuses. Je sais pas si c'est une bonne idée d'avoir fait ça. Mais bon, tant pis. Je l'ai reculer, l'écartant de moi, avant de lui prendre le menton entre mes doigts.

« Je t'ai dit que c'était rien. »

Et comme pour confirmer, je m'approche de son visage, avant de coller mes lèvres contre les siennes. Délicieux. Délectable. Sentiment de bien être dont je me souviendrais toujours, moment d'extase inoubliable. Il sursaute, mais ne bouge pas. J'ai fermé les yeux, mais lorsque je les ouvre, toujours mes lèvres plaquées contre les siennes, je peux voir son visage serein, ses traits détendus, et ses yeux ... Ses yeux souriant pour lui. Ces deux yeux aux couleurs douces et marronnées qui me fixe intensément. Je me recule, les joues un peu roses. Flûte ! Il me sourit. Putain, ce sourire. Sourire sincère, sourire d'extase et de bien être.

« Merci. »

Et sur ce, il revient se blottir contre moi.
Silence. On profite du moment. Mais il va falloir que je lui en parle ... J'ai besoin de comprendre ... Mais j'ai peur de remettre ça sur le tapis...Bon.

« Bill ... Hum dis tu sais à propos de hier... »

Il rigole ironiquement, avant de se redresser pour s'écarter de moi.

« Je savais bien que t'allais venir sur ce sujet là... »
« Bill ... »
« Dégage, j'ai rien à dire. »

Sur ce, il se lève, me fixant d'un regard noir.

« Bill, tu sais en parler peut faire du b-... »
« J'm'en tape ! Dégage ! J'ai rien à dire ! »
« Si t'en parles pas j'vais avoir du mal à t'aider hein !! »

Je me lève à mon tour, répondant sur le même ton. Il se saisit de sa chaise, avant de la diriger vers moi. Argh, chaise Attack ! Il veut m'éborgner ou quoi ?

« J'ai dis dé-gages !!! »
« Putain mais r'pose ça ! Tu vas m'éventrer avec ta chaise ! »
« Sors !! Sors !! »

Wouargh, sortons, sauvons notre peau ! Bam, et qu'il me claque la porte dans le dos. Bordel mais j'hallucine ? Comment on peut passer du « j'te fais un bisou » au « Connard dégages ! ». J'ai un peu de mal à comprendre là ...
Après quelques instants, où je reste planté comme un con devant cette porte, j'entend celle-ci s'ouvrir à nouveau Je me retourne, histoire d'éviter une éventuelle chaise volante. Ah. Bill. Il regarde le sol, il n'ose pas me regarder dans les yeux.

« Tom je ... »
« Ca va, laisse tomber. »

Ses lèvres se pincent, il va encore pleurer. Qu'est ce que je disais ...

« J'voulais pas ... Mais...Mais j'ai ... J'ai honte... »

Andreas avait raison. Remarque, un peu comme d'habitude...

« Tu dois pas avoir honte. »
« M-Mais ... Eux ... Avec leurs mains ... S-Sur moi... »

Je le prend dans mes bras, il se laisse aller, et finis de vider son corps de larmes.
Erm, et on repasse du « je t'engueule » au « je viens m'excuser en pleurant ».
Je vais finir par perdre la boule moi à ce train là ! Mais je peux pas lui en vouloir ... C'qu'il a vécu ... Va falloir que je me montre patient.

« P-Pardon Tom ... «
« Shht, c'est rien. »

Il se recule, frottant ses yeux rouges et gonflés. Il renifle un peu, pas comme un cochon avec le groin plein de morve, je vous rassure, mais avec une moue toute mignonne de gamin.

« T-Tu sais ... Ca fait longtemps ... Que c'est comme ça ... »
« Quoi ?! D-De quoi ? Qu'ils te... »
« Oui ... »
Putain j'en reviens pas ... Longtemps ... Et il subit tout ça... Sans rien dire, sans broncher ... Et il a encore la force de continuer à vivre. Bordel, je me sens lâche à côté de lui. Mais je le jure, à partir de maintenant ... Jamais plus personne ne le touchera. Plus jamais. Il faudra me passer dessus avant ! ( N.T :Que la force soit avec toi, jeune padawan !Yay, conneries en avalanche ! ) Erm.
Je sens une main s'agripper à mon tee-shirt. Bill est penché vers mon visage, le regard suppliant.

Dis ... C'est vrai que je ressemble à une fille ? Que ... Que j'en suis une ? »


Il me demande ça, me suppliant presque de lui répondre.
Donc. Je l'observe. Bien sûr que non, il ne ressemble pas à une fille. Certes, il a pas la virilité pur du mec gonflé de muscle ( N.T : J'dis pas qu'il a pas de virilité dans le sens « il a pas de * ralamralam * » comme disent les gamins, je tiens à le préciser, hum. Je l'ai vue t'façon. Ouargh ! ) Même si ses traits sont fins et sont ceux d'androgyne, il n'est pas confondable, oui j'innove mon vocabulaire, avec une nana.

« Bill ... Bien sûr que non t'es pas une nana ... »

J'ai failli rajouter « ou alors tu s'rais vraiment plate et avec des couilles » mais j'me dis que c'est p'tet pas le moment ... Huhu. Oui bon, j'arrête.
Il me sourit, comme rassuré. Je pose ma main sur sa joue humidifiée par ses larmes.

« Bill ... Pourquoi n'as-tu rien dis ? À papa, je sais pas, pourquoi t'as continué à subir ça ? Pourquoi tu t'es laissé faire ? »
« ... J'osais pas ... Et puis ... À chaque fois ils me tombaient dessus ... J'pouvais pas faire grand chose ... »

Alors qu'il parle, il baisse les yeux. Je ne répond rien, l'incitant à parler plus. Ce qu'il fait.

« Des fois ... Ils m'obligeaient à sortir de la maison, et comme papa n'est pas souvent là ... »

Bordel ,j'hallucine. Il déglutit, et les larmes recommencent à couler. Je le prend dans mes bras. Ca m'énerve. Je me sens impuissant. Je peux rien faire. Je suis juste capable de le tenir là, contre moi. J'aimerai pouvoir lui effacer tout ça. Lui enlever toute cette douleur qu'il a en lui. Les salauds. Ils lui ont pourris l'âme. Si jamais je les croise, je jure qu'ils vont vite me sentir passer, et ces enfoirés vont en baver leur sale race.

« T'inquiètes pas Bill ... Maintenant je suis là ... Je vais te protéger. »
« ...Ce...C'est vrai ? »
« Oui. »
« ...Merci. »

Je sourit. Il est trop mignon. Après un silence, il finit pas s'écarter de moi. Il me rend mon sourire, timidement. Bordel qu'est ce qu'il est mignon ! Oui je sais, je le dis souvent, m'en fou je le dis autant que je veux, c'est moi qui décide. Et ouais, ici j'règne en maître. Regardez. Il est trop mignon. Il est trop mignon. Il est trop mignon.

