Et voilà ... *soupir*

Bon et ben voilà.

Au final, j'suis à nouveau sur cet saleté d'hébergeur.
Mais bon, c'est comme ça ,c'est comme ça. Au moins, mes textes ne seront pas déformés, et les commentaires seront tous affichés. De toute manière, c'est votre confort avant le mien sur ce point là, ne ? Je vais certainement remettre toute ma fic ici, et supprimer l'autre blog, fancey-attitude, du moins mettre les articles Hors-Lignes, et supprimer mon blog sur Over-Blog.
J'refait un autre skyblog pour reprendre sur de nouvelles bases. J'aime bien pouvoir tout reprendre.
Ca fait du bien parfois. Je sens que je vais plus vous raconter ma vie. Je vais ( à nouveau ) penser à essayer d'éventuellement répondre à vos commentaires.
Mais moi j'suis vite débordée, et je manque cruellement de temps. Ouais, j'ai l'impression que le temps file, mais comme je ne sais pas quoi, 'truc de malade.
'Fin bref. Voilà, je ne promet rien, ça ne vaut pas la peine vu que j'arrive rarement à les tenir.

Bon sinon, topo habituel, Homophobe, au r'vouar, petites âmes sensibles aussi, groupies de TokioHotel PAREIL ! Et rageux, faite moi pas chier.
Pour les p'tits nouveaux, je précise que les textes qui vont suivre sont à caractère incestueux, et homosexuels.

Sur ce, je vais aller me hâter de faire la présentation de toute ma fic qui a été postée jusqu'ici. ( Oh putain, le boulot monstre que j'ai ... )

Amicalement, Rusc'Fancey.
# Posté le dimanche 24 juin 2007 16:00
Modifié le lundi 25 juin 2007 06:36

Ime Ikkatsu, entièreté.

Bon, alors voilà donc exactement 83 pages word, écrites en verdana taille 11, bah oui ça compte.
Je vais en profiter pour également mettre la suite. Je précise que dans ces 83 pages, il ya 16 chapitres. Et ouais v_v. Vous avez plus qu'à tout relireuh (8) Bewhaahaha, je déconne.
Hum, j'me lâche en humour, 'truc de malade --'.
Bref. On s'retrouve sur l'autre article.
( Je précise que je n'ai aps eu le courage de corriger les fautes de frappes et d'orthographes, ainsi que de grammaire, sur ces 83 pages, j'en suis confuse. )



_______________________

Mmmh...Mais quel est donc ce petit bruit désagréable ? Qui ose venir me déranger, moi Tom Kaulitz, alors que je dors ? Réfléchissons. Merde, c'est dur. Et puis à moitié endormi c'est encore plus dur que d'habitude. Bon...Après réflexion intense, je pense que c'est ma mère. Mais pourquoi ? On est quel jour ? Ah oui merde ça me reviens. On est lundi. La pouasse. Je dois être encore en retard. Bizarre, je bouge pas mon cul pour autant. Je devrais, parce que sinon ma mère va finir par me casser ma pauvre porte à force d'y frapper comme une bourrine. Ahlalala non mais je vous jure.

« Ouais m'maan c'est booon je. Me. Lèves. »
« Bouges-toi fils, tu es en retard ! »

Comme si je ne le savais pas. Tss. J'ai quand même pas l'intention de bouger mon cul. Aaaah on m'assassine ! La lumière m'aveugle ! Mamaaan referme cette porte tout de suite !

« Maintenant ! »

Je me vengerais.
Bon, au moins elle est redescendue. C'est déjà ça. Y'a juste ma porte ouverte.

« Mraoooooooooooooow »

( Note de Tom : Je ne savais pas comment écrire le miaulement de ce con de chat, soyez indulgents )

Con de chat ! Ta gueule ! Sinon j'vais t'eyeuler ! Ca veut rien dire ? Et alors ? J'écris et dis encore ce que je veux non ? Chui's dans un pays LIBRE ! Et toc, maintenant je vais dire eyeuler autant de fois que je veux rien que pour vous faire chier, et perdre mon temps par la même occasion...
Eyeuler...
Eyeuler...
Eyeuler...
Bon assez perdu de temps comme ça.
Quoi que...
Eyeuler...
Bon, la suite.
Donc, ce con de chat vient se planter devant mon lit, et comme un con, en toute logique, il miaule. Je prends mon coussin et le lui balance sur la gueule dans un gros « SCHPONK » ( Note de Tom : Vous auriez mit quoi vous pour le bruit d'un coussin hein ? )
Bien, Tom : 1 Chat : 0. Mais la guerre n'est pas finie. Cette saloperie pose son cul poilu plus loin, et miaule encore. Qu'il est suicidaire...
Je me lève, enfin comme je peux vu l'état comateux dans lequel je me trouve, et mon arme de guerre à la main, pour l'instant un simple coussin mais je songe vivement à me prendre une carabine, et fonce sur cette sale bête. Lui bien sur, me voit arriver comme un boulet, et il s'enfuie sur ses petites pattes boudinées. Et moi, ben je glisse et me ramasse royalement par terre. 1 partout. Rien à foutre, il aura pas à bouffer ce chat.

« Tom, arrêtes de faire le gamin et descends, tu es en retard »
« J'fais pas le gamin ! C'est à cause du chat il... »
« Mais oui mais oui Tom, bouges toi un peu... »

Dis tout de suite que je suis pas crédible et que je suis qu'un menteur invertébré, ça ira plus vite. Bon ben vu que je suis levé, ou plus exactement vautré par terre, continuons sur notre lancée et allons donc nous préparer joyeusement pour aller rejoindre le bahut. Et qu'on me laisse soupirer comme je veux.
Donc je me lève, toujours avec autant de grâce, pour aller rejoindre ma chambre. Oh, mon lit m'appelle. Vous l'entendez pas ? Il me crie « Viens Tom viens, viens ! ». C'est dur de résister. Mais bon, c'est ça ou ma mère reviens, et cette fois-ci beaucoup moins gentiment. ( Note de Tom : Quoi je ne vous ai pas parlé de la fois où elle m'a jeté un plat remplis d'eau pendant que je dormais tranquillement ? Dommage )
Avec tout mon courage, je m'habille, ben oui je ne me trimballe pas à poil dans les rues, désolé les filles. ( Note de Tom : J'vous entends hein dire que c'est bien dommage, mais j'suis pas exhibitionniste moi ).
Bon ben comme d'habitude, baggy, tee-shirt large, dreads rattachées, bandeau et casquette. Bon évidemment je vais prendre ma veste, je suis pas comme mon chat, je tiens à la vie, et vu le temps glacial qu'il fait dehors...
« TOOOM ! »
« Ouaaaaais j'aaaaaaaaaaaaaaaaaarrives ! »

Mais on ne me laisse donc jamais tranquille ? D'accord, dans 5 minutes mon bus passe, donc dans 5 minutes je suis censé avoir mangé et avoir préparer mon sac. Tiens d'ailleurs où est-ce que je l'ai fourré celui-là ? Merde j'ai complètement oublié où je l'ai foutu dans ma chambre. Damned !
Vite, Opération Recherche de Sac Noir Pour Bahut Dans Chambre en Bordel ! ( N.T : ce qui donne Opération RSNPBDCB, comme ça vous saurez la prochaine fois)

« TOM ! Je te préviens t'auras pas à bouffer si tu descends pas MAINTENANT ! »

Argh ! Pas ça ! Ah, voilà le sac ! Vite ! Maintenant courir dans les escaliers sans se vautrer ! Cours Tom cours !
Ouf, y'a encore à manger. Ma mère me lance un regard qui veut dire « Bouges ton cul et vite ». Ce que je fais. Maintenant je suis tout à fait réveillé, et j'engloutis mon p'tit dej'. Et mère elle, elle sirote son café. Ben oui, Madââââââme Suzan Kaulitz elle, ne bosses qu'à 10h00. J'appelle ça de l'injustice.
Donc, avant de m'égarer à nouveau, je disais donc...Après avoir finit de manger, et ben je sors dehors, manteau et sac sur le dos, avec ma mère qui me beugle que si je suis en retard, cette fois-ci elle ne me trouvera pas d'excuse et je ferais mes heures de colles. Aïe. Pas juste ça. Et voilà, maintenant je cours comme un con alors qu'il doit faire –45 degrés dehors. J'aime pas l'hiver. En plus il a gelé. Et doué comme je suis, je vais réussir à me planter comme un con. J'ai toujours été fidèle à moi-même. Ah ! Arrêt de bus à 10 heures ! À gaaauche mon commandaaant !( Note de Tom : Chacun ses trips hein )
Ouais ! J'ai pas raté mon bus ! Trop fort ! Applaudissez-moi ! Tom, The King ! Bon d'accord, je me calme. Parce que pour l'instant je suis là, planté comme un crétin, à me les geler, et à attendre se p***** de bus à la c**. Je me vengerais. Un jour. Quand je serais président...De France... Bah quoi, ça vous plairait pas, moi à la place de Chirac ? Non ? Bon bah d'accord, je serais pas président de France. AH ! Le bus. Enfin. Et hop, je grimpouillote dans cet horrible moyen de locomotion, et mets vingt minutes pour trouver mon abonnement. Fais chier ! Ah ça y'est, saloperie va. Et bien sûr, c'est au moment où je ne suis pas encore assis, moi avec mon gros sac du bahut, que le bus démarre et que je dégringole vers le fond, pour me ramasser contre une pauvre petite vieille qui n'avait rien demandé et qui me lance un regard d'acier.

« Hey Calamar ! »

Hum...Y'a qu'un seul connard pour m'appeler comme ça. Le Roux. Lui c'est un méga con, mais qu'est trop fort. Il est tout petit, et puis ben roux. Il est bien baraqué, donc en général je me la ramène pas avec mes 50 kilos. Je me retourne et reçoit une tape dans l'épaule, qui me fait à nouveau atterrir sur cette fameuse petite vieille au regard de serial-killeur ( N.T: À dire avec l'accent english ). Oui bon ben ça va, pas comme si je l'avais fait exprès.

« T'es pas en retard toi, comment ça se fait ? »
« Yo le Roux, c'est die Katze qui m'a empêché de pioncer tranquille »
« Die Katze ? »
« Ja, die Katze... «
« Katze ? »
« Mais oui j'te dis »
« Katzeeeee ??? »
« Mais oui merde t'es sourd ou quoi ? »

Mais quel relou celui-là alors. Oui parce que d'habitude je suis toujours en retard, et donc c'est rare que l'on se voit dans le bus le Roux et moi. On se voit en colle généralement. Il commence à se foutre de ma gueule. Son rire il m'éclate. Il a un rire trop spécial. Un peu comme une chèvre, en plus grave. Du coup je rigole avec lui. Personne ne sait pourquoi, même pas moi, mais bon. Le trajet se passe normalement. C'est-à-dire que je sens les pensées malsaines et meurtrières de cette vieille, et que je commence à m'inquiéter pour ma misérable vie. Pour une fois, je suis content de descendre de ce bus.

« Hey Tom, t'as des nouvelles d'Andreas ? »
« Nein, je l'ai vu y'a deux semaines mais ce batard il a pas donné de nouvelles depuis ses vacances à Magdeburg »
« Ah, c'est balot. T'es au courant qu'il va déménager ? »
« Ouais il m'a dit, le salaud »
« Ouais »

Andreas, c'est notre meilleur pote. Ce connard il se barre et nous laisse en plan dans ce bahut de merde. Je me vengerais. Ma liste noire est longue dit donc.
Mais bon, pour l'instant, faut arriver à se glisser entre tout les autres bourrins pour se trouver un coin tranquille dans la cour en attendant la sonnerie. Le Roux s'en sort bien mieux que moi, et pourtant je mesure 20 centimètres de plus que lui...Et si l'on sait que je mesure 1m77, ben faut se dire que le Roux est VRAIMENT très petit. 1m57 quand même. Pas plus haut que ma grand-mère. Mouahahaha. J'adore. Bref, passons, on arrive donc, enfin, sur les marches des escaliers et on pose nos culs dessus. Ben merde alors, c'est froid.

« Tu sais où il va se barrer ? »
« Ouais, à Loitsche »
« Loitsche ? Oh ça va c'est pas loin.»
« Ouais ça va , en train, même pas quoi »
« Ouais »

N'empêche que ce con nous abandonne quand même. Dès que je le chope, je lui passe un savon. Tiens, ben le voilà. Et tout sourire en plus. Non mais ça va pas ? Il se barre à Loitsche dans deux semaines, et il arrive en souriant.

« Yo les mecs »
« Yo Andreas »
« 'Lu lacheur »
« Moi aussi je t'aime Tom »

Et ça fait rire le Roux. Il a du bol, il arrive pile au moment où la sonnerie commences à nous tuer les tympans.

« Putain pas envie d'aller en cours »
« Finis les vac's And', aller magnes toi »
« Ouais ouais, Roux tu fous quoi ? »
« J'ai des colles »
« Merde alors »

Ben évidemment je me fous grave de sa gueule.

« T'as l'air vachement compatissant, calamar ! »
« Minus »
« Dreadausore ! »
« HOBBIT ! »
« Les mecs... Arrêtez vos conneries... »

Ah, il en a de bonnes celui-là. On se retourne, le Roux et moi, d'un bloc vers lui, et on gueule en riant comme des cons.