« Il est trop mignon. »
« Quoi ? »

Youargh, merde !

« Euh n-non non, rien rien. »

Qu'est ce que je dois avoir l'air convaincant dit donc ... Et pour couronner le tout, je rougis ! Chouette alors ! ( N.T : Nan, hiboux ! Merde, pardon, c'était faible. )
Bill semble perplexe. Il fait mine de réfléchir, avant de simplement dire.

« Ah. »
« Hum. »
« Mais ... Qui est mignon ? »

Merde ! Et voilà, conneries de joues de merde qui servent à rien.

« Personne ! Bon allez, euh, viens on va manger ! »

Sur ce, demi-tour droite, je lui chope la main, et le tire pour l'entraîner derrière moi. Je l'oblige à s'installer sur une chaise de la cuisine. Il se laisse faire, attendant visiblement la suite des choses. Ses sourcils se froncent légèrement lorsque je fouille dans le frigo, en sortant un ancien plat de petits pois et de purée. Son regard me dis « J'espère que c'est pour toi que tu sors ça. » Ca va être dur, je le sens. Cependant, il ne dit rien, et me regarde silencieusement en train de préparer deux assiettes et de les mettre à chauffer. Au final, je dépose une assiette face à il, et une sur la place devant lui. Il croise les bras.

« J'ai pas faim. »
« Et ben tu manges quand même. »
« Et pourquoi ? Si j'ai pas faim, j'ai pas faim. »
« Parce que t'es pas plus gros qu'une cure dent et que tu bouffes rien. »
« J'ai-pas-faim ! »

Il me regarde avec défi, genre « essaye toujours de me faire manger, pignouf. ». Je le regarde exactement de la même manière, avant de prendre la fourchette, quelques petits pois dessus, et de la tendre devant la bouche de Bill. Il me regarde.

« J'ai dit que j'avais pas faim. »
« J'm'en branle, mange. »
« J'ai pas faim, dégages. »
« Tu vas me bouffer ces petits pois ! »
« Nan ! »

Sur ce, il se recule, faisant glisser sa chaise vers l'arrière, prêt à se lever et à s'en aller. Ouais, genre je vais te laisser courir, rêve. Je lui attrape le bras, et j'avoue que j'y suis allé un peu fort, le tire en arrière. Mais pas très, très gentiment. Limite si je lui tors quoi. Oups. Il a glissé, et il vient de se rétamer par terre.

« Aïe ! »

Bon, tant pis. Je me met à califourchon sur lui, alors qu'il commence à gesticuler dans tout les sens.

« Dégage ! J'ai pas faim ! Bouge ! »
« J'ai dit : Tu manges ! »

Sur ce, j'approche la fourchette près de son gosier, mais il plaque sa main sur ses lèvres. Bordel mais quel chieur !

« Bill !! »

Il me répond pas, logique, et continue de me fixer méchamment.

« Bill, ce petit pois si t'ouvres pas la bouche, je vais te le faire gober par le nez hein ! »

Là, il commence légèrement à s'inquiéter, et recouvre son nez en même temps que sa bouche. Je me redresse, toujours assit sur son ventre.

« Je m'en fou, y'a d'autres trous. »

... Oh ... J'vous jure que je pensais aux oreilles moi. Après si vous, vous pensez autre chose ... Il recommence à gigoter, me donnant un coup de genoux ... Là où ça fait mal. Enfin pas trop fort, donc bon ... Je pense que je ne suis devenu stérile quoi. Youargh.

« Dégage Tom ! Dégage ! Tu fais chier ! Bouge ! Bouge ! »
« OUI CA VA ! »

je me relève brutalement, gueulant sous la colère. Il recommence à faire sa tronche de macaque, j'utilise ce que je veux comme expression, vous dites tête de mule, ben moi tronche de macaque. Ca me gonfle, dès que ça s'arrange un peu, on dirait qu'il fait tout pour me contrarier, me faire chier et me rendre dingue. Je jette bruyamment la fourchette au sol, faisant gicler tout les petits pois partout, cool. Bill se redresse sur ses coudes, visiblement, il ne s'attendait pas à ça. Je m'en fou. Je suis exaspéré.

« C'est bon, t'as gagné, ne mange pas, tant pis pour toi ! »

Sur ce, je me retourne, me préparant à monter les escaliers pour aller m'enfermer dans ma chambre, histoire de me calmer. Mais quelque chose me retient, me tirant le tee-shirt. Je me retourne, et vois Bill, à moitié à genoux par terre, me regardant avec l'air d'un chien battu.

« Quoi ?! »
« ... M...Me laisse pas...S'il te plait ... je suis désolé ... Je ... Je vais manger, promis. »

Sa lèvre tremble, et ses yeux menacent à tout moment de s'inonder de larmes. Merde, merde. Résistes Tom, il joue avec toi, résistes.

« Ok. »

Je suis un homme faible. Mais je fais toujours la gueule. Je m'assied face à mon assiette, avant de l'observer lui, s'installer timidement sur la chaise, et après avoir prit une autre fourchette, manger lentement. Il a l'air d'avoir du mal à avaler, mais bon, au moins il mange quelque chose. Il n'ose pas me regarder, d'un autre côté, j'ai les mains croisées sur mon menton, les coudes sur la table, le regard de tueur posé sur lui, donc forcément, je dois foutre un peu les boules comme ça. Alors qu'il a finit de manger, je le vois poser ses mains l'une sur l'autre sur ses genoux, prenant une position de gêne trop ... Craquante. Merde. E gagatise sur mon frère là, achevez-moi.
J'essaye de pas faire attention à ce que je viens de penser, me lève et prend l'assiette vide pour aller la foutre dans l'évier. Je vide la mienne dans la poubelle, oui je sais c'est pas bien, et elle suit rapidement la première.

« Pourquoi t'as changé d'avis d'un seul coup, toi qui n'avais pas faim ? »
« ... »

Il ne répond, et je le vois se mordre la lèvre. Son regard me fuis.

« Alors ? »
« Je ... Je veux que tu continues à t'occuper de moi ... Je ... Pardon ... »

Il ... Est ... Trop ... Mignon ... Sauvez-moi !
Je me mord la lèvre inférieur. Merde, merde, merde. Bon, tant pis. Je peux PAS résister. Je tend les bras, avant de l'en entourer. Il laisse un petit hoquet de surprise s'échapper lorsqu'il se retrouve subitement contre moi.

« C'pas grave. Mais si tu pouvais faire un effort... »
« ... Pardon ... »
« C'bon, oublies. »

Je m'écarte de lui, et sens encore ses mains agrippées dans mon dos, comme s'il ne voulait pas que je m'éloigne. Mais finalement, il me lâche, une mine toute tristounette. Bordel ... Faut qu'je m'occupe à quelque chose sinon j'vais pas tenir longtemps.