« Lâcheur ! »

Il en a légèrement marre notre petit Andreas. Il me prend par le bras pour me tirer loin du Roux, vu qu'on commence à se frapper comme des gamins.

« Roux va faire tes colles, Tom ramène ton cul »
« Mon MAGNIFIQUE cul ! Attention ! »
« Ouais, ouais, ouais »

Ah ! Mon cul est reconnu dans tout le lycée comme magnifique ! Même vous vous bavez j'en suis sûr ! Ah, tiens, une autre main qui me tire en arrière. Alors là, y'a un truc qui va pas. Andreas me tire comme un bourrin en avant, et quelqu'un d'autre que je n'ai pas encore identifié me tire en arrière. Je sais que je suis beau, mais bon hein, m'abîmez pas. Andreas se retourne, après avoir sentit que bah, y'avait résistance de l'autre côté. ENDE

« Ah, Cassandra, bon ben j'te laisse Tom, on s'revoit en cours »
« Ouaip »

Merde, Cassandra. Enfin merde, ça va encore. Mais bon qu'est-ce qu'elle me veut ? Elle a pas eut assez la dernière fois ? Bon d'accord, ça doit être une des seules filles à encore faire une p*** ( Note de Tom : Pas de mots vulgaires ). Nan mais c'est vrai, les filles se sont des barjos. Elles vous chopent mais d'une délicatesse pas possible, et quand elle vous bouffe pas votre précieuse partie anatomique, elles vous broient les couilles. Et en plus elles continuent, prenant votre gémissement de douleur intense pour un cri de jouissance. Faut se calmer hein. Tss. Donc, après ce débat très intéressant, je disais donc que Cassandra, très belle fille avec des longs cheveux châtains ondulés, un visage Barbie et des formes très, très intéressante, me tirait en arrière.

« Tom... »
« Ouais ? »

C'est quoi cette façon de venir me parler tout doucement à l'oreille ? Elle voit pas qu'on a cours là ?

« T'as pas envie de m'accompagner... »
« Nan »

Héhé, c'est pas gentil mais j'adore. La tronche qu'elle tire. Et j'en suis fier en plus. Elle me pousse sur le côté, avant de se barrer dans un déhanchement de cul assez impressionnant, vexée. Mouahahhaha, je suis sadique. Bon c'est pas tout ça mais, j'ai pas envie de me retrouver avec le Roux en colle. Merde, je vais vraiment me faire virer de la classe. Je commences à courir comme un dératé dans les couloirs, et me retrouve dans ma classe. Le prof était pas encore arrivé. And' est déjà tranquillement installé en train de causer avec la déléguée. C'est quoi son nom à elle déjà ? Ah ouais, Joanna c'est vrai. Mais...Mais il la drague ? Héhé, je vais venir tout casser, comme d'habitude. Mouahahahahahahahahaha. Trop sadique.

« Hey And' »

Oh, comme il à l'air HEUREUX de me voir. And', faut pas que j'oublie de te dire qu'il faut arrêter tes grimaces, ça te rends pas beau. La fille par contre elle, elle a l'air ravie de me voir. Aller, on va lui accorder un petit signe de la main et un petit sourire. Qu'elle me rend d'ailleurs.

« Qu'est-ce que tu veux Tom ? »

Oh, Andreas m'en veut.

« Bah rien And', je viens en cours, c'est une première »
« Mouais »
« Euh bon je vous laisse les garçons »

Ah, je l'avais déjà oubliée celle-là. And' fait un sourire mais...Mais c'est quoi cette fausse culosité ? ( N.T : Je créé mon propre vocabulaire )

« Okay Jo, à plus »

Jo ? Il l'appelle Jo ? Hyuuu il doit en être loin dans son plan drague alors. Il va vraiment me tuer. Surtout que lui il n'a aucune chance face à moi. Ne vous inquiétez pas pour mes chevilles. Donc, la fille s'en va pour aller rejoindre un groupe de fille et...

« Tom...Tu va mourir... »
« Ooooh Andreaaaaas mooon pote ! Tu sais comme je t'aime ? »
« Connard t'as tout cassé »
« Je sais »

Sinon je ne me serais pas ramené. Aucun intérêt. Oh, il boude le petit bichounet ! C'est triste. Mais bon c'est pas très important. Je me vautre sur le siège à côté d'And', et que vois-je ? Je ne peux m'empêcher de gueuler :

« Bonté divine ! Un nain ! »
« Ta gueule le crustacé »

Andreas semble en avoir vraiment marre de nos gamineries. Pas grave, c'est amusant.

« Moi aussi je t'aime mon hobbit poilu ! »
« Je suis pas poilu tentaculeux ! »
« Arrêtez les gars sinon Barbichu va se ramener ! »

Barbichu c'est notre prof. Il est bah...Barbu...On est très originaux hein ?

« Qui est Barbichu ? »

Merde, le prof nous a calé. Faut surtout pas que je rigole. Zut, trop tard.

« Tiens, Sam que faites vous là ? Vous ne deviez pas être en colle ? »

Une petite parenthèse, Sam c'est le Roux.

« Ouais Roux qu'est ce que tu fous là ? »
« Toi le calamar je t'ai pas sonné »
« Diling diling »

Je fais très bien le son de la clochette vous savez ?

« Bon, les deux marioles, assis et pas une remarque sinon, en colle »
« Ouais m'sieur ! »

On va vite se retrouver en colle alors. C'est ballot ça tient. Tout le monde s'installe, et je me retrouve à côté d'Andreas et le Roux est juste à ma diagonale, derrière moi. Bon, le prof commences son spitch sur la rentrée et tout le tralala, et puis deux minutes après, je me prends un truc dans la gueule. Pas besoin d'aller chercher bien loin. Le con qui vient de me balancer une boulette de papier comme ça c'est le Roux. J'ouvre le papier et... Damned...Y'a marqué : « On se voit ce midi ma puce ». Que quoi ? Je me retourne vers le Roux en faisant un grimace, genre « c'est quoi cette connerie ? ». Il me regarde étonné, et me fait signe que c'est pas lui. Ah ? Ben merde alors. C'est vrai que c'est pas la sale écriture du Roux. Mais nan ! C'est celle d'And...Andreas m'appelle ma puce ? Il a bu ou quoi ? Je retourne le papier, et y voit une écriture de...De fille.
« On se voit quand ? Jo » Aaaaah d'accooooooooooooooooooord. Pfouh, j'ai eu peur. Il a du mal viser ce con. Je me tourne vers lui et il me regarde mais méchamment ! Hanlala je vais mourir ! « Jo », elle, elle me regarde d'un air insistant. Non mais tu crois que je vais faire le pigeon voyageur ? Je prends mon crayon, et hop, j'écris rapidos pour le renvoyer à Andreas. Je lui ai écrit, avec une bêêêêlle écriture « Okay mon poussin ». Lorsqu'il le lit, il me fait un geste pas très, très gentil. Petit vulgaire. Et lorsque je mime la fille version poufiasse, je pense qu'à ce moment là il a eut certaines pulsions meurtrières envers moi. Et Roux derrière qui rit comme un con.

« Sam, Tom prochaine remarque vous sortez ! »

Ohlalala mais quel rabat joie je vous jure. Ah, re petit papier.
« Va te faire voir «
Oh, comme c'est gentil. Et ben, si c'est comme ça...Je gomme mon écriture, et renvoie le tout...à la fameuse Jo. Je vois la tête d'Andreas, et oh, je vais mourir.
Aaah j'aime les petits mots. Il suffit de s'en mêler, de faire gaffe à ce que le destinataire ne vous remarque pas avec, et hop, le tour est joué. Au moins ça passe le temps. Oui, on a 17 ans et on se passe des petits mots comme en primaire. Et alors ?
Ah, re, re petit papier. J'ouvre, et oh, l'écriture de la dite Jo.
« Okay sympas –' »
Mouahahahahaha. Argh ! On m'attaque, ce salaud d'Andreas a vu que le prof avait tourné le dos et en a profité pour me sauter dessus. Hey, il me pince ! Et m'arraches le papier...Même pas marrant. Et Roux qui se tripe tout seul derrière.
Le prof soupire. Je sais exactement tout ce qui va se passer après ce soupir. Prêt...Un...Deux...Trois...

« Sam, Tom, en colle, 2 heures. »

Et voilà, il s'est même pas retourné, et du coup Roux et moi on est collé, alors qu'Andreas il a lui aussi fait le con ! Pff, bon au moins on pourra faire autant de bordel qu'on veut. Roux a un don pour ne jamais s'arrêter de rire. J'ai déjà chercher le bouton, j'ai pas trouvé. Enfin je n'ai pas cherché très loin vous m'direz... Breeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeef...Le cours continu, on se ramasse une heure en plus. Joie ! Ah, enfin la sonnerie ! Roux vient et me tape l'épaule, pour ensuite me POUSSER HORS DE LA CLASSE ! Le salaud ! Je suis pas un objet ! ( N.T : J'vous entends penser à « objet sexuel », perverses )
Donc le Roux et moi on sort tout les deux de la classe, d'ailleurs la petite Jo elle me regarde bizarrement. Intéressée ? Mouahahahahahaha. Aller, en colle ! ENDE

« Hey ! »

Connard ! Roux, on tape pas ma tête !

« Chochotte »
« ...Hobbit poilu du cul... »
« T'es un salaud quand même »
« Ouais »

Et qu'il hausse les épaules et qu'il soupire. Gnagnagna ! Bon, après une demi-heure à se pousser, à se taper, on arrive enfin à la salle de colle. Le prochain cours c'est sport, je préfère m'emmerder en colle que m'emmerder en sport avec en prime le prof de deux tonnes de muscles qui me dit que je suis une crevette. M'en fou je suis pas rose d'abord.
Pour en revenir au sujet principal, le Roux et moi étions donc planté devant la porte de la salle de colle.

« Tu frappe ? »
« Pourquoi moi ? »
« Vas-y Tom toque ! »
« Mais pourquoi moi ?! »
« ... »
« Roux... »
« Oui ? »

C'est quoi cette voix chelou tout à coup ? Pourquoi ce oui sensuel ???????

« Roux...Toque »
« Non »
« Mais pourquoi ? »
« Parce que j'ai pas été ce matin »

Ah bah bien sûr. Évidemment. D'accord je veux bien rentrer le premier, mais alors que ce con arrête de me SUSSURER comme ça à l'oreille !!!

« Roux...C'est quoi ça ? »
« De quooi ? »
« Arrêtes de me parler comme ça je suis pas une meuf »
« Ah bon ? OH PARDOOON !! »
« Roux...T'es con c'est grave »
« Moi aussi je t'aime, bon frappe »
« T'es un chieur... »

Connard alors. Attendez, je vais vous la faire film d'horreur :

Alors que je m'apprêtais à frapper sur cette porte, cette porte qui allait m'emmener jusqu'aux enfers de Satan, je sentis la main de mon...Compagnon se resserrer sur la mienne, lui aussi sentait-il le danger ? Nous savions que derrière cette porte...

« Roux, lâche ma main... Je suis pas homo, merci »
« Rooh râleur »

Je reprend donc là où je me suis arrêté...

Donc derrière cette putain de porte...

« ROUX ARRÊTES !! »
« Quoooi ? »
« C'est propriété privée làààà ! »
« J'vois pas pourquoi ce gars aurait le droit d'y toucher et pas moi. »
« Roux...T'es hétéro ! »
« Ouais j'ai tendance à l'oublier, alalala »

Quel chieur celui-là alors. Non mais, y'a que moi qui puisse toucher mes propres fesses comme ça d'abord ( N.T : Aucun commentaires, merci ). Bon, certaines filles aussi mais soit, passons. Ah ne vous inquiétez pas Roux n'est pas gay, il s'amuse juste à se foutre de ma gueule depuis qu'un homo est venu me draguer et m'a embrassé pour ensuite me foutre la main au cul, depuis ça l'amuse. Bon bah c'est foutu pour mon effet d'horreur là, merci Roux.

« Entrez ! »

Bouh la voix du méchant monsieur tortionnaire ! Et Roux qui me pousse, non mais ho !

« Ah, monsieur Kaulitz...et tiens, Monsieur Stiks... »
« C'est Switz monsieur, Switz... » ( N.T : À prononcer Svits )
« Oui soit, soit »

Ah ah ah ! Ce mec a jamais réussit à piger le nom d'famille de Roux, il est légèrement retardé au niveau cervical.

« Allez, Allez Stiks, suis-moi »
« Tom, je t'emmerde »

Vengeance. On s'installe tranquillement au fond de la salle, pendant que le prof note nos présences.

« Vous avez vos convocations ? »
« ... »

Oups, boulette.

« Stiks, je vous en ai donné une hier... »
« Switz, monsieur, Switz, oui mais mon terrible bouledogue l'a dévoré pour son repas »
« Stiks, ça ne prend pas avec moi »
« Switz ! Ben alors ne vous faites pas prendre mais moi j'ai pas ma convoc', c'tout »

Ce mec raconte n'importe quoi en plus. D'où il sort qu'il a un Bouledogue ? Le seul chien que j'ai vu chez lui c'est un mini caniche touffu qui m'aboie dessus à longueur de temps. D'ailleurs on dirait pas mais ces p'tites bestioles sont très rapides et PUTAIN comment que ça fait mal quand ça vous mord les...Choses.