« Bon, tu vas prendre ta douche ? »

Il hoche la tête, avant d'acquiester. Mais il ne monte pas pour autant.

« Tu veux quelque chose ... ? »
Il baisse la tête, avant de tordre ses lèvres par nervosité.

« Euh ... Tu veux bien ... Euh je ... Euh ... »

Alors là, plus clair, y'a pas.

« Mais encore ? »
« Euhm ... Tu veux bien v'nir ... »
« Où ? »
« Avec moi. »

Youargh ! Dans la douche ? Dans la douche ? Comme la dernière fois ?

« Bah euh ouais s'tu veux. »
# Posté le dimanche 24 juin 2007 16:15
Modifié le lundi 25 juin 2007 06:46

Ime Ikkatsu, chapitre 17.

Ime Ikkatsu, chapitre 17.
Bieng, bieng bieng ! Voici donc la suite, tant attendue *BAAF* Bon j'espère que y'aura l'moins d'fautes possible, j'vais essayer d'me relire quand même >< ! Sinon, j'ai commencey à faire une nouvelle fic ... MDR Oui je sais, et encore, j'ai un OS et encore une autre fic en tête ! XD Vous avez encore Métropolis à lire avant d'en voir les couleurs XD Bref, pour dire que j'm'arrête pas tout de suite. Je sais pas si cette nouvelle fic qui émerge de mon esprit va être incestueuse, faut voir, j'demand'rai à ma Grande Conseillère Attitrey <33 D'ailleurs, pendant ces grandes vacances, je vais en Normandie, j'sais pas trop où mais j'y reste 10 jours, donc si certaines personnes lectrices habitent dans l'coin, n'hésitez pas, j'essay'rai de m'arrangey avec mes grands parents ^^ Et je vais aussi dans l'Sud Français que j'aime, à Toulon, avec ma meilleure amie que j'aime et qui me maaaanque T_T, donc pareil, si y'a des filles qui sont pas loin, et qui sont dacc' pour se déplacey jusqu'à Toulon, no soucis, t'façon, si z'êtes de gros pervers, je n's'rais pas toute seule, bewahahahaha ! Je vais aussi essayey d'aller à Lille, pour voir ma Didounette adorey ^_^.
Enfin voilà, ça va être des vavances de fous v_v J'vais pouvoir me goinfrey de sucre avec ma chérie, et j'vais revoir ma femme Chohanna que j'aiiiiiiiime *kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah* Deux fois même !!! *iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih* Beuwahahahahahaha, viv'ment ! >_<' Bon, pour les vac's, je post'rai sûrement moins souvent, pour cause d'écriture plus lente.Bah voui, j'aurai un tas d'trucs à faire, nyéhéhéhé !

Bon alley, sur ce, j'arrête de vous bassiney, QUE LE SHOW CONTINUUU !


Chapitre 17.

« Bah euh ouais s'tu veux. «

Aaaah, trop bien. Et bordel, encore un petit sourire trop mignon qu'il m'envoie en pleine gueule. Bordel, arrête, j'vais pas tenir ! Je suis en pleine crise de manque de câlins/bisous. Sauvez moi !

On, je débarasse vite, vite, avant de monter et de rejoindre Bill dans la salle de bain. Oh, mein Gott ! Il est planté en plein milieu de la salle, et visiblement, ses blessures lui en font voir de toutes les couleurs, vu comment il galère pour enlever son tee-shirt ...

« Attends, je vais t'aider. «

Sur ce, je me poste dans son dos, avant de délicatement me saisir du tissu du tee-shirt et de le lui retirer le plus doucement possible. Je vois son reflet dans le miroir grimacer. Hum. Je peux savoir pourquoi bizarrement, je me retrouve en train de le reluquer ? Hein, hein ? Pourquoi est-ce que cette fois-ci, l'idée de devoir lui retirer son pantalon me donne des putains de frissons ? Pourtant, hier, ça n'avait pas fait ça ...

« Tu, euh, tu veux de l'aide pour le ... pantalon aussi ? «

Wow, wow, wow, pourquoi je rougis là au juste ? Pourquoi est-ce que j'ai ENVIE de le faire ? Bordal, Bill répooond ! Me laisse pas dans ce putain de silence trop gênant...

« Je .. .Euh je sais pas si je vais ... Réussir à ... Déboutonner. «

Oh, merci mon dieu, je vais pouvoir le faire moi-même ! Merde. MERDE, mais pourquoi moi ?

« Euh, ok. «

Hum, bon, on se calme, on respire, et tout va bien se passer. Je dois JUSTE déboutonner, c'est pas sorcier comme truc. J'le fais tout les jours. ( N.T : Oui, il m'arrive de changer de pantalon à moi aussi vous savez ). Hum. J'inspire un bon coup, avant de descendre maladroitement mes mains jusqu'à cet endroit critique. Bordel, faut que je me contrôle, merde ! Ah ! Le bouton ! Vite ! Voilà, c'est fait. Maintenant, Bill démerde toi pour l'enlever.

« M-Merci ... Tom ... «

Il enlève maladroitement son jean, se retrouvant en calbute, pendant que moi je lui tourne le dos, me défringuant en même temps. C'est le bruit de l'eau qui fait que je me retourne. Il vient d'allumer, et semble m'attendre timidement. Faut que je me calme, faut que je me calme, faut que je me calme. C'est pas comme si j'allais prendre ma douche avec une super bombe comme Pénélope, là c'est juste un mec, et qui plus est, c'est mon frère alors ... Ouargh, l'eau est chaude ! Oh ... Bill s'est calé dans un coin de la douche, me tournant le dos, il à l'air gêné. Oui bah hein, c'est lui qui a voulut que je ramène ma fesse sous la douche avec lui alors hein ! Merde, ma phrase est perverse, bordel ! En parlant de fesses ... Y'a une très jolie vue sous cette douche dit donc. Merde, ça recommence ! Chiez ! Bon, respire, respire, respire. Hum. Je le vois qui se place timidement sous le jet d'eau chaude, juste à quelques petits minuscules de rien du tout qu'on pourrait même dire que ce sont des millimètres, centimètres de moi. Y'a des salopiauds d'frissons qui viennent me donner la chair de poule.
Bon, on respire, et on fait comme si de rien n'était.

« Dis ... «

OUAH ! Peur panique intérieurement explosive ! Bordel, à cause de lui je viens de sursauter comme un malade ! Et voilà, il se stoppe dans son lavement, sensuel, j'ai rien dit, et me fixe avec de gros yeux ronds et globuleux.

« Euh...Ca va ? Désolé je n'voulais pas t'faire peur ... «
« Nan, nan, ça va, et arrête de passer les trois quarts de ton temps à t'excuser, tu voulais ? «
« Euh ... D'accord... Ben je voulais...Je voulais...Je...Vou...lais... «

Plus ça va, et plus il le dit doucement. Ses sourcils se froncent, et je le vois lever les yeux. Bordel, me dites pas qu'il a oublié ?

« Je sais plus. «

NAON ! Sauvez-moi !

« Boulet ! «

Je lui donne une tape sur la tête. Il réagis même pas, avant de lever l'index et de s'écrier.

« AH SI ! «

Deuxième peur panique intérieurement explosive. Bordel, un jour je vais crever de crise cardiaque, faudra pas chercher pourquoi.

« Bon, alors quoi ?! «

Il hoche la tête, son visage dégoulinant d'eau.

« Ca te déranges de rester avec moi ? «
« D'où tu les sors tes questions ? «
« ...Pardon. «
« Arrête de t'excuser ! «
« ...Désolé. «
« Tu l'fais exprès ? «
« Oui. «

Oui qu'il dit. Tout sourire, et fier de lui. Quel fléau celui là alors. Un beau fléau. Un putain de fléau. MERDE, encore ! Stop.

« Non, ça ne me dérange pas, pourquoi ça me dérangerai ? «
« Je sais pas, on sait jamais. «
« Oh, je vois. «
« Dis, tu m'aides ? «

Non, pitié, Seigneur, pitié !

« À quoi ? «

Je tente.

« J'arrive à me laver le dos, ça me tire la peau et rouvre mes plaies. «
« Ah ... «

Dieu, si t'existes, va te faire voir. Putain ! Je vais devoir lui laver le dos ! Non mais vous vous rendez compte ? Je vais devoir toucher sa PEAU ! ( N.T : ... Ma perspicacité m'étonnera toujours ). Non mais, j'veux dire, je vais devoir lui frotter le dos, ça va faire genre le gars qui le caresse ! AAH ! JE VEUX ! MAIS NON !! Je veux pas. Mais si, mais non. Bon, j'en sais rien.

« Tu veux pas ? «

Youargh.

« Euh, si, si. Donne le machin truc bidule rose là. «
« ... Le machin truc bidule rose ...Aha ... C'est une fleur de douche... Tiens. «
« M'en fou. Merci. «

Je me saisis du dit « machin truc bidule rose «, et le frotte avec le savon. Ahaahaha ! Ca mousse de partout ! Bordel, faut que je me calme. Bon, c'est partit. J'ai l'impression que je vais entamer un truc national de la mort qui tue super grave, alors que je vais JUSTE savonner le dos de mon frère.
Hum.

« Tu me dis si t'as mal hein. «
« Hu-Hum. «

Bon allez, FIGHT MYSELF ! Hum. Putain, y'a la mousse qui coule le long de son dos ... Et qui ... Lui arrive ... Jusqu'aux ... HAN ! RETTET MICH ! C'est horrible. Putain, il a un dos ... Ouah ! Merde ! Ca re ( re re re ) commence. Mais c'est quoi ce bordel ? Pourquoi est-ce que je suis en pleine gagatisation devant de la mousse qui coule sur le cul de mon frère ?! Chiez ! Hum... Si je frotte le bas du dos, il va dire quelque chose ? Mince, j'ai trop envie de le faire... Hum ... Essayons ... Un tout petit peu plus bas ... Encore ...

« Mmmmh, ça fais trop du bien de se faire laver le dos ! «

Mort interne. Quel con ! Il veut me faire bander ou quoi ? ... Merde, il a réussit ! C'est pas de ma faute ! C'est lui qui me provoque avec son « Mmmmh « de la mort qui tue ! Rah, je fais QUOI maintenant ? Je suis fichu ! Non, en fait, je suis dans la grosse merde. Bon diou ( N.T : Tu reconnaîtras hein 'Nunu ?) faut que je pense à un truc dégueulasse. Euh ... Je sais ... OUARGH ... Merde, la technique du « je-pense-à-des-vieux-ensembles-sur-la-table-avec-du-ketchup-pour-fantasme « marche vraiment bien ...

« Dis, tu me le refera ? «

Il veut m'achever. J'en suis sûr.

« Euh, oui si tu veux. «

J'aurais préféré dire « Ouais c'est ça, et c'est qui, qui va se retrouver tout dur hein ? «. Mais j'me suis dit que j'allais m'enfoncer encore plus alors ...
Bref. Il m'a couper dans ma lancée ! Rah ... Maintenant, j'ose plus descendre... Chiez, et pourtant se bas du dos ... Ce creux de reins ... Merde, je louche dessus ! Bon, c'est pas très en chairs mais ... Mais ces courbes ... Une courbe presque parfaite qui forme ce creux de reins pour ensuite tracer la ligne de ces fesses ...

« Tom ? «

...Saturation cervicale, perte de tout contrôles.

« Euh, Tom ? Ca va pas ? Pourquoi t'arrêtes ? «
« ... «

Merde, merde, merde, vite reconnexion, reconnexion !!

« Je, euh rien, je ... Je ... Réfléchissais ! «

Bravo Tom, bravo. Franchement là ...

« Désolé, retourne toi correctement que je puisse ... «

Mieux te mater. ( N.T : Et plus si possible beuwahaha )

« Te frotter correctement, tu vas te faire mal. «
« Hum. C'est bon je pense. «

NAOOOON ! Je veux encore !! Nan !! BILL REND MOI LE BIDULE MACHIN TRUC ROSE !! ... Je suis finis ...

« Euh ... Ca va Tom ? T'en fais une tête ... «
« Hum ... Ouais, ouais, ça va. «

Il rit. Bordel son rire... Jouissif !

« Dis, tu me fais un câlin ? «

Il me demande ça, tout innocemment, la bouille toute mignonne.

« Euh, ouais ... Viens. «

Je tend les bras, et il vient s'y loger. Putain, il est ... Tout contre moi ... Bordel, c'est trop bon. Attendez ... Je suis en train ... De fantasmer ... Sur mon frère ? Ce ... Non c'est pas possible. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive putain ? Je le repousse d'un coup, sans prévenir.

« Tom ? «
« Désolé Bill, je dois y aller ! «

Sur ce, je sors de la douche à vitesse grand V, prenant rapidement une serviette, avant de sortir de la salle de bain, à moitié à poil, trempé et dégoulinant d'eau. Je m'enferme dans ma chambre. Putain ... J'ai vraiment un truc qui débloque hein moi ... Putain ! Merde ! J'ai du mal à respirer ... Je suis en train de devenir fou. Un monstre ? ...

« Tom ? Tout va bien ? »

Il est là, derrière la porte. Il s'inquiète. Il faut que je sorte. Que je m'éloigne. Que je m'éloigne de lui. Vite. Je m'essuie, sans même lui répondre, alors qu'il frappe doucement à la porte de ma chambre, m'appelant. Je m'habille rapidement, avant de lui ouvrir. Il est à moitié nu. Bordel il est beau ... Non, non, NON ! Je secoue la tête.