« Kaulitz ? »
« Vouii ? »
« Convoc' ? »
« Nein »
« Comment ça non ? Vous vous foutez de ma gueule tout les deux ou quoi ? »
« Oh juste un peu monsieur... »
« Switz, vous êtes viré pour la journée »
« Mercii ! »

Quoi ?? Il va avoir congé ?Han trop pas juste quoi ! Moi aussi je veux...

« Kaultiz, vous sortez reprendre vos cours et vous reviendrez avec une convoc' »
« Pourquoi ? »
« Kaulitz ? »
« Ouais ? »
« Dehors ! »
« Peux pas, j'ai le cul collé à la chaise. »
« Encore une remarque vous êtes viré »
« Ben dites ce que vous voulez j'ai quand même le cul collé à la chaise. »
« Vous êtes renvoyé »
« Au revoir Monsieur »

Comment faire chier un prof, leçon 1. Ouah je suis viré pour la journée, trop cool. Ma mère elle signera le papier de toute façon, elle lit jamais. Bah oui, au début elle lisait, elle a commencé à abandonner lorsqu'elle a vue que j'étais renvoyé pour avoir foutu du jus de calamar dans les papiers du dirlo et lui coller des bouts de papiers toilettes mouillés au plafond. C'était trop fort, quand il nous a convoqué, ben oui Roux était aussi responsable, vous pensez quoi ? Et ben y'a une des boulettes visqueuses qui lui est tombé sur son crâne chauve. Un trop bon trip. Enfin, voilà quoi. J'en suis à mon deuxième renvoie. J'en ai encore un, c'est bien. On va le garder pour la fin de l'année. Héhé, Roux lui c'est son troisième. Le premier, avec moi et le dirlo, deuxième, quand il a dut réaliser un pari débile, comme quoi il devait aller sauter sur la table de la cantine et balancer de la purée toute molle sur le surveillant, qui était à ce moment là le prof de sport. Et là ben, encore avec moi. And' il s'est jamais fait goler, c'est pas juste. Bon vu qu'on est renvoyé, on va s'en aller tout de suite hein.

« Ahaa ! À nouveau ensembles mon pote ! »
« Roux, t'avises pas de remettre ta main, merci »
« Oh c'est bon, hey on va au McDo ? »
« Ouais s'tu veux. »
« Cool, et si j'te dis on va sauter du pont ? »
« J'te répond que je suis d'accord pour admirer l'élégance avec laquelle tu vas le faire »
« Tu sauterais même pas avec moi ? »
« Non »
« Méchant »
« T'es con aussi de sauter d'un pont »
« Pas faux »


Déplorable, comme si j'allais sauter du pont avec ce crétin. Pourquoi il veux aller sauter du pont d'abord ? Bon, y'a encore personne dans la cour, du coup, devinez quoi ? On cours dans la cour ! Ahahaaa ! J'aime mes jeux de mots. J'aime bien courir contre le Roux, parce qu'il court moins vite que moi, du coup je suis toujours premier, et ça, ça fait plaisir.

« Salaud tu pourrais faire au moins exprès d'me laisser gagner »
« Ben non »
« Pff sale Calamar »
« ... »
« HEY ! Mais...Mais tu m'a donné une pichenette ? »
« Moi ? Non c'est pas moi c'est E.T »
« E.T ? »
« Ouais, tu sais le mec qu'est dans un déguisement de martien à la grosse tête et qui fait « E.T...Téléphone...Maison » »

J'aime imiter E.T. Suffit de pointer du doigt, de prendre une bonne voix de malade mental et c'est bon. Aïe, le Roux me rend ma pichenette. Méchant. Roux t'es premier sur ma liste noire, et toc. Bon, comme j'ai pas encore faim, et qu'il n'est que 9h55, on va aller se poser dans le parc, en face du McDo, comme ça on aura pas besoin de marcher pendant des plombes pour aller manger. Bien sûr, le parc c'est juste un pot de fleur, trois bancs, un tourniquet, des balançoires et un toboggan pour gosses. Quoi vous pensiez à mieux ? Ben nan, et toc.
J'aime bien le toboggan, quand il fait chaud tu te brûle le cul dessus, nan mais sérieux j'ai encore une marque à cause de cette saloperie, et puis en hiver comme il congelé tu glisses à toute vitesse pour aller te vautrer dans la litière pour chien et chats qu'il y a en bas. J'aime. En attendant, pour l'instant on a des heures à tuer...ENDE

« Tiens, il ont toujours pas réparé la balançoire. »
« Ouais, c'est con quand même »

Oui parce qu'en fait, avec And', on s'est foutu tout les trois comme des mongols sur une des balançoires, on s'est juste un peu balancé, et pof, l'une des chaînes a cassé, ça fait mal quand tu te plantes d'une balançoire et qu'après t'as deux doués de la vie qui se plantent sur toi, et du coup ben voilà. Ca fait juste 6 mois qu'elle est comme ça. Le service publique est d'une lenteur pas possible dit donc.


« Hey ! Tom ramènes-toi ! »
« Ouaais le tourniqueet ! »

Pauvres gosses, on leur vole leurs jeux, et après on les casse. Pas grave, on paye pas. Et merde, ça tourne vite ce truc. Aah je vais vomir. Et Roux a pas l'air dans un meilleur état, mais il continu. Beurk, je vais tourner de l'½il...

« Roux...Stop »

Ah je vois flou autour de moi, au secours ! Ah, ça s'arrêtes ! Alleluya. Ouah je marche plus droit et ah bonjour le buisson. Ben oui je crois avoir fait deux trois pas en titubant, avant de me vautrer en beauté contre un vieux buisson. Et. aïe !
Mais il est con ou quoi ce Roux ? Il vient de me tomber dessus.

« Roux, bouuuges ! »
« Peux pas, je vais gerber »
« JUSTEMENT ! »

Et j'ai beau le pousser, ça marche pas. Il est trop lourd. Et moi, avec mes 2 grammes de muscles je vais pas arriver à grand chose. Du coup on croirait presque à un viol. Un mec qui gigote comme un taré sous un autre qui ne semble PAS décidé à ce bouger.

« Roux ! Bouges ! Me dégueule pas dessus ! »
« Oh c'est bon »
« Non c'est pas bon t'es toujours sur moi ! »
« Quoi t'aimes pas ça ? »
« ROUX ! Je suis pas homo ! »
« Tssssss »
« Ouais, ouais, bouges. »

Ouf, je respire. Roux lui il titube encore un peu, avant d'aller se vautrer sur l'une des balançoires encore vivantes. Moi je préfère rester là, assis comme un con dans l'herbe gelée.

« On fait quoi maintenant ? »

C'est une question intelligente tiens Roux.

« Je sais pas, on s'emmerde ? »
« Ouais ok »

Et voilà, on va rester là, avec nos regards de hamsters complètement niais à regarder je ne sais quoi. 1...2...3...Alors là le but du jeu, c'est le premier qui dit qu'il s'emmerde qui a perdu. Ah ! Quel jeu débile hein ? On s'occupe comme on peut dans la vie. Et à ce jeu je suis le plus fort. Je pensais qu'après une demi-heure Roux dirait quelque chose, mais rien. Je vais pas tenir longtemps moi en fait...Mais si mais si. Tiens, un pigeon. Enfin je suis pas sur, mais on s'en branle, ça vole et quand ça vous regarde ça penche la tête, donc conclusion c'est un pigeon. Il picore. J'adore ce mot. Picorer. Une poule sur un mur qui picore du pain dur ♪ ( N.T : Comme je dessine bien les notes de musiques...) Ben quoi ? Je l'aime bien cette chanson, quand j'étais petit je la chantais tout le temps, y'a même une vidéo où j'imite la poule en chant-...Bref passons ce moment qui me semble un peu trop humiliant...( N.T : Maman si tu montres cette vidéo je te jure que ça va faire un massacre ). Ah, le pigeon approche. Attention ! Pigeon attack ! Vais-je survivre ? Que ce qui vienne d'en douter aille se faire voir. Héhé, vous croyez que ça fait quoi si je lui lance de l'herbe ? Vous savez pas...Merci vous m'aidez. M'en fiche, suffit de tester. Ah l'herbe est toute froide. Hop, un petit coup sur le pigeon...Hey mais le connard il réagit même pas. Il me regarde. Je suis en train de me faire regarder par un pigeon. Il me FIXE ! Je porte plainte contre viol par les yeux d'un pigeon ! Je vais sûrement avoir des problèmes pour m'en remettre...Bouhou je vais finir complètement taré et je saurais même plus comment je m'appelle...Attendez...Je test...Je m'appelle...Tom ? Ah oui ! Comment je suis trop balèze, même les pigeons ne viennent pas à bout de moi. Bon, vous le croirez ou non, mais là ça fait une heure que je suis assis, dans l'herbe comme un con, avec un Roux sur une balançoire, sans rien dire à faire des conclusions débiles sur des pigeons.

...

Uneuh pouleuh sur un mur qui picoreuh du pain dureuh ♪

Pfiouh, je commence à avoir la dalle. Hum, si je picorais du pain dur ? ( N.T : C'est pas très bon le pain dur, croyez-en mon expérience de gosse complètement à fond dans son trip de poulet...)
Tiens, y'a un gosse. Avec sa maman. Comme c'est mignon. Il va faire du tourniquet...Le pauvre il va vite gerber. La mère nous regarde bizarre. C'est quoi ce regard bizarre ?? HAN ! Le pigeon est partit...Je suis triste là vous moquez pas...C'était un bon pote...J'ai la larme à l'½il quoi...

« Tom...C'est quoi ces têtes que tu tires ? »
« Perdu »

Héhé, d'accord je tirais des têtes de cons, mais lui en attendant il s'est levé, pour posé son cul à côté de moi ( N.T : Et non pas sur moi comme pourrais le croire CERTAINES personnes...).

« Soit, soit, pourquoi tu regardais ce pigeon ? »
« C'tait un bon pote »
« Tu fais ami-ami avec les pigeons maintenant ? »
« Ouais, regarde j'ai toi comme babouin de compagnie, pourquoi pas avoir un pigeon aussi hein ? »
« Tom ? »
« Ouii ? »
« Va te faire mettre »
« Mais oui mais oui »
« J'ai la dalle »
« Moi aussi »
« Il est qu'elle heure ? »
« 'Sais pas »
« Ben regarde »
« Pas envie »
« T'es chiant »
« Je sais »

Pff, du coup c'est qui, qui doit sortir son portable, pour regarder l'heure et réussir à déchiffrer ces signes bizarres qui nous vienne d'Arabie ?? Ben moi ! Et je peux vous dire que là j'ai brûlé un max de calorie.

« Il est 11h45 »
« Ouah on est resté comme des cons autant de temps ? »
« Ouais »
« C'est grave »
« Généralement les babouins ça reste sage pendant longtemps »
« Généralement les babouins ça éclatent la tête aux calamars avant de leurs bouffer le cervelet »
« Ah, pas de chance, si tu veux on achètera du cervelet de calamar tout à l'heure »
« Je parlais de toi. »
« Pas possible »
« Pourquoi ça ? »
« J'ai pas de cerveau »
« Pas faux. »

Et je me casse tout seul en plus. Comme quoi la connerie ça va loin hein. Roux et moi on a tout les deux la dalle, et y'en a pas un qui va bouger son cul.

« Roux, tu vas chercher la bouffe ? »
« Non c'est trop loin »
« C'est juste en face »
« Pourquoi pas toi ? »
« Mon magnifique cul est très bien ainsi posé au sol . »
« Et bien ton magnifique cul tu vas le bouger si tu veux ta bouffe »

Et il se lève. Comme je le connais, il est capable de ramener sa bouffe à lui et de manger sous mon nez. Bon ben hein moi je vais pas resté planté là. Zouh, le McDo. ENDE
C'est bien, y'a pas beaucoup monde, on va vite pouvoir bouffer. Évidemment Roux me passe devant, mais soit passons.

« Oui vous désirez monsieur ? »

Pourquoi elle me regarde moi cette ( N.T : super bombasse ) caissière ? Ah ! Roux...Il...Il est trop petit....Il dépasse pas...la caisse. AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA BIEN FAIT POUR SA GUEULE !!


« Tom, arrêtes de rire immédiatement sinon je te jure que tu va t'en recevoir un... »

La meuf elle est complètement paumée, j'suis sur qu'elle se demande d'où viens cette voix. Et moi je ris et j'en peux plus. Mal au ventre ! Roux lève une main, genre « Hé ho je suis là »

« Oh excusez moi monsieur je ne vous avez pas vu... »
« Je sais merci, pas de commentaires ET TOM ARRÊTES DE RIRE ! »

Ohlala quel râleur. Bon allez, pas que je m'emmerde mais j'ai toujours la dalle. On passe notre commande, j'arrive d'ailleurs à retenir le nom de la caissière, Lisa, je pense éventuellement à lui demander son numéro de téléphone. Mais ça c'est pour après si y'a le temps. On s'installe près de la fenêtre, et on commences à manger comme des cagouilles, c'est-à-dire lentement. Une frite environs toutes les 15 minutes. C'est ça quand on s'épuise à rester sur place pour garder un regard de truite dans le vide sans rien faire, elle est dure la vie.