« Ah, Tom, dis, ça va ... ? »

Il me regarde, les yeux remplis d'inquiétude. Non, il ne faut pas.

« Il faut pas ! »

Je le pousse, alors qu'il ne comprend pas de quoi je parle, avant de me mettre à courir dans le couloir, et de dévaler les escaliers. Je tombe sur ma mère. Elle me fait un « Bonjour gamin », mais je l'ignore. Elle m'appelle, je l'ignore encore. J'ignore Bill qui m'appelle. Je m'enfui. Je me dégoûte. Je cours.
Je ne sais pas où je vais, mais je m'en fou, tant que c'est loin de lui. J'ai peur. J'ai peur de tout ça. Pourquoi est-ce que face à lui, je réagis comme ça ? Pourquoi j'ai tout ces frissons ce ... Désir.

« Aïe ! »

Merde, je viens de bourrer dans quelqu'un.

« D-Désolé. »

Une pomme roule sur la route. Zut. Je regarde la personne dans laquelle j'ai percuté, qui est au passage aussi propriétaire de la pomme en question. C'est un gars, assez grand, ma taille. Il est pas très musclé et assez élancé. Il a une sacrée tignasse sombre, avec quelques mèches teintes en rouge. Sa peau jure avec ses cheveux tellement elle est blanche, et ses yeux sont d'un vert ... Impressionnant.

« MA POOOOOOOOOOOOOOOMME !! »

Il hurle la mort, se ruant sur la pomme à moitié entamée qui a roulé sur le sol de bitume, et qui est pleine de gravats. Oui bon bah a va, c'est juste une pomme ...

« Naooon c'est la fiiin !»

Hey, ho, faut pas abuser. Il fait une mine pleurnicharde, caressant sa pomme. Merde, pourquoi faut-il que je tombe toujours sur des malades. Il soupire, hochant sa tête au visage fin, avant de murmurer un petit « adieu » remplis de pseudo-tristesse, et de la jeter dans une poubelle. Mon dieu, à l'aide. Moi, je suis figé face à tout ça, et je sursaute lorsqu'il pointe brutalement son index vers moi.

« Tu m'dois une pomme !! »
« ... »

Vous croyez que si je me met à courir, j'aurai une chance ?

« Euh ... Désolé je voulais pas... »
« Si tu veux t'excuser, achète moi une pomme. »

Il sourit, mais du genre mesquin.

« Mais ... Euh ... Pourquoi ? »
« Parce que, j'ai pas eu ma dose de pomme aujourd'hui, vu que tu viens de me pourrir ma pomme. »
« Je ... »

Il s'approche de moi, croisant les bras.

« De toute façon, je ne te lâcherai pas tant que tu ne m'auras pas donné une pomme. C'est vital pour moi les pommes. »

Okaaaaaaaay. Je répond toujours pas, figé. Il me sourit à nouveau.

« Vu que t'as l'air paralysé, va falloir qu'on passe un p'tit bout d'temps ensemble, alors moi c'est Alex' ! »
« Ah euh ... »

Position deux, je me redresse légèrement, sourire crispé.

« Moi c'Tom... »
« J't'ai jamais vu dans l'coin, t'es nouveau ? »
« Euh ... J'suis arrivé avant-hier, mais j'emménage pas... »
« Ah ? T'habites où ? Loin ? C'est grand chez toi ? Tu restes longtemps ? »

Ouargh, on m'assassine !

« Euh ... Euh ... »
« T'es pas très causant ... »

Belle constation Sherlok'.

« ALEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEX' !!!!!!! »

Youargh ! On pose tout les deux automatiquement nos mains sur nos oreilles, face à cette attaque vile de tympans. Je me retourne, histoire de voir QUI vient d'hurler comme ça. J'aperçois une silhouette féminine. Elle à l'air loin. QUOI ?! Putain, elle a gueulé aussi fort de si loin ? Merde alors. Le dit Alex' semble reconnaître la personne, et hurle à son tour.

« Nuuuuuuuuuuuuuu'Nuuuuuuuuuuu !! »

Bon, c'est bon, je ne possède plus de capacités auditives.
La fille se met à faire de grands signes avec ses bras, et que je n'ai même pas le temps de dire « merde » que déjà, on me tire, m'obligeant à courir. Alex m'a agrippé par le bras, et me tire derrière lui, jusqu'à la beuglante sur pattes.

« Coucouuuuu ! »

Hum. Mignonne. Pas très grande. Ca c'est cool. C'est mignon les filles qui sont petites. Elle a les cheveux bruns, bouclés, et les yeux noisettes. Tiens ... Cette couleur me rappelle quelqu'un .. Non, non, non, je ne dois plus penser à lui !! Elle me remarque.

« Bon diou, qu'est ce que tu me ramènes là Alex' ? »
« Il a renversé ma pomme. »
« Haaan ! Sacrilège ! Et t'es même pas mort ? »
« Ha, ha, ha, très drôle Manue ... »

Elle lui sourit, avant de me prendre par l'épaule, et de m'attirer vers elle, m'obligeant à me pencher.

« Faut faire gaffe, lui c'est un accro aux pommes, il s'en enfile des vingtaines par jour, un vrai maniaco ! »
« MANUE ! »
« Nyahahaha ! »

Aha. Manue. Okay, à retenir. Ils se chamaillent. Enfin, la dite Manue se fout de sa gueule, pendant que lui râle tout ce qu'il peut. Moi, je préfère m'abstenir de tout commentaire, et reste silencieux.

« Hey Manue, t'es pas avec Jo' et Margaux ? »
« Naaaan ! »
« ... Pourquoi ? »
« Ben ... Chai's pas. »
« ... Rah, mais t'es nulle. »
« Ouais ! »

Hum. Je vais peut-être essayer de m'enfuir discretement.

« Hey, Tom ! »
« Haan il s'appelle Tom ! »

Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de voir un tas d'étoiles dans les yeux de Manue ?

« Hum ? calme-toi Manue, Tom, ma pomme ? »
« Euh ... Ouais ... Ta pomme ... »
« Ouais, ma pomme. »
« Okay, okay, tu vas l'avoir ta putain de pomme. »


À suivre ...

( Je corrig'rai les fautes demain, pas l'temps ce soir ! )
# Posté le mercredi 27 juin 2007 17:40

Suite, again, niéhéhéhé.