« Ah, les cours sont finit »
« Comment tu le sais ? »
« Andreas 'à-bas »
« Ah, Roux, à l'avenir évites de bouffer la bouche pleine, c'est dégueu »
« Mmh pfeuh »
« PUTAIN ! T'abuses ! Beuuuuh c'est dégueulasse ! Regardes ce TRUC que tu viens de me cracher ! C'est dégueulasse...Owh beuuurk... »

Je suis dégouté à vie. Nan mais il vient de me balancer un de ces trucs ! Une sorte de mélange de frite mâchouiller avec une touche de ketchup et une bonne dose de glaire. Sympas Roux, merci beaucoup.
Andreas entre dans le Macdo, il sait très bien que le seul endroit où nos petits culs peuvent être posés c'est ici. Il prend vite un truc à bouffer, avant de venir me pousser pour s'installer sur la table.

« C'tait bien les cours ? »
« Roux, arrêtes de parler en mangeant c'est horrible, vous êtes que des lâcheurs tout les deux, moi aussi je veux être viré, ah et Tom t'es qu'un gros connard, pendant 20 minutes j'ai dut expliquer à Jo que c'était pas que j'envoyais ce mot. »
« Faut pas jouer avec les p'tits mots And', surtout quand tu sais pas viser. »
« Ouais, et c'est toi le lâcheur c'est toi qui nous plante ici ! »
« Oh ça va je pars pas longtemps »

Comment ça pas longtemps ? Il déménage et redéménage ?

« Comment ça pas longtemps ? »
« Bah j'y vais que quelques jours c'est bon c'est pas la mort. »
« Roux... »
« Mais, il m'a dit qu'il déménageait, And' ! »
« Quoi ? Mais nein ! Jamais je vais déménager là-bas, t'es partit dans ton trip là. »
« Mais...Mais... »
« Mais Roux t'es con ! Hey mais And' tu m'as dis aussi que tu déménageais... »
« Mais...Vous êtes cons ou vous le faites exprès ? J'vous ai dit que j'allais voir un pote qui va mal ! Vous êtes lents du cerveau hein ! »

Putain. Comment qu'on s'est planté le Roux et moi. Lui il y croit pas, y'a une frite qui pendouille de sa bouche tellement il en revient pas. Qu'est ce qu'il est MOCHE. ( N.T : Humour humour ). Mais...Attendez, quel pote il va aider d'abord Andreas ? C'est MOI son meilleur pote ! Il...Il m'abandonne !

« Hey And' tu vas aider qui ? Ca y'est tu me remplace déjà ! »
« Tom, respire un grand coup, serre les fesses et ça va passer »
« MAIIIS ! Réponds ! »
« C'est un gars que j'connais depuis pas longtemps, il va pas très bien, il a des problèmes au bahut, il s'est drogué y'a pas longtemps, il a un peu d'mal à s'en sortir. »
« Mais c'est qui merde ? »
« Tom, respire d'accord ? »

Oui bon bah ça va j'ai compris. Bouh, ce mec là j'peux déjà pas le supporter. J'le connais pas et ça y'est j'le deteste déjà.

« Oui d'accord, mais c'est QUI ? »
« Un gars. »
« Ouah, merci du renseignement, et demain tu me diras que Roux est con c'est ça ? »
« Tom calmes toi. »

Non ! Je suis super énervé, il me répond pas, le Roux lui il fait que bouffer, et y'a un PUTAIN DE PIGEON dehors là comme un con qui m'énerve aussi ! FUCK ! Et cette conne de quiche de serveuse qui se ramène. Mais merde ils me font tous chier aujourd'hui ! Ca doit se voir que je suis super énervé, vu que Andreas se recule un peu et que Roux arrêtes de bouffer.

« Hey, qu'est c't'as Tom ? «
« RIEN ! Vous m'énervez c'est tout ! Andreas réponds moi, c'est qui ce mec ? »
« Tom, tu te calmes d'abord »
« Oh putain c'est bon vous m'avez saoulés là. »

Je sais que je suis énervé, que je peux être violent quand je suis à bout. Je sais même pas pourquoi je suis énervé. Mais ça ma ronge de l'intérieur et j'ai qu'une envie, cogner. Cogner, n'importe quoi, mais cogner, taper, frapper.
Ils m'ont grave saoulé, donc je préfère m'en aller. Je bouscule Andreas, voir je le fous presque par terre. Roux lui préfère ne rien dire. Je sors, bouscule les gens qui sont devant moi. M'en fou si ils sont pas contents, ils ont qu'à pas me faire chier. L'air frais me fait un peu de bien, mais j'ai toujours cette colère qui me ronge. J'en ai marre. Voilà que je suis énervé pour je ne sais quoi, et que ça, ça m'énerve encore plus.
Putain mais c'est qui le con qui va soi-disant mal ? Andreas il est prêt à se barrer juste pour aller voir un pauvre type complètement drogué qui, j'en suis sûr, ne connaît même plus son nom.
Je marche vite, et ça se voit de loin qu'on a pas intérêt à me faire chier. Je marche un peu à l'aveuglette, de toute façon tant que j'avance...
Après quelques minutes, je sens que ça va un peu mieux. Je m'arrête, et me rend compte que ben je sais même pas où j'ai atterrit.
Bon, opération scrutation de ce qui nous entoure. Des maisons, des voitures, des gens. Notez à quel point je suis observateur. Je sens que y'a qu'un truc qui va pouvoir me calmer, c'est jouer de la gratte. Oui, je joue de la guitare, c'est un truc que je peux faire pendant des heures entières. Et là, j'ai qu'une envie c'est d'en jouer. Mais je me retrouver paumé je ne sais où, sans ma gratte, sans savoir où aller pour rentrer. Ah bah c'est malin ça tiens...Bon, je vais aller poser mon royal postérieur sur le petit muret merdique et granuleux là bas. Voilà, c'est fait. Je dois avoir l'air d'un pauvre con qui s'est perdu avec un regard de hamster. Ah, mais c'est vrai, c'est ce que je suis. Déplorable.

« Hey ! Je savais pas que tu traînais dans le coin toi. »

Quel est ce crétin qui se rapproche dangereusement de moi ? Ah, mais ce mec je l'ai déjà vu...Il est en terminale je crois...Il est assez grand, mais plus petit que moi quand même ( N.T : Héhé ). Il a des cheveux mi-longs et tout lisse, et bizarrement, j'ai la pub Loréal qui me passe dans la tête tout à coup là...

« Euh...Ben disons que je ne traîne pas spécialement dans ce quartier... »

Loréal de Garnier, parce que vous le valez bien, han !

« Toi c'est...Tom nan ? »

Je suis tenté de dire non juste pour le mettre dans l'embarras...Mais bon, soyons sympas...Quoi que, c'est peut-être une mauvaise idée de sa part de venir s'installer à côté de moi...Oh ! Mais...Que vois-je ? ENDE

Il porte une...Une guitare !! Je pense qu'à ce moment là mon regard de hamster a dut se faire luisant et lumineux.

« Ouais c'est Tom, dis, tu me la passe deux secondes ? »

Je suis d'une politesse effrayante...Il me regarde d'abord perplexe, puis prend sa guitare.

« Ca ? »
« Ouaiiis »
« Euh bah euh ouais si... »

Pas le temps de discutailler, je lui prend sa guitare. C'est pas la même chose qu'avec la mienne, mais soit, c'est pas grave, une guitare reste une guitare. Je sais qu'il me regarde bizarre mais je m'en fou, tant que je peux jouer ne serait-ce qu'un tout petit peu...
Je commences à jouer doucement, ça sert à rien d'aller sur un son trop fort dès le début. Et là je sens que tout redescend. Ma rage, ma colère. Je ferme les yeux et me laisse emporter par ma propre musique, ça fait légèrement narcissique comme ça mais bon hein. Je suis à fond dans mon truc, et je crois qu'à la fin j'ai même chanter. Non, pas une poule sur un mur, ce temps là est révolu. C'est juste une musique que j'ai composée et dont j'ai écrit les paroles. C'est une chanson douce, enfin je trouve. ( N.T : De toute façon tout le monde pense le contraire de ce que je pense, c'est automatique alors cherchez pas. )

« Die Welt ist umgekippt, jeder Stein wurde verrückt.
Angst haben wir nicht... noch nicht.
Was kommt ist unbekannt,
wir sind die letzten Meter gerannt.
Es fehlt nur noch'n Stück, und noch'n Stück.»


Je pense avoir juste chanté ça, vu qu'après j'me suis rendu compte que ben y'avait un gigolo qui m'écoutait, et que surtout on était en RUE, et que maintenant je suis comme un con à le regarder...Timidement. Et ouais, Tom Kaulitz peut être embarrassé...Comme quoi hein.

« Merci. »

Je lui rend sa gratte, ne nous éternisons pas. Mais ! Pas besoin de me regarder comme un merlan fris, je suis quelqu'un de tout à fait NORMAL ! ( N.T : Genre )

« Wahou, c'est toi qui a écrit cette chanson ? »
« On dit : As-tu écrit cette chanson ?. »
« ... »

Oui, ben y'en a quand ils sont gênés ils deviennent tout rouge et ils ne savent même plus parler, moi j'aime pas rester dans l'ordinaire, je sors un tas de conneries totalement hors-sujet. Chacun son truc.

« Désolé. Oui c'est moi qui ai tout écrit. »
« Ah, c'est vach'ment bien dit donc... »

Je l'impressionne tant que ça ? Éh béh, j'suis trop fort quand même, il faut l'avouer.

« Je sais, je sais. »

Ah, tiens j'me sens beaucoup plus à l'aise maintenant. Et l'autre qui rigole comme une quiche. Punaise le rire.

« Tu joues depuis combien d'temps ? »
« Ca doit faire 8 ans. »
« Han, fort ! Tu joues d'la basse ? »
« Nein, je... »
« FORT ! Ca te dirais de jouer avec moi ? Moi j'fais d'la basse, se s'rait sympas qu'tu m'apprenne ta chanson, histoire de voir c'que ça donne avec une basse, nan ? »

Ouah, ça fait beaucoup pour mon cerveau masculin atteint d'une maturité à peine plus élevé de 1.

« Euh, ouais pourquoi pas. »
« Cool ! Moi c'est Georg ! J'habites pas loin, mais j'suppose qu'on s'reverra au bahut, parce que là j'dois y aller en fait. »

Putain, mais qu'est-ce qu'il parle.

« Euh bah ouais. »
« On s'revoit demain alors, à plus man ! »
« Euh ouais salut. »

Partit. Putain. Je suis choqué. Bon, il est sympa, et puis il a l'air légèrement barré, donc on risque de bien s'entendre. Et puis en plus, il joue d'la basse ! C'est fun. Bon, en tout cas, maintenant je suis pas plus avancé sur le « par où aller pour retourner d'où je viens ? », et je suis comme un con à soupirer, planté en plein milieu de la rue. Bon, ben de toute façon, y'a pas le choix, va falloir se d'emmerder. Essayons par là. Hum, non visiblement c'était pas par là, et ici ? Ah, ahaaa ! Une rue que je connais droit devant ! Vite ! Ahaa, encore ! Capitaine, nous avons retrouver notre chem...Bon d'accord, j'arrêtes...
Ah ! Enfin le MacDo. Pfiouh, va falloir que j'm'explique avec Roux et And'. Je sens que ça va être fun. Et puis de toute façon, c'est de sa faute, ce con il me laisse tourner en bourrique avec ses « ben un gars ». Putain, quand je demande qui c'est, j'veux tout le curriculum vitae moi ! Et OUI ! Je dis curriculum vitae si JE VEUX ! Et pour ceux qui savent pas c'que c'est, aha ignards, je parle du C.V.
Ils sont tout les deux au parc, enfin l'espèce de parc qui n'en n'est pas un.
And' est assis sur un banc, avec son port', et Roux sur une balançoire. Mon portable vibre, j'regarde, histoire de laisser le moment où je vais devoir tout leurs expliquer s'éterniser. « And' : T'es où ? ». Hum. « Tom : Chui's là ».« And' : =_=' Où ? ». « Tom : derrière toi. ».
Ah, ça y'est il m'a vu. Roux, lui il m'avait pas calculé alors que j'étais en face de lui, mais ça c'es tout à fait normal. Bon, un, deux, trois, nous irons au bois. Non, je voulais dire, un, deux, trois, Tom respire. Ca rime pas et j'en ai rien à branler.

« Bon, c'est bon t'es calmé ou tu as encore nous planter ? »
« N'en rajoutes pas. »
« Explications ? »
« Tu m'as saoulé. »
« J'peux savoir c'que j't'ai fait ? T'es jaloux ou quoi ? »

Alors là, il fait fort, il a du bol que j'me sois calmé avant d'revenir...


« Mais non ! Putain j'te demande qui c'est ce mec et tu m'réponds ' un gars', c'est sûr, ça m'aide ça ! »
« T'as pas à savoir qui c'est. »
« Pourquoi, tu baises avec ? »
« Tom tu devrais éviter de dire ça. »
« Ah ouais, et pourquoi ? »
« Oh, Tom, t'arrêtes, relax, oublies le gars »
« Roux, ta gueule ! »
« Engueules pas Roux, okay ? »
« Putain, mais c'est QUI ? Lui il sait, et moi pourquoi j'devrais pas l'savoir ? »

Ils me saoulent tout les deux ! Je supporte pas qu'on me fasse ce genre de trucs. Ca va, si And' baise avec, j'm'en fous, mais putain Roux i la le droit de savoir et pas moi ? Merde ! Et putain Andreas arrêtes de soupirer comme ça !

« Tom...Je, c'est que en fait...J'pense pas que ta mère t'es mit au courant... »


Ma mère ? Mais...Qu'est-ce qu'elle vient foutre là ?? ENDE

« Ma mère ? Putain accouches ! »
« 'suis pas censé te le dire. »
« DIS ! »
« Mais je, j'ai promis... »
« Putain, Andreas, j'te jure que je t'éclates si tu lâches rien. »

Là, Roux m'attrapes le poing, que j'étais déjà en train d'approcher du visage d'Andreas. Il a de la force, on ne peut pas le nier. Il me regarde avec un regard noir.

« Tom, t'arrêtes ton cirque, si t'as pas à le savoir, c'est parce que c'est comme ça, point barre, fin de la discussion. »

And' se laisse tomber sur le banc, frottant ses yeux, voulant dire qu'il en a vraiment marre. Roux, lui il me lâche pas, et moi je dis plus rien. Pourquoi j'ai pas le droit de savoir ? Au départ, c'était juste un gars, un putain de gars drogué qu'Andreas voulait aider. Maintenant, c'est une histoire avec ma mère. Putain, mais qu'est ce qu'elle à avoir là-dedans ? C'est son mec ? Non je serais au courant sinon ! Enfin quoi, elle part pas si souvent que ça de la maison, sauf pour ses voyages du boulot et...Et c'est vrai que en ce moment elle en fait pas mal. Ce serait ça ? Pourquoi elle me mentirait d'abord ? Nan ça peut pas être ça...Mai elle me cache un truc !

« Elle couche avec ? »
« Quoi ? »
« Ma mère, avec ce gars, j'm'en fous dites-le. »
« Mais nooon, t'es con. »
« Mais alors quoi ?! »
« Tu seras au courant si le besoin se fait, pour l'instant t'arrêtes ton cinéma. »
« Mais merde, vous me cachez un truc sur ma mère et un putain de mec à la con que je sais même pas qui c'est !! »

Le Roux en a marre. Il me tiens toujours, et je crois que j'vais finir par avoir la peau toute bleue à cet endroit là. Andreas, lui il n'a plus rien dit.

« Elle te le dira si elle le veut, c'est pas à nous de te le dire. »
« Mais MERDE ! C'est qui ce connard ?? »
« Ce connard... »

Je tourna la tête, pourquoi Andreas répète ce que je dis ?

« Ce connard comme tu dis c'est ton frère. »

Roux le regarde, éberlué.

« Mais And'... »
« J'vois pas pourquoi il aurait pas le droit de le savoir, ça le concerne après tout. C'est dégueulasse qu'il continue de croire qu'il est seul alors que y'en a un autre là-bas. »

Moi, je crois que dans 5 minutes je fais une crise cardiaque. J'ai envie d'avoir des explications, de les entendre dire que ce ne sont que des conneries, ou alors d'en apprendre plus. Mais j'arrive juste à ouvrir bêtement la bouche. Roux soupire, avant de me pousser sur le banc. J'me laisse faire, et retombe sur le banc comme une vieille chose toute molle.

« Tom... ? »
« ... »
« Tom, écoutes...Euhm, je sais que ça doit être un choc et tout... »
« Comment tu sais ça And' ? »

Voilà, d'abord. Il fait une moue résignée, il va se lancer dans une longue explication, je le sens bien. Mais au moins, je vais pouvoir comprendre tout ce qui m'a été caché jusqu'ici. ENDE

« Quand j'ai été en vacances à Loitsche, j'ai rencontré un gars, il avait vraiment une tête de déterré, il faisait peine à voir. C'était le soir, j'devais juste aller chercher un truc dans la voiture, et je l'ai vu dégueuler tout ce qu'il pouvait. J'suis partit le voir, et rien qu'à ses yeux j'ai vu que c'était un putain de drogué. Il avait une sale gueule, et plusieurs blessures, visiblement ça allait pas fort niveau réput', faut dire qu'avec son physique, les mecs du coin avaient de quoi le tabasser et de quoi se foutre de sa gueule. »

Ca, c'est une chose que je finirais par voir de mes propres yeux.

« J'l'ai ramené à la maison, mes parents l'ont aidé et il a dormit chez nous. Comme il était dans ma chambre, j'ai pas mal discuter avec lui. J'lui ai dit que la drogue ça allait pas l'aider, q'il fallait plutôt qu'il trouve quelqu'un pour l'aider. Il m'a dit que personne ne voulait l'aider. Même sa mère l'avait abandonné. Là je lui ai demandé des explications. Il m'a dit qu'il avait découvert y a peu que sa mère vivait ici, donc la tienne quoi, et qu'il avait un frère. Il s'est disputé avec son père, depuis ils se gueulent dessus tout les deux. Faut dire qu'au début, c'était pas non plus la joie, son père le traitait d'irresponsable, il est en plein foirage au niveau des études, et il ressemble à une vieille loque qui ne demande qu'à être jetée. »

Génial. J'ai un frère, c'est déjà beaucoup, et ne plus c'est un drogué, qui foire tout, et qui ressemble plus à rien. Sympas.

« Du coup, tout les soirs il se bourrait la gueule, il rentrait pratiquement plus. Il savait pas si son père le cherchait, mais il me disait qu'il en avait complètement rien à foutre. Puis, je lui ai demandé de me parler un peu de son frère. J'me disais bien qu'au début, ce gars il me faisait penser à quelqu'un, mais j'arrivais pas à mettre la main dessus, et puis faut dire que niveau style, il te ressemble pas du tout. J'te dis pas le choc quand il m'a sortit une photo de toi. Tout minus. C'est la même que celle qu'il y a dans ton entrée, je l'ai tout de suite reconnue. »

Fun, en plus ce mec se trimballe avec une photo de moi en couche...

« Si on y regarde bien, on voit bien que vous êtes jumeaux... »

Quoi ? Attendez...Récapitulons.

« Quoi ? »
« Ah oui, c'est ton jumeau. »

Wow. Choc. Choc interdimensionel. Okay, donc en gros, un mec accro à l'alcool et à la drogue qui se trimballe avec une photo de moi avec mes joues de hamster me ressemble comme une goutte d'eau. Ca fait beaucoup pour simplement 20 minutes.

« Continues. »
« Ouais, donc en gros il m'a sortit ta photo, et puis bah là j'ai tout compris, je lui ai dit que j'te connaissais, il m'a un peu demandé comment t'étais, mais visiblement, quand je t'ai décrit comme maintenant, il semblait légèrement choqué et déçu. J'lui ai sortit la photo d'mon journal de classe, il a dit que t'étais comme « Eux ». J'lui ai demandé de qui il parlait, il m'a dit que c'était ceux qui le tabassait jour après jour en le traitant de tout les noms. J'lui ai dit que t'étais pas comme ça, il a rien voulut entendre. J'me suis dit qu'il valait mieux laisser couler, et pas insister. Apparemment, tes parents se sont séparés dès que vous êtes nés, pourquoi j'en sais rien, mais comme les deux voulaient votre garde, on vous a séparé. Après, ben vous avez fait vos vies. La tienne est bien plus brillante que la sienne, c'est moi qui peux te l'dire hein. »

Oui bon bah ça va, pas la peine d'en rajouter trois couches. Moi aussi on s'foutait d'ma gueule parce qu'avant j'avais les ch'veux longs, et j'en suis pas mort drogué.

« Ouais, ouais, comment il a sut ... ? »
« Il a trouvé une photo de vous deux avec ton père à la cave. »
« ... »
« Et donc maintenant ta mère prétexte des voyages d'affaires, elle s'est arrangée avec son boulot pour que si tu leur téléphone, ils te disent qu'elle est dans un endroit au pif pour pas que tu ne soupçonne quoi que se soit, et elle va voir ton père. Ton frère est retourné chez lui, elle aide ton père à lui faire remonter la pente, ton père est à bout. Il a encore du mal à tout digérer, il a recommencé ses conneries, du coup on m'a demandé de l'aide. Du coup, j'me barre à Loitsche pendant quelques temps. »
« Pourquoi tu m'as rien dit ? »
« Ta mère m'a fait jurer de rien te dire. »
« Pourquoi ? »
« Elle a dit qu'elle était sûre que tu lui en voudrais, que tu voudrais aller voir ton frère et ton père et qu'elle n'avait pas envie que t'ailles chez lui. Elle m'a dit qu'elle savait qu'entre les jumeaux, les liens étaient très forts, et qu'elle préférait que tu restes dans l'ignorance plutôt que de devoir casser tout ça, elle veut vraiment pas que t'ailles chez ton père, elle dit que c'est de sa faute si ton frère est devenu comme ça. »
« Pétasse. »
« Tu devrais pas, elle a pas eut la vie facile non plus ta mère. Et puis, de mon point de vue, ton père a l'air d'être quelqu'un de super, mais bon quand on a pas d'expérience ni de femme pour élever un gosse... »
« Rien à foutre qu'elle ait eut la vie difficile, et moi alors ? »

Ca me faisait un choc d'apprendre tout ça. J'suis en train de chialer en plus. Merde ! Tant pis...

« Il s'appelle comment ? »
« Bill. »

Un putain de nom qui va pas arrêter de résonner dans mon pauvre cerveau pendant de longues heures, je le sens bien. Mais oui, ma mère a raison, j'ai envie de le voir. Je veux voir à quoi il ressemble, comment il est. Mais je sais aussi qu'elle ne me laissera pas y aller, si elle a tout fait pour me le cacher pendant 17 ans, elle est tout à fait capable de m'enfermer dans ma propre chambre pour ne pas que j'y ailles.

« And', tu pars quand ? »
« Euh, après-demain »
« Laisse moi y aller à ta place. »
« Tom je sais pas si...Et puis tu devrais peut-être en parler à ta mère non ? »
« Laisse-le y aller And', on l'rejoindra après »

Merci Roux.

« Bon, ok, j'en parlerais à mon père, il te conduira à la gare à ma place, j'suppose que ta mère doit pas être au courant ? »
« Non, elle va vite en avoir la surprise. »
« Okay, j'me d'emmerde avec mon père alors, Roux, demandes à ta mère si on peut se barrer à Loitsche pendant un petit temps. »
« Pas de problèmes ! »
« On essayera de venir pour jeudi, comme ça, t'auras tout ton mercredi pour le voir tranquillement, nous deux on ira dormir chez ma tante, comme c'était plus ou moins prévu sauf que normalement Roux t'es pas censé être là, mais bon. »
« Dis-le si je te fais chier. »
« Tu m'fais chier. »
« Merci. »

Et ils se marrent tout les deux. J'rigole un peu avec. Heureusement qu'ils sont là tout les deux. Si je l'avais apprit de moi-même, sans leurs soutient, je pense que j'aurais tué le premier qui me passait sous la main et que j'aurais pété les plombs. D'ailleurs, qui dit que je l'aurais sut ? Visiblement, ma mère s'est bien débrouillée pendant 17 ans...Si ça se trouve, je l'aurais sut à mes 45 ans...Pire, je l'aurais peut-être jamais sut...Putain, en même pas une heure, j'ai apprit que j'avais un père, un frère, jumeau en plus, et maintenant, on va se d'emmerder pour que j'aille le voir mercredi, c'est-à-dire après-demain. Ca m'angoisse. Je sens les deux mains de Roux et And' sur mes épaules. Ils sont là pour me soutenir. Ils vont même sécher les cours pour venir à Loitsche avec moi. Putain qu'est ce que je f'rais sans eux...

« Vas-y Tom pleures si t'en a envie, j'sais qu'c'est pas facile... »
« Mon p'tit calamar qui pleure... »

Rah ,le salaud, toujours à faire chier quand il le faut.

« Vas t'faire bouffer par les chinois Roux ! Toi aussi tu chiales ! «
« Je suis émus, c'est pour ça ! »
« Arrêtez un peu les mecs... »

And' rigole un peu, il me tient dans ses bras, et moi j'lui chiale dessus, alors que Roux s'est rapproché pour me tenir d'un bras. Ca doit faire bizarre de voir trois mecs comme ça...