Suite, again, niéhéhéhé.
Bon, alors, comme tout l'monde a l'air impatient ... Je ... Vais ... Mettre la suite v_v
Voyez comme je suis courageuse, je suis malade et j'ai mal partout, hier soir, j'me suis plantey dans les escaliers >_<' J'ai un bras plu gros qu'l'aut' ( Comme les tennisman, hein Dida' ? XD ) avec un beau bleu, et j'ai la fesse droite abîmey. Pauvre de moi T_T

HAN ! J'ai une grande nouvelle pour vous. Je suis MARRAINE !! Beuwahahahahaha >D
Et oui, ma p'tite Dida a mit au monde un calamar et un porc-épic. C'est ça à force de courir n'import'où...Hier j'ai même assistey par webcam au mariage de Lau et Didou'. Truc de malade v_v
Bref. Aloooors. La suite * va tout mettre tout bien sur word*

[ ... ]

Voilàààààààààààààà ! °w° La suite, pas longue, mais bon, j'publie souvent maintenant alors chut v_v
J'suis contente que c'que j'ai postey vous plaise x3 C'est gentil tout ces compliments * yeux pleins d'lumières bizzares* Apparement, z'êtes toutes attachey au ch'tit n'Alex v_v Beuwahahahaha, bientôt, il va vite être detestey j'le sens XD ! Je n'en dirai pas plus v_v T'façon ... Nyéhéhééhééhé.

Notey que j'ai changey les couleurs de mon sky' ( Si vous avez pas r'marquey, alley consultey v_v ) Lau' m'a dit qu'ça rendait n'aveugle alors ... XD C'mieux comme ça ? =D

Hum, sinon la pix, c'est de Didou', ce sont que des pervers chez elle ><'
Beuwahahahhaa. Hum.
Bon. ALLEY GO GO GO ! Bonne lecture <3 Merci d'me suiiiivre <333


Chapitre 18

« Okay, okay, tu vas l'avoir ta putain de pomme. »

Sur ce, je me retourne, avant d'aller frapper à la première porte qui me passe sous la main. Enfin je sonne quoi. Les deux gigolos me regardent avec de grands yeux. Bah quoi, il veut une pomme, il en aura une ! La porte s'ouvre, une vieille. Cool !

« Bonjour, madame »
« Bonjour jeune homme, que puis-je faire pour vous ? »
« Hum, et bien j'aurais besoin d'une pomme, mais je viens à peine d'arriver ici, et je n'ai pas un sous. »
« Oh ... Attends voir là gamin. »

Sur ce, elle me plante 5 minutes, avant de revenir, une pomme en main. Elle me la donne, avant de m'adresser un sourire.

« Voilà pour toi, au revoir »

Sur ce, elle referme la porte. Bien.

« Tiens, ta pomme. »

Après m'être à nouveau rapproché des deux autres, je tend la pomme à Alex.

« Ouaah, mais c'pas con ça dit donc ! »

J'hausse les épaules, essayant de faire comme si je ne voyais pas la Manue qui semble en pleine admiration devant moi, et Alex se saisit de la pomme. Il croque dedans.

« Putain, elle est super bonne en plus ! »

Il me donne une tape dans le dos, avant remordre dans sa pomme.

« Hey, on va voir la Jo' et la Margouille ? »

Manue, qui était silencieuse pendant plus de 5 minutes, se met à sauter sur place.

« OUAIS !! »

Bon, ben j'ai pas le choix. Ils me tirent tout les deux vers je ne sais où. En fait, ils sont assez sympas. Alex est un peu bizarre ... Mais bon. Je me rend compte qu'il est tout de même un peu efféminé avec ses vêtements moulants ... Merde, en fait il est beau ce mec !

« C'est là ! Tu vas voir Tom, elles sont super sympas. »

Manue sonne à une porte verte, et celle-ci s'ouvre rapidement. Deux filles, une encore plus petite que Manue, toute mignonne, grand sourire, et une autre, qui doit même pas faire 10 cm de moins que moi, elle aussi toute souriante. Mais, attendez ... Cette fille ... C'est ...

« Manuuuue !! Aleex !! Et ... C'est qui ? »
« La déléguée ! »
« Tom ! »

Putain, j'y crois pas ! Ma déléguée d'classe, ici ! Ouah ! J'suis choqué là. Elle me regarde avec de grands yeux ronds, la bouche ouverte. On dirait un poisson. Bouahaha.

« Faites comme si j'étais pas là. »

Oh, Alex' boude. Putain, c'te bouille ... Me rappelle ... Chier.


Elles nous font finalement entrer. C'est sympa, j'me suis vite familiarisé avec eux. En tout cas, je ne m'attendais pas du tout à r'voir la déléguée ici. Elle m'a foutu un putain de casse tout à l'heure. Elle joue de la guitare. Alors moi, grosse quiche, je dis que j'en fais, mes propres compositions et tout, j'me la ramène un peu , et forcément, on me demande de jouer. Je le fais, et là, l'autre rapace à tout calé ! Jo a reprit sa gratte, et a dit que c'était facile, vu que c'était juste trois accords. C'te honte ... Je suis découvert ! Du coup ... Elle m'apprend à jouer. Et ouais, j'en suis arrivé là ...

« Jo, t'es française ?! »
« Et ouais. »
« ... Putain ... On dirait pas ... »
« Ouais je sais, je suis trop balèze en allemand. »

Et ben, j'en reste sur le cul. Elle a l'accent et tout, elle est trop forte ! Hum, Margaux et Manue sont là en vacances chez elle. La p'tite Margaux galère encore un peu, j'aime bien l'embêter avec ça, mais elle se démerde bien. Surtout pour quelqu'un qui n'a jamais eu de cours, sauf par Jo.

« Ca veut dire que t'as été un mauvais prof Jo. »
« Et toi t'es nul en guitare Tom. Dommage. En 11 ans tout de même ... »
« Oui bon ça va ! Rah ! »

Ouais c'est ça, sourit, sourit. La Manue, elle, elle s'est vite calmée dit donc. Faut dire, elle a pas arrêté de gigoter dans tout les sens pendant 1 heure, toute surexcitée, avant de venir me pioncer dessus. Toute choupie.

« Ca va, pas trop lourde la Manue Tom ? »
« Meuh non, elle pèse rien. »
« Profiteur.»
« Quoi ? J'ai rien fait ! C'est elle qui m'dort dessus ! »
« Genre ... »
« Pfff ... T'façon j'suis pas un pervers. »
« Eureow. »
« Euwow? »
« Eureow. »
« Quouéh ? »
« Qu'est c'que t'as pas compris ? »
« Ton truc là ... »
« Eureow ? »
« Ouais. »
« Et ? »
« Ca veut dire quoi ? »
« Ben ... Eureow, c'est eureow. »
« Ouais mais ...»

Okay, j'abandonne. Je sais pas ce que c'est que son espèce de E'wow bizarre là, ça doit être comme son Naja bizarre. Margaux commence à un peu jouer de guitare.

« Ah, je ne suis pas le plus mauvais guitariste ici. »
« Sauf qu'elle, elle en fait pas depuis 11 ans, et qu'elle apprend toute seule. »

Putain, Jo a cette sale manie de me casser à chaque phrase que je dis, c'est horrible ! À la fin, j'ose plus parler ! Alex, il reste bien silencieux, toujours à bouffer une pomme. Il me regarde tout le temps. Ca me stresse de le savoir en train de me fixer comme ça. Mais bon, je m'y fait. À la fin, limite si je cherche pas à ce qu'il me regarde.
On finit par se décider à partir, vu qu'il fait déjà nuit depuis longtemps, et que Margaux a rejoins Manue.