« Bon Roux, j'te le confie, j'vais être en retard en cours, j'irais causer au dirlo tout à l'heure à la sortie »
« Okay And', pas d'soucis, viens là mon petit crustacé... »
« Rahhh me touches pas hobbit ! »
« Ca te réussis pas de pleurer toi hein ! »
« Ta gueule. »

Il paraît que j'vais mieux. C'est le cas. J'me remet vite moi. Et puis c'est grâce à ces deux cons que j'y arrive. Après nous avoir saluer, And' se barre en cours. Roux dit qu'il a des trucs à faire chez lui, apparemment il a des devoirs en retard. Moi je vais rentrer et jouer de la gratte...Ou alors...Attendez, Georg c'est ça , il est en terminale, et si j'me souviens bien, les terminales finissent à 14h00 le lundi. Celui-là, je vais pas le rater. Hop, je file à la maison, ma mère est pas là, ça m'évitera de lui exploser à la gueule. Bon il est que 13h10. J'vais partir à 40, comme ça se sera bon.
Je joue, je joue, et finalement il est 50...Merde, je vais le louper. J'emmène pas gratte, mes partitions, ( N.T : qui ressemble plus à un tas de gribouillis bizarres vu que c'est de moi ), et je files en courant jusqu'au bahut. Ouf, ils sont juste en train de sortir. Une flopée de jeunes sortent. Comment je fais moi maintenant ?
Bon, il était comment ? Pas très grand, cheveux lorélien, et euh...Musclé.
Ah ! Là-bas ! En avant toutes mon commandaant !

« Georg ! »
« Gneuh ? Han Tom ! »

Tiens, y'a un p'tit blond à côté de lui. Avec une casquette, il me scrute comme si j'étais un martien...

« Ouais ! Dis, t'as finit là non ? »
« Ouaip ! Mais toi t'es pas en seconde ? »
« Si, mais j'suis renvoyé pour aujourd'hui. »

Et ça le fait rire...L'autre lui, il reste stoïque...Il me met trop mal à l'aise.

« Ah ! Tiens Gus', c'est lui le mec qui a monopolisé ma gratte ce midi ! »
« Je sais. »
« Mais toi tu sais tout, t'es relou. »
« Faites comme si j'étais pas là surtout... »
« Ah ? Oh pardon Tom, lui c'est Gustav, il fait d'la batterie. »
« Ah, sympa. »

Le Gustav en question me fait un petit signe de tête. Pourquoi est-ce qu'il me fait penser à un nounours au juste ?

« Hey Tom, ça te dirais de venir chez Gustav, on va jouer, et puis comme apparemment t'as ta gratte... »
« C'est ça que j'étais venu te proposer. »
« Fort ! Ca va pour toi Gus' ? »
« Pas d'problèmes, et puis comme ça on pourra voir ce qu'on peut faire sur ta chanson. »
« Euh ouais... »


Et merde, pourquoi ce crétin de Georg lui a tout raconté ? Voilà, j'ai l'air d'une quiche aux poivrons maintenant...
Enfin bref, avec le lorélien, on se trimballe jusque chez Gustav. Ils sont tout les deux en terminale, Gustav joue de la batterie depuis pas mal de temps, et il se connaissent depuis la primaire. Gustav est en train de passer son permis, alors que Georg l'a déjà vu qu'il a eut 18 ans avant lui. J'me marre bien avec eux, Gustav à l'air d'être un mec génial, même s'il ne parle pas beaucoup, et Georg il est tripant. C'est fun de pouvoir s'entendre avec des gens qu'on connaît depuis 20 minutes. Chez Gustav, c'est tout bien rangé, c'est bien éclairé et espacé. J'aime bien. Il nous propose à boire, un bon coca ça fait pas de mal. Je lui montre mes espèces de partitions, et il dit que ça pourrait le faire. Il nous emmène à la cave. Il a une putain de batterie ce mec. Georg, lui il a sa gratte électrique.

« Tiens Tom, prend celle-ci, se s'ra plus facile pour jouer »

Gustac me refile une gratte électrique. Finalement, la mienne n'a pas servit à grand chose. Je commence à jouer, et Georg finit pas me rejoindre, essayant de faire quelques trucs assez bizarres. Au final, on s'accorde l'un à l'autre et ça donne un putain de bon son. C'est au tour de Gustav, qui depuis tout à l'heure cherche un bon rythme à mettre dessus. Et putain, à la fin comment à la fin a donne un trop bon son. On joue pendant deux heures, Georg a lui aussi écrit quelques morceaux. J'essaye de trouver quelques accords a mettre sur ce qu'il fait, je met un peu de temps mais ça vient.
À la fin, on est tous les trois morts, à suer comme des porcs ( N.T : Porcineet ).
Il est 16h45. Je me rend compte que je n'ai même plus pensé à ce qu'il c'est passé. J'ai l'impression que c'était juste une sorte de rêve étrange. Tout ces mensonges, mon père, mon frère...

« Bon les gars, moi j'ai du boulot, Gus', je sais pas si t'as besoin de moi.. ? »
« Nan ça va, on s'revoit demain ? »
« Ouais, on a cours à 10h nan ? »
« Ouais avec Pygrue. »
« Arf, la Grue, fort. »

Je me sens en trop. Je dois dire que là j'ai pas forcément un moral très haut alors bon.

« Bon, Tom, à plus, moi j'ai du boulot. »
« Ouais, peut-être à demain Georg »

Partit. Je suis tout seul avec Gustav. Même si on s'entend déjà bien, je me sens encore un peu mal à l'aise avec lui.

« Bon, fais comme chez toi, si tu as soif il y a de quoi boire dans le frigo, je reviens, je vais juste prendre une douche. »

Il me laisse pas le temps de répondre, qu'il disparaît déjà à l'étage, me laissant seul à la cave. Un long silence pèse. Je me demande à qui ressemble mon frère. Sûrement à moi, vu qu'on est jumeau, mais bon...C'est difficile d'imaginer son image vous dire bonjour. Ma mère risque d'avoir une grosse surprise en me voyant arriver à la place d'Andreas. J'ai peur. J'angoisse, et putain dieu sait que je supporte pas angoisser comme ça.
Le vibrement de mon portable contre ma cuisse me fait sursauter. C'est And', il doit être sortit de cours.

« Ouais... »
« Wow, t'as l'air mort, ca va ? »
« Je le suis, mais ça va »
« Ah, bon...J't'appelles parce que j'ai vu le dirlo, et ta mère. »
« Ah...Vas-y, raconte. »
« C'est ok pour les cours, le dirlo va prévenir les profs, toi t'es pas obligé de venir en cours demain, et à partit de mercredi t'as le droit à deux semaines max' d'absences. On s'est arrangés pour Sam et moi. »
« Ah, ok, c'est cool demain grasse mat', et ma mère ? »
« Ta mère, elle va venir me chercher à la gare avec ton frère et ton père, mercredi, sauf que évidemment ca va être toi. »
« Ok... »
« Ca va ? »
« Non, j'angoisse. »
« Tu veux que je vienne ? »
« Non ca va aller, t'inquiètes...Il est à qu'elle heure le train ? »
« 11h15. »
« Okay, j'passerais te voir avant alors. »
« Ouais, avec Sam on va venir avec toi, on te rejoindra le lendemain. »
« Ouais... »
« T'es sûr que ça va ? »
« Ouais, j'ai juste cette putain d'angoisse de merde qui me lâche pas, mais tout va bien, tout...va bien. »
« Mouais, bon aller, y'a mon bus, perds pas le nord hein »
« Ouais ouais, 'plus mec. »
« Rappelles si t'as besoin. »
« Oui. »

Bon, au moins, ça c'est fait. Le seul truc, c'est que quand je me retourne, je hurle comme un taré, avant de me planter contre une chose que je n'identifie pas tout de suite. Gustav était redescendu. Putain, mais il m'a trop fait peur. Encore un peu et c'était la crise cardiaque quoi.

« Désolé, je voulais pas t'effrayer je pensais que tu m'avais vu. »

Genre. Bon, j'ai rien de cassé, je vis toujours, c'est déjà ça. Gustav me fait signe de monter. C'es sûr que j'ai pas spécialement envie de pieuter dans sa cave...
Il m'entraîne dans la cuisine, avant de me servir un coca. Il a une serviette autour du cou, et il semble propre comme un sou neuf ( N.T : j'utilises les expressions que JE veux. ). Je suis tellement naze que je me laisse retomber mollement sur l'une des chaises de la cuisine, m'appuyant sur la table. Il s'assied en face de moi, droit, me fixant de ses yeux sombres. Quoi ? Qu'essya ?

« Évites de penser à ce pourquoi tu angoisses, ça va ne faire qu'augmenter ta trouille. »

Pardon ? Je rêve ou...Merde ! Il a dut tout entendre...

« Ah, t'as entendus... »
« Perspicace. »
« Oui bon ben ca va... »
« Pourquoi t'angoisses ? »
« ... »
« Si tu veux pas le dire c'est normal, mais évites de cogiter, tu risques de faire monter ton angoisse encore plus et à la fin tu vas vomir tes tripes. »
« ...Sympas... »
« T'as encore soif ? »
« Non, ça va merci. »
« Bien. »

Et là, il se lève et débarrasse. C'est vrai que pendant deux heures, j'y ai plus pensé. J'étais à fond dans ma musique, j'avais pas le temps d'y penser...Et cette connerie de peur maladive m'avait lâchée. Mais là...

« Y'a que la musique qui m'évites d'y penser... »
« Alors joues. »
« Mais... »
« Occupes toi, t'arrêtes pas. Tu seras tellement occupé que t'y penseras même plus. »
« Ouais mais...Va bien falloir que je rentre chez moi... »

Et affronter ma mère. Je sais pas si je vais arriver à supporter de la voir. Je me sens trahis. Elle m'a mentit, pendant 17 ans putain. J'ai un frère, merde quoi ! J'aurais put ne jamais l'apprendre !

« Restes ici si c'est rentrer chez toi qui te fous la merde »
« J'vais pas te déranger... »
« Tu me déranges pas, restes. »
« Euh bon ok. »

Je trouve que son ton avait vite changé en version « tu m'obéis et tu fais pas chier. » Mais bon je vais pas me plaindre. Ca m'évitera de devoir rester avec ma mère. Je sais pas si je tiendrais devant elle sans tout lui balancer à la gueule. Je pense que je ne vais même pas la prévenir que je ne rentre pas ce soir...
Et puis là tout à coup, j'ai SON nom. Son nom à lui, ce putain de nom que je savais bien que ça allait me pourrir la soirée. Ca tourne, ca tourne. Des questions. Comment il est ? Et mon père ? Pourquoi je suis le seul con à ne pas être au courant ? Pourquoi lui il a put le savoir ? Pourquoi ma mère ne veut pas que je puisse avoir un père ? Un frère ?

« Sors tout ce que t'as à dire, laisse pas mijoter là-dedans. »

J'hoche la tête. Je sais pas si je dois tout lui dire. Le devrais-je ? Après tout...Il a peut-être raison, et puis si je balance tout ce que je pense sur ma mère et tout ça, peut-être que j'arriverais à me sentir un peu mieux.

« T'as qu'à appeler un pote. »

Il veut pas me forcer à lui dire à lui. Il veut juste que je me sente mieux ? C'est gentil alors.

« Non ça va... À moins que ça ne te déranges d'écouter toutes mes histoires. »
« Allez, viens dans le salon. »

Je le suis, putain il est confort son canapé ! Ah, j'aime. C'est tout mou.

« Hey, il est fun ton canapé. »
« Oui hein ? »

C'est la première fois que je l'entends rire. Bizarrement j'ai envi de rire avec lui aussi.

« Bon allez, vas-y lâches toi mec. »
« J'ai un frère et un père. »
« Pour l'instant rien d'anormal. »
« Sauf que je l'ai apprit aujourd'hui. »
« Ca se complique. »
« C'est mon jumeau. »
« Putain, deux Tom, quelle horreur. »
« Maieuuuh ! »
« Je plaisante, continues. »
« Et j'ai peur de devoir me retrouver face à eux. »
« Expliques. »

Et voilà, pendant une heure, j'ai tout raconté, j'ai tout lâché. Il m'a écouté, répondu, et plus je parlais, et plus je me vidais de ces sentiments d'angoisses, de peurs, de trahisons. Il m'a rassuré. Ce mec devait être un psychologue dans une vie antérieur, c'est pas possible autrement.
À la fin, on déconnait, jusqu'à ce que son père se radine. Il est sympa son père.
Les parents de Gus' ont divorcés. Je ne me suis pas éternisé sur le sujet. Gus' a un peu bossé, j'ai aidé son père pour le repas, après tout je me tape l'incruste chez eux, autant que je serve à quelque chose. Et puis ça m'évitais de repenser à toute cette histoire. D'ailleurs, je suis super fier de mes pâtes mine de rien. Et putain, comment que j'adôôôôre les pâtes à la sauce. ( N.T : *bave*)
Gus' m'a monté un matelas, et je dors dans sa chambre, histoire de pas me sentir seul qu'il dit.
On était en train de causer, assis chacun sur notre lit, lorsque mon portable s'est mit à vibrer. C'était ma mère. J'hésite à lui répondre.

« Réponds lui, elle doit s'inquiéter, son fils qui ne rentre pas... Ca risque d'être dur pour elle aussi, ne lui inflige pas ta fugue en même temps. »

Bon, okay, je réponds. Gustav est juste en train de me fixer avec des yeux qui semblent TRES intéressés par la suite des évènements.

« Ouais ? »
« Tom ?! Mais, où es-tu mon poussin ? »

J'ai qu'une envie, lui gueuler que merde d'abord je suis pas un volatile, et surtout pas le sien !

« Je fais pas cui-cui ... m 'man. »

Gustav trouve ça très marrant...