« Manue va pioncer ici, rentrez bien les mecs, ravie de t'avoir revu Tom ! Héhé »
« Genre. »

Merde, elle me contamine avec ses « genre » ! Yargh !
Bon, alors, analysons la situation. Je n'ai pas du tout l'envie de rentrer chez moi, l'idée de devoir LE revoir me traumatise. Je suis avec cet Alex, avec qui on a pas arrêter de se mater mutuellement. On se retrouve tout les deux à marcher dans la rue, dans le silence le plus complet.

« Dis ... T'as pas beaucoup parlé toi ... »

Il me sourit, riant un peu.

« C'est parce que j'ai trouvé plus intéressant de t'observer. »
« Ah, pour ça que t'arrêtais pas de me fixer ... »
« Toi aussi. »

Merde. Zut, je rougis, c'est malin ça tiens. Et visiblement, ça le fait rire.
Je ne relève pas, préférant ne pas m'enfoncer. On finit par s'asseoir sur un banc, et il sort une clope.

« J'ai pas envie de rentrer chez moi. »

Alors qu'il souffle sa fumée, il me regarde, perplexe. Logique, je viens de sortir ça, d'un coup, comme ça.

« Pourquoi ? »
« J'sais pas. »

Bon d'accord, c'est pas vrai. Mais j'ai pas très envie de lui raconter ma vie de A à Z. Je préfère garder mes problèmes pour moi-même et ne pas les étaler à qui veut entendre.

« Ah bon ... »

Il me sourit, avant de tirer un nouvelle bouffée de sa cigarette. Soudain, mon portable vibre. Merde. Je le sors de ma poche. 25 APPELS MANQUÉS ? ... Numéro inconnu. Je ne veux pas savoir d'où ils viennent. Là, c'est Andreas.

« Ouais allô ? »
« Putain Tom tu t'fous d'ma gueule ? »
« Euh ... »
« Tom, t'es où ? »
« Pourquoi ? »
« T'es où bordel ? Bill vient de m'appeler en catastrophe, tu t'es barré en courant et il a pas arrêter de t'appeler, t'as pas répondu ! Il s'inquiète à mort ! »
« Oui bah, je vais bien, j'ai pas entendu les appels. »
« ... T'abuses ... T'es où ? Pourquoi t'es partis subitement ? »
« ... J'ai pas l'droit ? »
« Si, mais des explications seraient nécessaire »
« J'ai rien à dire. »
« Tom ... Rentre au moins. Ta mère va finir par faire une crise de nerfs, et Bill pète un câble. »
« ... Dis lui que je vais bien, mais je ne rentrerai pas ce soir »[/c

À SUIIIVRE °w° * voix qui d'la mort qui tue et qui fait trop peur*
# Posté le vendredi 29 juin 2007 11:17

Ime Ikkatsu chap'ter 19

Ime Ikkatsu chap'ter 19
Bieeeeeeeeng, voilà donc la suite demandée XD
Bon, visiblement tout l'monde espère que Tom n'ira pas avec Alex...Dommage XD
Bon, pas d'racontage de life --' La flemme, puis t'façon j'ai pas grand chose à racontey XD


Chapitre 19

« ... Dis lui que je vais bien, mais je ne rentrerai pas ce soir »

Je raccroche, et coupe mon portable. Non, je ne veux pas rentrer. J'ai trop peur. Peur d'à nouveau le voir.

« Où tu vas pieuter si tu rentres pas ? »

Alex me regarde, attendant ma réponse. J'en sais rien.

« 'Sais pas. J'vais m'démmerder, comme d'hab' »
« Tu veux v'nir chez moi ? »

J'hésite. Qu'est ce qu'il va se passer si je vais chez lui ? J'en sais rien. Je l'avoue, il est attirant, beau.

« J'vais pas t'faire chier à cause de mes histoires ... »

Il se penche vers moi, postant son visage près du mien, avant de venir me déposer ses lèvres au coin des miennes.

« Y'a pas d'soucis »

J'réponds pas, et détourne légèrement la tête. Je me rend compte qu'en fait, j'aime le geste qu'il vient de faire. Hum, peut-être que je suis bi en fait. Peut-être que le fait d'avoir mater mon frère c'est juste parce que je ne le connaît réellement que depuis peu, et que ... Oui voilà. C'est rien de grave.

« Ok. »

Alex finit par se lever, me prenant la main pour m'attirer à sa suite. Je suis rassuré. Rassuré d'avoir trouvé ce qui clochait chez moi. Je le suis, silencieusement. Pendant tout le trajet, c'est le silence total. On finit par arriver à un petit immeuble. Il fouille dans sa poche, en sort des clés et ouvre la porte. Un peu logique, je sais. Il m'entraîne derrière lui, me faisant monter une bonne dizaine de marches. Finalement, on arrive dans un petit studio.

« Tu vis seul ? »
« Ouais, ma mère bosse à Berlin, j'aime pas les grande ville. »
« Ah ... »
« Tu veux prendre une douche ? »

Pourquoi cette question me fait rougir au juste ? Rah ...

« Eh ouais mais ... »
« T'inquiètes, j'ai de vieux vêtements. »

Il me sourit. Putain, il est beau. J'reste gaga pendant 10 secondes, avant d'enfin bouger mon cul et d'aller dans la salle de bain qu'il me montre.

Ouah, ça fait du bien une bonne douche bien fraîche ! Hum ... La dernière douche que j'ai prise ... C'était avec lui ... Bordel, non ! Faut que j'arrête d'y repenser. C'est rien. Tiens. Un bruit de porte ? J'arrive pas à voir c'qu'il se passe à travers les vitres floues de la douche. J'suppose que c'est Alex, qui d'autre vous m'direz, qui dépose mes affaires, du coup j'y prête pas trop attention. Je me retourne, tournant le dos aux vitres de la douche. Je ferme les yeux, appréciant l'eau tiède sur moi. Soudain, les portes s'ouvrent, et quelqu'un vient se coller à moi. Je sursaute comme un malade.

« Je ne savais pas que tu criais si aigu Tom »

J'entend ce rire, et sens sa tête venir se déposer dans le creux de mon cou.

« A-Alex ? Tu fous quoi ? »
« Tu ne veux pas ? »
« ... C'est pas ça ... »
« T'as déjà quelqu'un ? »

Instantanément, l'image de Bill vient.