« Tu es où ? Tout vas bien ? »
« Oui, je dors chez un copain. »
« T'aurais pu prévenir ! »
« Certes. »
« Bon dis, demain je dois partir pour un voyage d'affaire, je ne pense pas revenir avant jeudi soir, ok ? »

Comme de par hasard...J'ai envie de l'emmerder. Genre « Ah ouais, tu vas où ? » Vous allez voir à quel point ma mère est douée pour le mensonge.

« Tu vas où ? »
« Oh pas bien loin, à Loitsche, j'ai quelques affaires de bureau à régler. »
« Quelles affaires ? »
« De la paperasse, et puis je doit aller à une réunion avec une autre société, un truc un peu compliqué que moi-même je n'arrive pas à comprendre. »

Tu mens bien, maman. Pendant 17 ans j'y ai cru à tes conneries. Si tu savais...

« Ok »
« Bon, t'aurais put rester ce soir quand même, mais bon ,tant pis, on se revoit jeudi alors »
« Ouais. »

Que tu crois, que tu crois.

« Bisous mon pou-...»

J'ai raccroché. J'aurais voulu balancer ce portable contre le mur, mais bon, ça coûte cher quand même. Gustav ne dit rien.

« On dort ? »
« Si tu veux, demain tu vas en cours ? »
« Non, pas envie. »
« Okay, restes ici jusque quand tu veux, mais oublies pas de bien refermer la porte hein, avec Georg, on a finit à 15h00, au pire si tu veux tu peux nous attendre... »
« Ouais, merci. »
« Pas d'quoi, allez, pionce p'tit gars. »
« Je suis plus grand que toi. »
« Il est bien là le problème, et j'ai 18 ans. »
« M'en fiche, t'es un nain à côté de moi. »
« Dors gamin. »

Ouais, Gustav c'est un mec bien. C'est le mec qu'on a tous envie d'avoir comme grand frère. Merde ,faut que je pionce moi, sinon ça va encore me tourner dans la tête. Trop tard. Ce putain de nom et toutes ces saloperies de questions qui reviennent. Vite Tom ! Pense à autre chose ! Une poule qui picore du pain dur, trilalilalèreuh. Je pense qu'après cette stupide phrase, j'ai dut rire de ma propre connerie, et là Gustav m'a balancé son coussin, ça a finit en bataille jusqu'à ce que son père vienne nous engueuler gentiment. Crevé, j'ai dormi comme un bébé. C'était un sommeil sans rêve, le genre de truc qui vous remet bien d'aplombs. Quand je me suis réveillé, il était déjà 13h00. Tcheuh, tard. Gustav avait fait son lit, comme il est sage le gentil garçon, et il avait laissé un mot sur la table de la cuisine.

« Évites de vider le frigo, fous pas le bordel, et ne sors pas, compris ? »

On dirait ma mère...Incroyable ! Je suis tenté...

« Oui papa. »

Voilà, ça, c'est fait. Mais pourquoi il veut pas que je sorte d'abord ? Bon, je m'en fous j'en avais pas l'intention. Je me prend des céréales, ( N.T : CHOCAPIC, c'est fort en chocolat !), avant de remonter dans la chambre. Gustav m'a préparer des vêtements, pour que je puisse me laver tranquille et mettre des vêtements propres. Pour la nuit, j'avais juste gardé mon grand tee-shirt, histoire de pas faire chié mon monde. Visiblement, Gustav avait vite pigé mon style, il m'a laissé un super pantalon large et un tee-shirt XXL avec un rhino dessus. Classe quoi. Bon, je bouffe au lit, zappe sur la mini-télé qu'il a dans sa chambre, avant de me décider d'aller à la douche. Ca fait du bien, après on se sent tout propre, tout frais. Remarque, le contraire serait assez étrange et inquiétant. En plus le savon il sent super bon, maintenant je sens le savon de Marseille ! ( N.T : Et non, vous n'avez pas besoin de venir le sentir pour vérifier...). À quoi vais-je tuer le temps aujourd'hui ? Bah, je vais encore pioncer tiens. Tant pis, je fais ce que je veux d'abord. Putain, c'est demain...Horreur, n'y pensons pas. Bon...Roonffllll...( N.T : je me passerais de tout vos commentaires.)
Mmh...J'y arrive pas. Du coup, je reste allongé comme un con, à fixer le plafond, le cerveau en mode veille. J'entends des bruits de porte qu'on ouvre en bas. ( N.T : tintintinnn mais qui est-ce ? ).
Quoi, je suis resté si longtemps que ça à fixer ce plafond ? Éh béh...

« Tom ? »
« Chui's en haut Gus' »

Je l'entends monté, et je suppose que Georg est avec lui, ou alors Gustav doit vraiment peser lourd...Je préfère ma première supposition.

« J'vois que t'as vite retenu mon surnom, tu pionces encore à c't'heure ? »
« J'ai l'air de pioncer ? »
« Heeyy la crapule ! »

Depuis quand Georg m'appelle la crapule ?

« Heyy, le yéti »

Paf, dans les dents. Buahah, je suis démoniaque. Gustav qui soupire, avat de s'approcher de moi, pourquoi il a l'air inquiet ?

« Ca va ? »
« Ben oui ca va pourquoi ça n'irait pas ? »
« Tom... »
« Oui bon ca va c'est bon... »

Georg lui il comprend rien, c'est vrai, il est pas au courant...

« Euh, il est censé aller mal ? »

Bon...Va peut-être falloir le mettre au courant. Je fais signe à Gustav qu'il peut lui dire, je sens que si c'est moi qui raconte, je vais terminer par des insultes sur ma mère. Pendant que Gus' raconte, je commences à cogiter. C'est demain. 11h15.
Je suis tellement en pleine cogitation, que lorsqu'une main se pose sur mon épaule, je sursaute comme un malade. C'est Georg. Il me sourit gentiment.

« J'suis avec toi mec. »
« Merci... »

Ils sont vraiment gentils tout les deux. On a continuer d'causer pendant pas mal de temps, ils ont fait leurs devoirs, et Gustav a proposer d'aller à la cave, histoire de se changer les idées. Ouais, pourquoi pas. On descend, et là on se met à fond dans la musique. C'est le père de Gustav qui vient nous arrêtez, disant qu'il est tard et qu'il serait peut-être temps de la mettre en sourdine. Il nous propose de rester manger, j'ai dit à Gustav que ce soir je rentrais chez moi. Il est cool son père. Je me demande si le mien est pareil. J'ai peur d'être déçu. Que je me rende compte que c'est qu'un gros con. De toute façon, ça l'est certainement, y'a qu'un con pour ne prendre qu'un fils avec lui et laisser l'autre...
Ah, on remange des pâtes.

« Désolé les garçons, mais j'ai vraiment pas la tête à cuisiner autre chose. »
« C'est rien p'pa, ils vont pas crever pour des pâtes, t'inquiètes. »

C'est vrai, Gus' à raison, les pâtes c'est bon pour la santé en plus. À la fin du repas, Georg dit qu'il va pas tarder, j'en profite pour dire que je vais moi aussi rentrer. Il est déjà 21h00 ? Bordel, tard.
Je remercie Gustav et son père, ils ont été sympas de me laisser pieuter chez eux.

« Pas d'quoi, reposes-toi, te courage pour demain, tiens mon numéro, si t'as besoin n'hésites pas. »
« Merci. »

Je prend son portable, et Gustav finit par m'enlacer, histoire de m'encourager. J'ai envie d'pleurer tout à coup. Non, faut pas. Alors je ravale vite tout ça, avant de saluer le Gus'gus. C'est vraiment un mec bien.
Après avoir marcher pendant une demi-heure dans le noir et le froid ,pauvre de moi, je finit par arriver chez moi. Les lumières sont éteintes. Ma mère est pas là. Normal, elle est près de ce frère que je ne connais pas.
Comme j'ai rien d'autre à faire la télé, avant de fixer cet écran sans aucun intérêt. Finalement, vers 23h00, j'monte me coucher. Je sens mon c½ur battre comme un bourrin dans ma poitrine. Comme s'il voulait se barrer, histoire d'aller faire une petite promenade au clair de lune. J'ai peur...J'hésite...Puis finalement, j'appelle.

« Ouais allô ? »
« Gus' ? »
« Tom, tu pleures ? »
« ... »

Il a passé une demi-heure à me réconforter au téléphone, limite il venait chez moi, mais je lui ai dit qu'il avait pas intérêt à se bouger à c't'heure là juste pour moi. Quand j'ai raccroché, j'ai directement sombré dans le sommeil. Il est doué Gustav.

Je sursaute, bordel j'ai l'impression de mettre tout juste endormi ! Le réveil s'égosille, me tuant les tympans au passage. Bam, dans ta gueule le réveil.

« Mraooow ? »

Je me redresse, avant d'apercevoir la silhouette de Kasimir ( N.T : je ne suis pas responsable du nom de ce chat )en train de se frotter à sa gamelle dans le couloir, en train de me fixer avec ses grands yeux suppliants. Merde, je vais faire comment avec lui ? ah, je vais le refiler à la voisine, elle va être ravie de le garder et il va se faire nourrir à la pâté Kit Kat alors...

« Mraooooooow »

Bah, le voilà qui monte sur mon lit en faisant un bruit d'enfer avec ses ronrons, et qui vient me foutre un coup de boule, se frottant à ma joue. T'as la dalle hein le chat ? Il continue son manège, avant de planter son regard tout jaune dans le mien. J'ai la flemme de me bouger. Il finit par se rouler en boule, et de s'installer contre ma joue, se calant contre mon épaule. Je soupire, il a si faim que ça ? Bon allez, faisons un effort. Je me lève, alors que lui il bouge pas. Et je me rend compte que dans la gamelle, y'a encore des croquettes. Bah alors pourquoi il fait tout son cirque ? Aïe ! Mais quel con, il est train de me grimper dessus en s'agrippant à ma jambe ! Bordel ça tue ! Ouais c'est ça, squatte mes épaules. Et qu'il ronronne, et qu'il ronronne. Il s'installe tranquillement sur mon dos, continuant son bruit de tracteur dans mes oreilles. Je résiste pas, et je le retire pour le prendre dans mes bras, on dirait un gros bébé poilu et tout doux. Pourquoi qu'il me lèche le front maintenant ? Je pu alors il me lave c'est ça ? Tsss...

« Mraraooow »
« On va aller chez la voisine hein, tu vas voir ça va être fun, t'auras d'la bonne bouffe et de quoi pioncer tranquille. »

Il « hoche » la tête, et finit par me poser une patte sur la tête. Je rêve ou il s'inquiète pour moi ? Vous avez déjà eut l'impression que votre chat vous souriait vous ? Parce que là je me demande si je ne suis pas un peu taré sur les bords. M'enfin bon...Je jette un coup d'½il à l'horloge. 10h45...Je vais être en retard.

« Bon, minouchon, on va y aller hein... »

Il enlève sa patte, avant de se tortiller pour que je le lâche. Oui bon bah ça va, j'vous jure... Je me dirige vers la salle de bain, histoire de me débarbouiller un peu. Je m'habille, avant d'aller dans ma chambre pour y prendre un sac et y fourrer le plus d'affaires possible. Je vais prendre ma gratte aussi. Je descend le tout, avant d'aller manger un bout. Je stresse. Mais à mort là. Bon, faut pas que j'oubli le chat. Je le cherche, avant de me rendre qu'il attend tranquillement devant la porte d'entrée. Qui a dit que le chat, c'était con ? Je le prend dans les bras, avant d'aller dehors et de sonner chez la voisine. Elle est ravie, et l'emmène pour lui donner une bonne pâtée bien dégueu et qui pue la mort. Il est 11h05. Je suis vraiment en retard. J'ai mon estomac qui se serre à chaque minute qui passe. J'ai l'impression qu'on me le tord lentement, juste pour faire durer le truc. Je prend vite mon sac et ma gratte, avant de me mettre à courir jusqu'à la gare. J'arrive pile à l'heure, heureusement que le train avait du retard. Là, je suis assis, et j'ai qu'une envie, m'éclater la gueule pace que dans 5 minutes je vais gerber tout ce que j'ai. J'arrête pas de gigoter, ce qui agace les autres gens du compartiment, je tiens pas en place. Ma jambe bouge toute seule, j'y peux rien. Lorsque le mec qui squatte le haut-parleur annonce Loitsche, j'ai l'impression que je vais mourir. Je vais les voir, je vais les voir, je vais les voir. Ma mère va halluciner. Remarque, mon père aussi. Mais j'ai tellement peur. Peur de LUI. J'ai cette putain d'envie de leur montrer à quel point ça me fait mal. L'envie de les voir se morfondre dans la culpabilité. Le train s'arrête. Non non, pourquoi maintenant ? C'est trop tôt...Sauvez-moi...Cette fois-ci, mon c½ur n'essaye pas de sortir de mon corps, nan, cette fois-ci il s'est fait tout petit, et j'ai l'impression que quelqu'un s'amuse à me le tordre de toute ses forces pour qu'il arrêtes de battre et que j'en crève. J'arrive même plus à respirer. J'hésite à descendre. Je peux encore rester dans le train, et descendre à l'autre arrêt. C'ets mon dernier échappatoire.

« Jeune homme, c'est le terminus, veuillez descendre du train s'il vous plait »

Putain ça vous aurez tué de faire le terminus plus loin ?

« Jeune homme, tout va bien ? »

J'ai l'air ? Je dois être blanc comme la mort, et l'air complètement effrayé.