« Non. »
« Alors, qu'est ce qu'il ne va pas ? »
« Tu m'as fais peur. »
« J'ai vu oui. »

Il rit à nouveau, avant de déposer un baiser dans mon cou. Je frissonne, et sens son corps nu contre mon dos. On reste comme ça pendant un long moment, et je le laisse me caresser doucement le ventre et les bras. J'aime bien. Mais ça ne me fais rien de plus. Et là, je ne sais pas pourquoi , j'imagine qu'à la place de ses mains, se sont celles de Bill. Je sens une chaleur me brûler soudainement le bas du ventre, et je frissonne de plus belle. J'imagine que c'est son corps contre le mien, que se sont ses lèvres qui se suçotent doucement l'oreille, sa langue qui me lèche la gorge ...

« Je te fais autant d'effets ? »

Une main descend doucement vers ma virilité, et faut l'avouer, oui je bande. Je bande rien qu'en imaginant SES mains sur moi. Je gémis. Je n'arrive pas à m'en empêcher. Je n'arrive pas à m'enlever son image de la tête. C'est trop. Trop difficile. Ma main se porte jusque dans la nuque d'Alex, et ma tête s'appuie contre son épaule.

« Descend ... »

Les lèvres posées sur ma gorge sourient. La main descend de plus en plus, et finis par s'emparer de mon sexe. Je gémis de plus belle, et ma main se crispe dans sa nuque. Le désir monte. Il me caresse. Ce ne sont pas les mains d'Alex que je vois, se ne sont pas ses caresses que je vois, mais celles de Bill. Oui ...

« Vas-y, gémis Tom ... »

J'imagine mon frère me murmurer ces mots, prononçant mon prénom avec désir. Putain ... Les caresses s'accélèrent. Mon souffle se fait court et mes joues doivent être rouges. Mes yeux se ferment. Je ne vois que lui. Lui et ses petites mines trop mignonnes.

« Encore ... Encore ... Plus vite ... »

À ma demande, les caresses s'intensifient.

« Tom ... Baises-moi. »

Je sais pas ce qu'il m'a prit. Je pense que j'était pas tout à fait net dans ma tête. Je suis partit en live. Je lui ai retiré sa main, avant de me retourner, avant que lui-même ne se tourne à moi. Je l'ai forcé à se pencher, et là ... Là je l'ai fait hurler tout ce qu'il pouvait. Dans ma tête, il n'y avait que le visage de Bill. Je l'imaginais, les joues légèrement rouges, les yeux mi-clos, la bouche entre-ouverte, gémissant de plaisir, gémissant mon nom. J'ai jouit. J'ai hurlé. Je suis content que l'eau ait dissimulé mes cris. Car le nom que je criais n'était pas celui de celui que j'ai baisé.

Et là, je me réveille, dan un lit qui n'est pas le mien, aux côtés d'une personne que je n'ai jamais désiré. Certes, Alex est beau, Alex est sensuel , mais ce n'est pas lui que je veux. J'ai peur. J'ai besoin d'aide. Je ramène mes jambes contre moi, et y pleure. J'en ai marre. Pourquoi moi ? Pourquoi dois-je subir ça ? Pourquoi personne ne m'aide ? Peut-être parce que personne ne le peut. Je me vois mal aller dire à Andreas : « Tiens au fait, j'ai qu'une envie, c'est de sauter mon frère ». Non. Je n'ai pas envie de ça. J'ai envie de plus. Lorsqu'il m'a embrassé, lorsqu'on était dans le lit, je me sentais tellement bien ... J'aurai envie qu'il recommence. Qu'il m'embrasse, qu'il me touche ... Le serrer contre moi. MERDE PUTAIN ! ... Sauvez-moi. Mais qui peut le faire ? Qui pourrait être assez intelligent pour ne pas me traiter de fou, et essayer de m'aider ? ... Gustav !

Je me redresse, avant de me glisser hors du lit. La silhouette d'Alex se lève doucement sous sa respiration d'endormi.

« Pardonnes-moi Alex. »

Sur ce, je récupère mes vêtements, m'habille en silence, avant de sortir de l'appartement en douce. Je suis un gros salaud. J'abuse de son hospitalité, je le baise, et puis je le plante. Je n'ai même pas prononcé son nom. Sale enflure que je suis. Il fait froid dehors. Je m'en fou. Mon portable est encore dans ma poche, vu le poids de celle-ci ... Je le sors et le rallume. 26 appels. 10 messages. Tous du même numéro apparemment. Tant pis. J'hésite entre rentrer ou rester là, planté comme un con, dans le froid de la rue. Bon. Autant ne pas laisser traîner le truc, de toute façon je devrais bien finir par rentrer. J'ai peur. Plus je m'avance dans les rues, et plus mon angoisse monte. J'ai peur du moment où je vais me retrouver face à lui. J'ai honte. J'ai l'impression de l'avoir trahis. C'est idiot. Il n'y a strictement rien, et puis c'est mon frère. Je dois être vraiment cinglé. J'ai l'impression de sombrer dans un sale vice.
Lorsque je me retrouve face à la porte d'entrée, mon c½ur se serre, j'ai l'impression que je vais vomir, et j'ai du mal à respirer. Les lumières sont éteintes à l'intérieur. Les parents vont sûrement m'engueuler, surtout maman.
Bon, inspire, expire. Putain, je me sens trop mal. J'ai la tête qui tourne. J'ai chaud. Il faut que je me calme, il faut que je me calme ... J'y arrive pas.
Merde, putain ! Je frappe sur la sonnette, et entend la sonnerie retentir dans toute la maison. Quelqu'un court. Le stress monte. Je peux encore m'enfuir et ne pas l'affronter. La porte s'ouvre violemment.

« Tom !!! »
« M'man... »
« Oh mon dieu, c'est pas vrai ! Où tu étais ? Où est Bill ? Il n'est pas avec toi ? »

J'ai zappé quelque chose ? Ma mère est en chemise de nuit. Mon père arrive par derrière.

« Tom ! Où est ton frère ? Il ne t'as pas rejoins ? »
« Euh ... J'peux savoir ce qu'il s'passe ? »

Ma mère soupire, et gigote, elle est angoissée.

« Bill est partit à ta recherche. On lui a dit de rester ici et d'attendre plutôt que de partir aussi, mais il n'a rien voulut écouter et il s'est sauvé. »
« Ah ... Je ... Je ne l'ai pas vu. »

J'ai honte. C'est de ma faute. J'aurais bien voulut accompagner mon père dans la voiture pour le chercher, mais je ne l'ai pas fait. Je ne peux pas. Au final, je me retrouve dans ma chambre, changé et allongé sur mon lit. La porte de ma chambre est restée ouverte. Je fixe mon plafond, mains croisées derrière la tête. Mon c½ur a mal. Mais je l'ignore, comme je peux.
Quelqu'un ouvre la porte d'entrée. Mon sang ne fait qu'un tour, et le stresse revient d'un coup. Est-il avec mon père ? Oui. Mon père lui parle.

« Il est en haut si tu veux. »


À suivreuuh (8)
# Posté le dimanche 01 juillet 2007 08:55