« O.Oui tout va bien, désolé. »

Je prend mon sac, ma gratte. J'ai du mal à me lever. Je tremble. Je titube dans le wagon, passant à travers les rangées de sièges. Il y a du monde, alors du coup je dois attendre pour descendre. Lorsque j'atteins les marches du train, j'en loupe une et manque de m'étaler avec mon bordel. J'arrive plus à penser. J'arrive plus à rien. Je ne tiens même plus sur mes jambes. Il y a encore de monde pour que j'aperçoive ma mère. Andreas avait dit qu'ils seraient là tout les trois. J'agonise là. Merde, achevez moi !

« TOM ?! »

C'est elle, derrière moi. Je reste en mode « bloqué ». J'arrive pas à me retourner. J'arriverais pas à lui faire un sourire narquois et à lui dire « Et ouais. » Je peux pas. C'est finit de moi, je suis foutus. J'arrive plus à bouger, c'est définitif, je suis paralysé sur place. Mais une main que je connais très bien me tire vers l'arrière, m'obligeant à me retourner. La seule chose que j'entend, c'est mon c½ur qui essaye de battre, juste pour me faire agoniser le plus longtemps possible.

« Mais ! Enfin, qu'est ce que tu fais là ? Pourquoi n'es-tu pas en cour ? Tu sèches ? Tom ! »

Ils sont derrière elle. Enfin...y'a un grand gars, il a l'air assez costaud. Il a les cheveux bruns, du moins c'est ce que je vois sur ce qu'il en reste. Il à l'air effrayé. Et là, même si j'ai la trouille, mon regard se pose sur...Elle ? Bordel, mais c'était pas un FRÈRE ? Peut-être qu'il est pas là, peut-être que c'est ... Pourtant, en y regardant bien on dirait pas une fille. J'en sais rien. Je sais plus trop ce qu'il se passe en fait. Tout ce que je sais, c'est que nos regards se croisent. Pourquoi ça me fait sursauter J'en sais rien. Et là, je sais pas pourquoi, mais tout retombe. Le stresse, l'angoisse, tout. Mon c½ur se desserre en un seul coup, et mes tripes reprennent leur formes initiales.

« Hey, Tom répond moi ! C'est pas vrai ! »

Tout reviens. Toute cette colère. Mon visage se ferme, et la je pousse une gueulante.

« Ce que je fous là ? C'est toi qui me le demandes ? Et toi t'étais pas censée être en train de régler des putains d'affaires ? Hein ?! Alors depuis tout ce temps tu me mens ? Tu m'aurais mentis jusque quand ? Pourquoi t'as fais ça ?!! »

J'ai gueulé tellement fort, que y'a un gros silence sur le quai. J'm'en bas les couilles, de toute façon, plus rien ne compte maintenant. Je fais plus attention à ce que je fais. Je m'approche de ma mère, et continue de gueuler de plus en plus fort.

« Tu comptais me l'annoncer quand ?! À mes 40 ans c'est ça ?! Où peut-être jamais ?!? »
« Tom, s'il te plait «

Cette fois-ci, c'est mon « père » qui a parlé. Il s'approche doucement, avant de me prendre dans ses bras.

« Je suis content de te voir fils. »

Quoi ? Mais il se croit où ?

« Va t'faire FOUTRE ! »

Je le pousse, il ne dit rien.

« Vous croyez quoi ? Que j'allais prendre la nouvelle à c½ur joie ? Bandes de CONS ! Et puis c'est qui elle ? »

Cette fois-ci, je pointe la personne aux cheveux noirs. Visiblement, ça l'a choqué que je parle d'elle comme ça. J'm'en tape, je veux voir mon frère. Les parents ont l'air choqué, et ma mère commence à bégayer un truc. Vu leur réaction, c'est peut-être un mec...Mon père fini par réponde.

« Tom...ce...c'est t - «
« Qui je suis ne te regardes pas. »

Elle a une voix bizarre et me fixe d'un regard noir.

« Il est où Andreas ? »

Cette fois-ci, ça va être entre elle et moi.

« Ca te regardes pas. »
« On t'as jamais demandé de venir, il est où ? »

Pourquoi mon c½ur se resserre tout à coup ? Je me sens tellement mal. Et visiblement, elle a pas l'intention de s'arrêter là.

« On veut pas de toi. »

S'en est finit de moi. Les parents sont choqués, en mode pause sur image. Moi, je préfère baisser la tête, histoire de cacher mes larmes. J'articule à peine, mais je fais encore un effort.

« Il est où Bill ? »
« Bill, c'est moi. »

Deuxième choc. Celui-là m'a tué. C'est ' elle', mon frère ? Apparemment.

« Pourquoi t'es là ? »

Pourquoi je suis là ? C'est une bonne question...Pourquoi suis-je venu ? J'en sais rien, j'ai oublié. Je me sens vide. Y'a plus rien. Comme je répond pas, ' Bill' reprend.

« Pourquoi c'est pas Andreas qu'est venu ? »
« Il m'a laissé sa place... »

J'arrive enfin à parler.

« Il aurait pas dût, on veut pas de toi. »

Pourquoi ? Pourquoi il s'obstine à me faire mal comme ça ? Si c'est mon frère, pourquoi me balance t'il tout ça dans la gueule ? Et les des autres cons qui bougent pas...
Je lève la tête, le dévisageant. En fait, il est plus grand que moi, et il porte des vêtements moulant. Il a les yeux cernés de noir, le même que celui de ses cheveux qui lui arrive aux épaules. Il me fixe avec un regard méprisant. Pourquoi ? Pourquoi me méprise-t-il ? Je sais pas pourquoi, sûrement une de ces pulsions bizarres qui vous prennent comme ça. Moi j'ai pas résisté. Je me suis avancé vers lui, il a haussé un sourcil, genre « Qu'est-ce que tu fous ? T'approches pas. ». Rien à foutre. Et là, je le prend dans mes bras. Me demandez pas pourquoi, j'en sais rien. Ce que je sais, c'est que maintenant je lui chiale dessus, et que je le serre contre moi de toutes mes forces. De ce qu'il en reste quoi. Il fait rien. Il reste juste stoïque.

« Pourquoi... ? »

Il ne répond pas, il se laisse juste faire. Si il dit qu'on ne veut pas moi, pourquoi je le sens s'accrocher à moi ? Juste un peu. Il me tient juste le tee-shirt. Il finit même pas s'appuyer sur moi. Moi je continue à pleurer. J'arrive pas à m'arrêter. Ca part tout seul. Après encore quelques instants, je finis par le lâcher. Il me regarde, toujours aussi stoïque.

« Andreas arrive demain. »
« Ah »

Finalement, mes parents nous ont guidés jusqu'à la voiture, enfin moi surtout. Dans la voiture, j'étais à l'arrière avec lui. Il se tenait le plus proche de la portière, comme s'il voulait ne pas m'approcher, et rester le plus loin possible de moi. Il y avait un gros silence. Dès qu'on est arrivé, il est directement monté, et je pense qu'il est partit s'enfermer dans sa chambre, vu le claquement qu'il y a eut. Mon père s'est « dévoué » pour monter mes affaires dans la chambre d'amis. Il va y avoir une discussion sérieuse avec ma mère. Elle m'appelle, et je la retrouve dans une grande cuisine, assise sur la table, les coudes sur celle-ci, croisant ses mains devant son menton. Je m'assied face à elle, la défiant du regard.

« Tom, comment tu l'as apprit ? »
« Andreas m'a tout dit. »
« Je vois...Je suis désolée. »
« Tu peux l'être autant que tu veux, ça réparera rien. »
« Écoutes, je sais que c'est dur, mais je ne voyais pas comment faire...Je ne veux pas te perdre, tu comptes tellement pour moi, j'avais tellement peur que tu veuilles rester ici en sachant que tu y avais un frère, alors...Je pensais que te le cacher me permettrais de te garder près de moi... »

J'ai pas le temps de répondre, que quelqu'un le fait à ma place...

« Et moi, tu veux pas de moi ? »

Elle se retourne, et voit Bill, qui vient d'arriver et qui se tient juste dans l'encadrement de la porte.

« Mais non Bill, c'est pas ça...Je vous aime autant l'un que l'autre. »
« Alors pourquoi tu nous l'a cacher ? »
« Je ne voulais pas vous faire souffrir...Je pensais que si vous ne le saviez pas, cela arrangerait les choses. »

Cette fois-ci, c'est moi qui répond.

« Tu trouves que les choses sont arrangées là ? Hein ?! Vous êtes vraiment que des cons tout les deux ! J'le crois pas d'avoir des parents pareils ! »

Bill me regarde avec des yeux ronds, et ma mère se lève brutalement.

« Tom ! Tu ne parles pas de nous comme ça ! Certes, j'ai fait une erreur, tout comme ton père, mais on ne peut pas tout réussir dans la vie !! »
« J'veux plus t'écouter... »

Sur ce, je me lève, l'ignorant totalement. Je grimpe les marches, et il semblerait que je sois suivit par Bill. Mon père est encore occupé dans la chambre que je dois occuper.

« Dégages »

Je sais, c'est un peu brutal. Mais mon père ne relève pas. Lui au moins, il a conscience de ses conneries. Il sort, et je claque la porte derrière lui, avant de m'affaler sur le lit. Il est tout mou. Ca me rappelle le canapé de Gustav...
Bah, je vais l'appeler tiens, je vais tout lui vider.

« Tom ? »
« Gustav ? »
« Non, le Pape »
« Cool, vous pouvez pas me lavez de mes péchés ? »
« Dis moi tout mon enfant. »
« Je suis chez lui. »
« Ah, et ? »


Et voilà, je commence à tout lui raconter. J'entends Georg derrière qui beugle « Vas-y Tommy ! Fight ! ». Va falloir qu'il calme ses hormones lui...Mais à eux deus, ils ont réussis à me redonner un peu le sourire. Après, j'appelle Andreas. Il est avec Roux.

« Salut Tom..Hé mais, putain Sam lâches ce portable, connard ! »
« CALAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAR ! »

J'ai la soudaine envie de raccrocher...

« Le nain, repasse moi Andreas immédiatement ! »
« Haaan méchaaant tu m'aaaimes paaas »
« Non, t'as raison, allez rend lui le téléphone »
« Han, j'ai mangé des petits pois ce m- »
« ROUX ! »
« Ouais ouais, tiens And'... »
« Tom ? »
« Andreaaaaaaaaaaaaaaaaaas »
« Tom... »
« J'y suis. »
« Oh... »
« Ouais et ... Attends... »

Quelqu'un entre. Bill ? Il pourrait frapper...J'éloigne le portable de mon oreille, vu que le nain orange commence à s'égosiller.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Il répond pas, et reste planté dans l'encadrement de la porte, à me fixer bizarrement. Visiblement, Roux s'est calmé, je suppose qu'Andreas en est venu aux coups de pelles.

« Tom ? »

Je remet le portable sur mon oreille.

« Ouais ? »
« Y'a Bill ? »
« Ouais. »
« Passes-le moi s'te plait »
« Mmh... »

Je me lève du lit, avant de m'approcher de lui. Je lui tend le portable.

« Andreas veut te parler. »

Il prend le portable, et se barre dans sa chambre. Sympas. Y'en à que pour sa gueule, moi je peux crever, on s'en branle. Ca me saoule. Je soupire, avant de me rendre compte que en fait, Bill n'a pas vraiment une mine très joyeuse. Enfin j'veux dire...Il a des cernes, et on dirait que sa peau est grise. C'est maintenant que ça me frappe. Il a l'air tout faible. Je l'entends discuter avec Andreas, mais je n'arrive pas à comprendre ce qu'il dit. Je sais pas de qui je suis jaloux. Du fait qu'Andreas soit super complice avec mon frère, ou du fait que plus personne ne fait attention à moi, et s'occupe de Bill sous prétexte que c'est un drogué accro à l'alcool. Je pense que c'est pour les deux, et dans les deux cas, je me sens terriblement seul. Je devrais peut-être repartir... Oui, je vais reprendre le train, et rentrer chez moi...J'irais récupérer Kasimir, et je me défoulerais sur lui en matière de câlins. Ouais, y'a des fois où j'me sens mal, et où j'ai un terrible besoin de câlins en masse. Et comme personne ne m'en fait, j'vais en faire au chat. Voilà, nah. Je récupère mon sac, que je traîne à bout de bras, et installe ma gratte sur le dos. Lorsque je sors dans le couloir, prêt à repartir, je tombe sur Bill, qui visiblement à finit avec Andreas.

« J'ai finit. »

Il me tend mon portable, Andreas est toujours en ligne.

« And' ? »
« Ah, Tom, j'ai discuté avec ton frère.»
« Ca va être dur de faire autre chose au téléphone. »
« Tom, arrêtes avec ton humour de merde. »
« Vous avez parlés de quoi pour que je devienne la chose à laquelle on ne s'intéresse pas ? »
« On a parlé de toi, bon, je dois y aller. Sois sympa avec lui, il a pas eut la vie facile lui. »
« Putain mais tu crois que moi je l'ai eut la vie facile ? Vous faites chier bordel ! Toujours Bill, Bill, le pauvre, hanlalala, en fait moi je suis que le petit c